04/06/2012

SUREAU, L'ARBRE AUX 400 NOMS

Il y a de ces coïncidences dans la vie qui me font un peu penser à certains rêves prémonitoires, ..... pur hasard ? Il se fait que le lendemain de la publication de ma note précédente concernant le sureau noir, pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé sur mon chemin plusieurs vergers dédiés à la culture du sureau.

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Renseignements pris, ils sont cultivés pour récolter les baies noires qui serviront à fabriquer un colorant  naturel. Comme j’ai pu le remarquer, les troncs ne sont plus très jeunes car d’une belle circonférence et les branches sont taillées chaque année. Des arbres donc d’une petite taille pour une récolte très facile.

Comme ma note précédente a suscité un intérêt certain, j’ai investigué un peu plus sur les propriétés tellement nombreuses de notre Sureau noir.

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C’est ainsi que j’ai trouvé qu’en France, il existe un verger dans le Maine créé en automne 2010 par un agriculteur de Vautorte lequel a planté sur près de trois hectares, 1500 pieds de sureau afin de fournir les quantités utiles de fleurs et de fruits pour la production  de « Délices du Maine » (clic) : gelées, sirops, liqueurs et confits.

 J’ai découvert également que nos ancêtres les gaulois utilisaient déjà le sureau pour teindre leurs étoffes en bleu ou en mauve, ou encore qu’on peut en fabriquer des encres  pour l’écriture  (je me souviens à l’école primaire de ces plumes ballons qu’on trempait dans l’encrier intégré dans le banc de bois et qui laissaient de belles traces sur les doigts).

Mais finalement il y en a qui en parlent bien mieux que moi, des livres sont consacrés à cet arbuste rempli de qualités. Il y particulièrement Bernard Bertrand qui a publié deux livres aux éditions « Terran », le premier « Saveur de sureau » et le second « Sous la protection du sureau », une manière de tout savoir sur notre phénomène.

sous-la-protection-du-sureau 2.jpgTiré de ce dernier livre, une recette de teinture :

 Ecraser 2 kg de fruits dans une bassine

Ajouter 8 litres d'eau et 2 verres de jus de citron

Faire macérer 12 heures

Ajouter les fibres mordancées et mouillées

Le mordançage consiste à appliquer un mordant sur les fibres par exemple de l’alun.

Chauffer à feu doux jusqu'à 90 degrés

 Laisser refroidir dans le bain

Rincer à l'eau froide et faire sécher à l'ombre

20:29 Écrit par MSVDH dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : arbustes, sureau, sambucus, colorant naturel, vergers |  Facebook | |

02/06/2012

SUREAU, LE PHARMACIEN DE LA MAISON

 Sureau 5.jpgVoici l’époque du Sureau Noir (Sambucus Nigra), on le voit fleurir un peu partout, à l’état sauvage le long des routes, dans les campagnes ou encore implanté dans le décor d’un jardin ou d’une maison. Un arbre d’une très grande vitalité qui supporte qu’on le coupe, qu’on le taille et qui semble repartir de plus belle en générant de nouvelles pousses toutes vertes.

C’est un arbre qui est déjà mentionné par Hippocrate, Dioscorides et Pline l’ancien au Vè siècle avant JC. Il faut lui reconnaître outre ses qualités décoratives, même si elles ne sont pas exceptionnelles, de multiples qualités dans des domaines aussi variés que la santé ou la cuisine.

Parlons d’abord un peu « Santé », ne dit-on pas : « Celui qui a la santé est riche sans le savoir », et notre Sureau est de ce côté là un champion toutes catégories.

Traditionnellement le vin de sureau était utilisé pour soigner la grippe et les conséquences de refroidissements. Galien, médecin grec de l’antiquité (131-201), considéré comme le père de la pharmacie, le recommandait contre les catarrhes et les excès de mucus.

Des études scientifiques menées en Israël et au Danemark sur un groupe d’individus ont démontré que des extraits de Sureau noir avaient une influence significative sur le traitement de l’influenza dont la durée diminuait d’environ 4 jours.

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D’autres expériences, notamment menées par le Dr Porta un endocrinologue autrichien, démontrent que le Sureau et ses extraits riches en anthocyanines sont capables de diminuer le stress. Ce mal de vivre de notre époque où les valeurs matérielles semblent plus importantes que les valeurs humaines, serait donc combattu simplement avec des extraits naturels et au diable tous ces médicaments chimiques aux effets secondaires insoupçonnés.  Le Dr Porta décrit ainsi ses découvertes : “ Nous avons donné à ces gens du sureau pendant seulement dix jours. Nous les avons ensuite soumis à des tests classiques de stress et les résultats ont été remarquables. Je les ai vérifiés encore et encore. ”

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 Ses propriétés sont dans toutes ses composantes, écorce, feuilles, baies et fleurs. Pas étonnant qu’on l’ait affublé de multiples noms : « Le protecteur du foyer », « Le pharmacien de la maison », « L’arbre aux fées », etc...

Déjà connu et consommé à l’âge de la Pierre, on a retrouvé des traces de baies sur certains sites magdaléniens (dernière phase du Paléolithique supérieur européen, comprise entre environ -17 000 et -10 000 ans) en Suisse et dans le Nord de l’Italie, il accompagne donc l’homme depuis des millénaires.

De son écorce (pas la partie brune visible, mais bien la partie verte sous-jacente) on en tire des substances riches en nitrate de potasse, en tanin et en acide valérianique, autant d’éléments aux propriétés diurétiques et laxatives. Une décoction d’écorce de sureau est efficace contre la rétention d’urine, les rhumatismes, la goutte et les coliques néphrétiques.Sureau 4.jpg

De ses feuilles, on peut faire un purin pour combattre le mildiou et les pucerons, il éloignerait aussi les mulots et autres campagnols. Les feuilles fraîches, pas toujours agréables à l’odeur, apaisent les contusions, soulagent les maux de dents ou encore stoppent les petites hémorragies nasales.

De ses fleurs on en fait un sirop très rafraîchissant dans les chaleurs de l’été, elles entrent également dans la préparation de desserts, elles sont appelées « vanille du pauvre ».

De ses baies on en préparera des confitures, du vin ou encore du sirop. Le jus de Sureau noir entre dans la composition des encres alimentaires servant à estampiller nos quartiers de viande, c’est aussi un excellent colorant alimentaire.

 Me voilà encore un peu plus convaincu que la nature recèle tout ce qu’il faut pour prévenir ou soigner bien des maux.

Voyons à présent, le côté botanique de notre petit arbre dont la taille varie de 2 à 10 mètres et dont la longévité est de plus de 100 ans. Il doit être placé au soleil ou à demi-ombre, pas question d’en trouver au coeur de la forêt. Ses branches sont creuses et par  conséquent elles sont fréquentées par de nombreux insectes qui peuvent y trouver refuge. Son bois tendre et creux est idéal pour fabriquer de petites flûtes, d’ailleurs c’est de là que provient son nom (Sambucus nigra), sambûke signifie en grec « flûte ». Les druides celtes confectionnaient de leur bois des flûtes leur servant à converser avec les âmes des défunts.Sureau 2.jpg

 La Floraison malheureusement pas très longue a lieu entre mai et juillet, l’arbuste se couvre d’une multitude de petites fleurs blanches qui font le bonheur des abeilles, mouches et papillons. Les baies noires qui y succéderont feront le quotidien des merles, des fauvettes, des rouges-gorges, ....

Je terminerai en citant quelques anecdotes ou croyances, à vous de voir si elles sont avérées ! Dans la tradition campagnarde, il porte bonheur, ou encore « dormir sous le feuillage d’un sureau donne des rêves érotiques et charnels » et d’après nos voisins allemands il a le pouvoir de mettre fin à la stérilité d’un homme ou d’une femme.

 Tout à coup, je regarde d’une autre façon cet arbre somme toute assez quelconque, toutes ces qualités dans cet arbre qui pousse un peu n’importe où, cet arbre auquel on ne prête pas beaucoup attention dans le paysage, voilà qu’ il prend de nouvelles dimensions, qu’il devient pratiquement un symbole de vitalité.

 

10:57 Écrit par MSVDH dans Nature | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arbustes, sureau, cuisine, sirop, hippocrate, galien, santé |  Facebook | |

20/04/2010

ASSOCIATION PRINTANIERE.

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Dans ce massif, côte à côte, un groseiller à fleurs (RIBES SANGUINEUM) et un PHYSOCARPUS DARTS GOLD.

Le premier, j'en ai parlé récemment, est un des premiers à fleurir au début du printemps. De culture facile, il se couvre de ces espèces de petites grappes de fleurs qui visuellement prennent le dessus sur les feuilles. Après la floraison, il est conseillé de le tailler pour le rajeunir et pour lui conserver une forme bien proportionnée. Si vous le laissez aller, il peut atteindre une taille de 3 mètres.

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Le second, je le trouve très beau au printemps car c'est à ce moment que son feuillage est d'un très beau jaune lumineux. Plus tard dans la saison, les feuilles verdiront et une petite floraison insignifiante et peu visible apparaîtra. Il est conseillé de le tailler après la floraison, il refait alors un beau feuillage. Il se bouture et se resème assez facilement, celui-ci est d'ailleurs un "enfant" d'un individu présent dans la haie vive.

P1080054366 gestes pour la biodiversité.

JE DECOUVRE LE SUREAU NOIR.

Parfaitement adapté à notre climat, peu exigeant et poussant rapidement, le sureau noir (sambucus nigra) a sa place dans tous les jardins et les haies diversifiées.

Ses fleurs blanc crême, qui s'épanouissent en ombelles en mai et juin, sont abondamment visistée par les insectes butineurs. Quant à ses baies, elles font le régal des oiseaux. En purin, ses feuilles repousseraient pucerons et rongeurs. Ses tiges, riches en moëlle, offrent un site de nidification idéal pour certaines espèces de guêpes et abeilles solitaires. Evidées, elles font aussi de bonnes sarbacanes.

Préparez du sirop avec les fleurs (pour agrémenter les limonades en été) ou les baies (pour passer l'hiver sans tomber malade) mais attention : crues, ces dernières sont toxiques.

10/12/2007

LA RENAISSANCE DU SUREAU

IMG_3874SAMBUCUS NIGRA - Il fut un des premiers à perdre ses feuilles, il sera certainement un des premiers à renaître car il montre son envie de revenir.

On racontait autrefois que Judas s'était pendu à un arbre de sureau après avoir trahi le Christ, c'est dire si cet arbre avait mauvaise réputation.

Pourtant le Sureau noir est un don de la nature, dès l'antiquité les gaulois l'utilisaient pour de nombreuses fonctions et en particulier pour teindre leurs vêtements.

Le nom scientifique "Sambucus" viendrait du grec "Sambuca" qui était une sorte de flûte que les bergers taillaient dans un morceau de bois creux de sureau.

Les fleurs de sureau sont également appelées la 'Vanille du pauvre', car elles pouvaient servir à parfumer une crême. En 1999, l'Organisation mondiale de la Santé a reconnu les usages traditionnels des fleurs de sureau comme diaphorétique (qui provoque la sudation) et expectorant.

Au printemps les fleurs de sureau permettent de fabriquer un sirop bien désaltérant ou encore du vin, j'en reparlerai le moment voulu.

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08:27 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arbustes, sureau, sambucus, automne |  Facebook | |

29/09/2007

L'AUTOMNE EST DEFINITIVEMENT INSTALLE

Beaucoup d'arbres et d'arbustes ont déjà pris leurs couleurs d'automne, d'autre plus sensibles sont déjà presqu'entièrement dépouillés. C'est le cas du sureau qui ne nous offre plus que ses branches nues. Un regard à travers pour une vue vers les prés voisins et les chevaux.

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08:10 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arbustes, sureau, automne |  Facebook | |

12/08/2007

LES FRUITS DU SUREAU NOIR

IMG_3044IMG_3045SAMBUCUS NIGRA,  pour tout savoir sur cet arbuste, visitez le site http://www.univers-nature.com/dossiers/sureau-noir.html, vous y trouverez une information abondante et complète.

De notre côté, nous avons déjà testé le sirop de sureau fait avec ses fleurs blanches au printemps. Très agréable et très désaltérant. Pour la recette voir le site suivant : http://www.lozl.be/profs/ML/ML_05_06/page10/page12/page12.html

Les feuilles, parmi les premières à sortir au printemps, sont recherchées par de nombreux insectes, notamment les papillons nocturnes (Sphynx du troène, Eupithécie à trois points, Phalène du Sureau) dont les chenilles s'en nourrissent parfois exclusivement.

Les fleurs attirent quantité d'insectes butineurs, des abeilles et des syrphes.

Plus tard dans la saison, les baies noires sont une source de nourriture précieuse à la fin de l'été pour des oiseaux comme la fauvette à tête noire ou la grive musicienne qui s'en gavent avant de partir en migration. Les tiges creuses sont utilisées par certains insectes, notamment les abeilles solitaires, qui y pondent leurs œufs. Les tiges servent également de refuge hivernal pour quelques espèces d'insectes qui ne meurent pas en automne.

 

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15:14 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arbustes, sureau |  Facebook | |