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  • LA NATURE NOUS SAUVERA

    Je pensais tout d’abord publier une note concernant la beauté de la nature en sélectionnant quelques photos prises durant l’année écoulée, soit des macros, soit des photos qui mettent en évidence des détails de plantes, de fleurs ou d’insectes. Des photos qui montrent l’extrême complexité de ces plantes qui renaissent années après années.
    Mais en réfléchissant à ce que j’allais écrire, il m’a semblé évident d’élargir le sujet en évoquant non seulement la beauté de la nature par des images mais également l’importance de la nature dans notre vie et plus précisément d’un point de vue nutritionnel surtout quand on pense à la famine dans le monde.

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    Il y a notamment un ouvrage publié par François COUPLAN, intitulé « La Nature nous sauvera » avec en sous-titre « réponses préhistoriques aux problèmes d’aujourd’hui ».
    Les plantes, source de vie...
    « Depuis que l'homme est sur terre, il utilise les plantes qui poussent autour de lui pour se nourrir et se soigner.
    Il est temps de redécouvrir ces végétaux trop longtemps oubliés, dont nous pouvons mettre à profit les multiples vertus dans notre vie quotidienne. »
    François COUPLAN   http://www.couplan.com/

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    Ethnobotaniste, docteur ès sciences du Muséum National d'Histoire Naturelle, François Couplan enseigne la manière de vivre dans la nature, en autonomie, sous forme de stages pratiques sur le terrain. Il est le créateur de la " survie douce " permettant de vivre en harmonie avec le milieu naturel.
    Très jeune, il réalise que pour s’épanouir, il devra être indépendant. Et cette indépendance passe par l’alimentation. « A partir du moment où j’ai pris conscience que je pouvais me nourrir de plantes sauvages, je n’ai eu de cesse de vérifier que je pouvais réellement acquérir cette indépendance dans ma vie quotidienne ».

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    Cette démarche l’a mis en contact avec d’anciennes cultures dont les membres vivent encore comme dans la préhistoire.
    Avant le néolithique, soit pendant environ quatre millions d'années, l’homme s’est nourri de plantes sauvages. La cueillette s'est maintenue très longtemps, en même temps que l'agriculture. C'est une tradition qui s'est perdue depuis peu. Pourtant, si l'on regarde le problème en face, la nature fournit une abondance de plantes qui suffiraient largement à nourrir la population mondiale.

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    François Couplan nous  propose une approche révolutionnaire de la vie : nous inspirer de nos origines, dont il dit qu’elles ne furent ni affamées, ni austères, mais pleines de santé. Selon lui, les véritables causes de la crise écologique remontent bien avant l’industrialisation : à la révolution néolithique, c’est-à-dire à l’invention de l’agriculture, mère de la civilisation, mais aussi de la guerre et de la famine.
    « Malgré l’abondance et la variété de son alimentation, l’Occidental moyen est fortement carencé en ce qui concerne les sels minéraux, les oligo-éléments, les vitamines, les flavonoïdes et les antioxydants qui ralentissent le vieillissement cellulaire. Ces substances indispensables à la santé font défaut dans les produits raffinés, les aliments industriels et les légumes ou les fruits cultivés de façon intensive ». L’ortie contient sept fois plus de vitamine C que les oranges et les feuilles de pissenlit sont aussi riches en provitamines A que la carotte…

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    Ces exemples, il peut les multiplier, il devient intarissable lorsqu'il s'agit de décrire le goût d'huître de la bourrache dont on peut tirer « le vin des dieux », ou l'arôme de champignon qui se dégage du plantain lorsque l'on froisse ses feuilles pendant quelques instants. Cette plante médicinale de première importance dans la trousse de secours de la nature ne se contente pas de désinfecter, d'aider à la cicatrisation et de dissoudre le venin : elle parfume aussi subtilement les potages et les plats. Les recherches montrent qu’une plante sauvage contient dix fois plus d’éléments bénéfiques à la santé qu’une plante cultivée.

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    Dans certaines régions, comme en Crète, la tradition de la cueillette est encore fortement ancrée dans les habitudes. Base du fameux régime crétois, la consommation de plantes semble un gage de santé.
     Alors, prêts pour un régime essentiellement fait de plantes sauvages et pourquoi pas avec un accompagnement d’insectes dont la valeur nutritionnelle en protéine est excellente ?



          "C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas"

                                                      Victor HUGO



  • CONTRASTES

     

    Atomium bruxelles-ville-verte-cover2.jpgBruxelles, c’est 8000 hectares d’espaces verts, je vous ai présenté une toute petite partie des parcs et forêts et avec eux une biodiversité urbaine importante. Il faut aussi savoir qu’à travers ces territoires verts, ce n’est pas moins de 800 espèces de plantes, 45 espèces de mammifères, 92 espèces d’oiseaux nicheurs, 69 espèces de papillons de jour qui y ont trouvé leur habitat.

    Après quelque uns des parcs, je voudrais vous montrer un autre aspect des villes, je veux parler des « centres d’affaires » dans lesquels se dressent des immeubles de bureaux impressionnants par leur taille, leur architecture et par cette espèce de froideur artificielle qui s’en dégage.

    Bruxelles ne déroge pas à la règle, mais la fin de mon parcours à travers la ville devait inévitablement aussi passer par l’Atomium qui après la Grand Place dont j’ai parlé précédemment, est un site incontournable et tout à fait particulier.

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    Pour la petite histoire, l’Atomium a été construit à l’occasion de l’exposition universelle de 1958, il représente un cristal de fer agrandi 165 milliards de fois. Au départ, il était conçu pour durer 6 mois, aujourd’hui il symbolise vraiment la ville de Bruxelles et son attrait touristique est aussi important que la Grand Place ou Manneken pis.

     Je suis donc passé du plateau du Heysel et du parc très vert qui l’entoure à ce quartier d’affaires, ce qui m’a permis de mettre en évidence des contrastes assez particuliers. Atomium 2.jpg

    Tout d’abord ce contraste de l’architecture très moderne de  l’atomium, même s’il date de 1958, avec la nature qui l’entoure. Contraste et combat assez inégal de ce platane et ses petits fruits en forme de boule avec les grosses boules de l’Atomium.  J’ai beaucoup aimé aussi le caractère bucolique de ce paysage, cette petite chapelle blanche discrètement posée dans la nature avec en toile de fond le sommet de l’Atomium qui ne dépare en rien l’esthétique du panorama.

    «La nature procède par contrastes. C'est par les oppositions qu'elle fait saillir les objets. C'est par leurs contraires qu'elle fait sentir les choses, le jour par la nuit, le chaud par le froid, etc.; toute clarté fait ombre. De là le relief, le contour, la proportion, le rapport, la réalité. »

     Victor HUGO.

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    Ensuite, il y a cet espèce de combat « David contre Goliath », entre les arbres plantés le long des boulevards et les immeubles de bureaux. Je dirais d’abord que les arbres apportent une note de chaleur et d’humilité devant le gigantisme de ces architectures. Ensuite en choisissant un bon angle de vue, on pourrait dire que la nature a pris le dessus et qu’elle impose à ces géants le respect.

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  • LE MYTHE DU BON SAUVAGE

    Ces dernières semaines, j’ai vraiment profité d'une météo très clémente pour passer beaucoup de temps dans la nature, et qui dit balade, dit flânerie et qui dit flânerie dit pensées qui vagabondent. C’est ainsi que m’est revenu à l’esprit le « Mythe du Bon Sauvage ».

     Le Mythe du Bon Sauvage , c’est une notion qui s’est surtout affirmée au 18èmesiècle et qui fait suite notemment à la découverte de l’Amérique, et aux bouleversements induits par la Révolution industrielle (réorganisation sociale, productivité, …). Elle répondait à la quête de nouvelles valeurs et au débat opposant « nature » et « culture ». Il s’agit en fait de l’idéalisation des hommes vivant en contact étroit avec la nature, vivre dans des lieux où paix et bonheur sont assurés par une nature bienveillante, un havre de paix pour toutes les âmes tracassées par un futur incertain.

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      Pourtant au 16ème siècle, Montaigne dans ses essais évoquait déjà cette espèce d’utopie : « l’idéalisation des hommes vivant au contact de la nature sans liens avec le monde "civilisé" ».

     On a parfois attribué erronément ce mythe à Jean Jacques Rousseau, qui affirme de son côté que : « La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable », mais c'était uniquement dans le but de critiquer la société du 18ème siècle. Cependant c’est sans doute Jean Jacques Rousseau qui est reconnu comme celui qui a participé le plus activement à travers son œuvre à ce mythe du bon sauvage.

     Nous les amoureux de la nature, nous nous reconnaissons sans doute un peu dans ce mythe du « Bon Sauvage », non seulement parce que les hommes en général ont la nostalgie du passé, et que ce mythe nous propose une image rassurante d’un primitif heureux qui vit en parfaite harmonie avec la nature.

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     Mes lectures de jeunesse m’avaient également fait rêver à cette vie dans la nature, comme dans « Robinson Crusoé », « Le dernier des mohicans » ou encore « Paul et Virginie ». Je me retrouve donc assez bien dans ce concept d’harmonie avec la nature.

      j’ai essayé de vous faire partager mes promenades à travers parcs, jardins et forêts  qui m’ont fait découvrir des sites très agréables, esthétiquement beaux, une nature telle que je l’aime. Et pourtant la plupart du temps cette nature a été façonnée par l’homme, et par conséquent on pourrait affirmer que tous ces sites, tous ces paysages  ne sont pas très « naturels », et que à contrario  ils devraient donc être définis comme « artificiels ». Me voilà donc un peu loin de mon mythe !

      Aujourd’hui les scientifiques évoquent le naturel d’un site en parlant de sa naturalité, un néologisme traduit de l’anglais « Wilderness » qui englobe une série de concepts tels que l'ancienneté de l'écosystème,  l'absence de signes de perturbation due à l'homme, etc…

     Aux Etats-Unis, la loi sur la protection de la nature (Wilderness Act), loi fédérale votée en 1964, en donne la définition suivante : « un lieu où la terre et sa communauté de vie ne sont point entravés par l'homme, où l'homme lui-même n'est qu'un visiteur de passage. » Il s’agit donc de sites ou de paysages qui ont gardé leur caractère authentique et sauvage.

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     En y réfléchissant bien, on peut se demander si dans nos régions, quelque site peut encore entrer dans cette catégorie. En effet, pratiquement toutes nos forêts sont gérées et exploitées, elles gardent un caractère naturel mais ne répondent pas à la définition et ce n’est pas les lois de protection de l’environnement qui y changeront quelque chose.

     Il en est ainsi de nombreux espaces « naturels » qui ont colonisé des zones défrichées, drainées, incendiées, asséchées ou simplement abandonnées soit par l’homme, soit du fait de catastrophes (guerres, accidents, …). Notre environnement naturel ne l’est pas tellement mais ça ne change pas grand-chose à notre plaisir et à la beauté des lieux.

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      Pour en revenir à mes balades, j’ai apprécié l’esthétique de ces groupements d’arbres qui ne sont bien sûr pas « naturels », j’ai apprécié la présence de ces animaux qui eux non plus ne sont pas là « naturellement », mais après tout qu’importe le plaisir était bien présent.

     L’ artificialité, pour utiliser un autre néologisme, ne m’ a enlevé aucunement le bonheur du « Bon Sauvage » qui sommeille en moi.

     

  • PRISE AU PIEGE

    L'araignée attend tranquillement, son garde-manger s'est garni d'un steak de moucheron.

    La dure loi de la nature a encore fonctionné.

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  • NOS VOISINS

    Pour le moment, ils sont quatre, 3 jeunes étalons et le cheval blanc qui a 13 ans. Ils sont destinés au "concours général". Le propriétaire possède environ 35 chevaux. Son épouse a décroché une médaille d'argent au concours général.Nos voisins sont calmes, de temps en temps une belle galopade ou un peu de nervosité quand d'autres chevaux passent dans la rue.IMG_2623IMG_2625IMG_2626