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  • ETANGS DANS LA VILLE

     

    J’ai eu l’occasion de vous promener à travers divers parcs publics de la ville, autant de lieux » naturels » tellement importants dans la vie de tous les jours. Ce sont des sites propices à de multiples activités comme les balades, la détente, le repos, les activités sportives ou simplement pour l’observation de la faune et de la flore dans les écosystèmes qui y sont inévitablement présent.

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    Un autre milieu naturel présent et tout aussi agréable sont par exemple les étangs que l’on peut trouver en ville et que de plus en plus les amateurs apprécient dans leur jardin. Ils peuvent être de toutes les tailles, de quelques mètres carrés jusqu’à plusieurs dizaines d’hectares, ce n’est ni un lac, ni une mare.

     

    Un étang en ville, c’est d’abord un très beau point de vue, c’est la faune qui inévitablement va y apporter de la vie et c’est ensuite ses berges qui constitueront autant de lieux de promenades bien agréables.Etangs 1.jpg

     

    Pour imager ce genre de site, c’est aux Etangs d’Ixelles, une commune de l’agglomération de Bruxelles, que je vous emmène.

     

    A l’origine, on comptait pas moins de 4 étangs formés par le cours d’un ruisseau appelé Maelbeek. Aujourd’hui, c’est en fait 2 étangs, le premier résulte de l’assèchement partiel en 1860 du Grand étang tandis que l’autre est le résultat de la réunification de 2 étangs.

     

    A quelques pas de là, c’est le magnifique site de l’abbaye de la Cambre  et  le bois de la Cambre qui complètent le tableau. L’ensemble est sans conteste l’un des sites les plus agréables de l’agglomération de Bruxelles.Etangs 3.jpg

     

    Dans un de ses écrits, Paul Hymans décrivait ainsi ce site :

     

    « Il y avait, au bord des eaux, des guinguettes, où la bière brabançonne arrosait la gaufre dorée, et qui durant les belles après-midi de congé du printemps et de l’été, retentissaient des refrains et des cris d’enfants. Là, sur la côte, s’étageait, au centre des tonnelles, la Maison Rouge. Autour des étangs où se balançaient des verdures aquatiques, couraient des sentiers, au coin desquels des fermes et des métairies, demeures rustiques, égarées aux portes d’une Capitale ouvraient leurs volets verts… »

     

    Cet endroit est d’autant plus agréable que toutes les maisons qui bordent ces étangs sont autant d’exemples typiques de l’architecture du début du XXè siècle ou encore de l’art nouveau cher à Victor Horta.

     

    Au même titre qu’Uccle, Ixelles fait partie de ces quartiers chics qui attirent nos voisins et particulièrement nos amis français qui y viennent en masse. Il faut dire que la fiscalité en Belgique est moins forte qu’en France et notamment l’impôt sur la fortune, ceci expliquant sans doute cela. Et avec les moyens de transport actuels, Bruxelles n’est plus qu’à 1h22 de Paris. Mais tout cela nous éloigne du sujet !

     

    C’est en flânant qu’on découvre véritablement une ville et les surprises peuvent être nombreuses comme ce « jardin » sur le toit de cet immeuble de 7 étages avec vue sur les étangs.

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    L’abbaye de la Cambre constitue elle aussi un site à ne pas rater, tout d’abord l’abbaye elle-même avec sa cour d’honneur, son église, son cloître et … ses jardins étagés.

     

    Des jardins étagés à la Française réaménagés en 1924 et qui se composent de cinq terrasses successives.

     

    Havre de paix dans le fracas de la ville, le jardin de l'abbaye de la Cambre est un site pittoresque chargé d'histoire. Les jardins, aménagés au début du XVIIIe siècle, sont composés de cinq terrasses successives. On y accède par une entrée de style Louis XIV, avec ses deux piliers à bossage accostés de volutes et surmontés de vases. L'escalier monumental, avec ses deux larges volées de marches, crée une imposante symétrie. Les bâtiments sont de style français du XVIIIe siècle. L'église remonte au XIVe siècle. À la première terrasse, à droite, un élégant petit pavillon Louis XV. Au sud des jardins, la chapelle Saint-Boniface. En face, se dresse le monument réalisé par Pierre Braecke en 1922 et dédié à l'écrivain Camille Lemonnier. (OPT)

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    Et que dire des ces arbres taillés sinon qu’ils donnent une note surréaliste à cet ensemble et que le contraste avec les bâtiments modernes tout proches est vraiment étonnant.

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  • PARCS PUBLICS (4)

     

    Parc Seny 4.jpgJe continue la découverte de la vallée de la Woluwe à travers les jardins et parcs publics, en remontant le Boulevard du Souverain qui longe les Etangs Mellaerts dont j’avais parlé dans une précédente note.

     

    Me voici donc au Parc Seny (superficie +/- 3 Ha)  du nom de l’industriel Albert Seny. Autrefois près de l’entrée du parc se trouvait un moulin à eau du XIIIe siècle qui servait à la fabrication de papier. Albert Seny en devint propriétaire en 1836 et il en fera une teinturerie de coton. Au début du XXe siècle, la construction du boulevard du Souverain exproprie les petites industries afin de sauvegarder le prestige de la nouvelle avenue et d’y aménager de nombreux espaces verts. Le terrain du parc qui faisait partie des parcelles expropriées resta en friche pendant de nombreuses années et ce n’est qu’au début des années 1960 que les autorités décidèrent de le réaménager.

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    Le parc Seny contient une grande variété d’arbres remarquables : des pins noirs, un chêne à cupules chevelus, un chêne de Hongrie, un bouleau de jacquemont, un saule blanc et diverses sortes de peupliers et de  noisetiers.

     

    Le long de la Woluwe l'épilobe hirsute et les salicaires y prolifèrent, les plantes d’eau créent un biotope favorable  aux gardons, aux perches et aux épinoches. C’est aussi un lieu privilégié pour les chauves-souris, pas moins de 14 espèces y sont recensées et en particulier la barbastelle, le vespertilion des marais, le vespertilion à oreilles échancrées et le grand murin.

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    Tout juste à côté se trouve le parc Ten Reuken (Bois défriché) d’une superficie de +/- 6 Ha, de nouveau un parc paysager avec un très bel étang. Celui-ci a été officiellement inauguré en 1910, il est en somme un reliquat de la forêt de Soignes toute proche. Qui dit étang, dit toute une faune et particulièrement des oiseaux, c’est ainsi qu’on peut y observer : des poules d’eau, des ouettes d’Égypte, des colverts, des foulques, des hérons, des grèbes huppés ou encore des fuligules morillons.

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    Comme au parc Seny, une multitude de chauves-souris y ont trouvé un terrain de chasse privilégié. Et ici aussi de nombreux arbres remarquables y sont répertoriés : cyprès chauve de Louisiane, cèdres du Liban, érables argentés, tulipier de Virginie, chêne des marais, etc.

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  • SUITE DES PARCS PUBLICS

     Je poursuis mon parcours des parcs publics de la ville avec tout à côté du parc Parmentier, les étangs de Mellaerts et le parc de Woluwé. Le parc des Etangs de Mellaerts a une superficie d’un peu plus de 9 hectares, c’est une zone de loisirs constituée de 2 étangs, un pour la pêche et l’autre pour le canotage, et d’un mini golf.

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    Parc de Woluwe et étangs Mellaerts dans Bruxelles 2009

     Véritable havre de paix coincé entre des boulevards empruntés par tout ce que Bruxelles compte de navetteurs, le parc de Woluwé n'en reste pas moins un des endroits privilégiés de celles et ceux qui ont envie de respirer un peu d'air frais et, pourquoi pas, de faire une balade en barque ou en pédalos sur les étangs tout proches. Le tour dudit étang est une balade classique et permettra de se rendre une nouvelle fois compte que Bruxelles est une des villes les plus vertes d'Europe. Une brasserie située à une de ses extrémités permettra même aux amateurs de bonne chaire de se sustenter plus qu'honorablement ou tout simplement de prendre un rafraîchissement pour se remettre de l'effort physique accompli.

    Cet article est paru dans le guide Bruxelles 2009

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    C’est en 1883 que François Mellaerts et son épouse achètent des terrains agricoles et des prairies appartenant aux Hospices civils de Bruxelles. En 1898, l’entrepreneur Edmond Parmentier qui a en charge la construction de l’Avenue de Tervueren signe une convention avec François Mellaerts, il lui attribue un nouveau terrain avec deux étangs en échange de sa propriété. La convention prévoit que François Mellaerts doit préserver la vue sur ses étangs à partir de l’Avenue de Tervueren.

     

    Qui dit étang, dit évidemment toute une faune aquatique, c’est ainsi qu’on peut y observer des cygnes, des bernaches du Canada, des oies de Magellan ou encore des ouettes d’Egypte. Les prairies humides ne sont pas en reste avec quelques espèces végétales telles que la brunelle, le lysimaque nummulaire ou le bugle rampant. Et bien sûr une multitude d’arbres : hêtres pleureurs, saules blancs, érables argentés, mélèzes, pins, etc….







     

    De l’autre côté du Boulevard, c’est le Parc de Woluwé qui m’attend mais là compte tenu de sa taille de 71 hectares c’est à vélo que je le découvre. Et bien m’en pris car ça monte et ça descend dans tous les sens. C’est une succession de grandes pelouses, d’arbres de différentes variétés (+/- 180 espèces) dont des séquoias géants et d’étangs, son style romantique lui vaut le qualificatif de « paysage anglais ».

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    Le parc est traversé par la « promenade du chemin de fer », une ancienne ligne de chemin de fer de +/- 6km  aménagée pour les piétons et les cyclistes.

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  • L'ETANG BLEU ET L'ETANG VERT

    Pour continuer ma découverte des parcs publics de la ville, c'est aujourd'hui au Parc Parmentier que je vous emmène. Il doit son nom à Edmond Parmentier, un entrepreneur qui débuta la construction de l'Avenue de Tervueren en 1895.  D'une superficie d'un peu plus de 2 hectares, il fait partie d'un ensemble avec le Parc de Woluwe et les étangs Mellaerts. C'est en fait un reliquat des anciens marais de la Woluwe, il est constitué d'une partie haute bien ensoleillée avec un chemin de ronde et d'une partie basse plus ombragée qui comporte deux étangs. Dans la partie haute, on peut y découvrir plusieurs dépendances : une chapelle néogothique, plusieurs pavillons évoquant des cottages anglais, des anciennes écuries, etc...

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    Ce parc comporte quelques arbres remarquables dont la circonférence est assez impressionnante : Séquoia géant (467 cm), Robinier faux acacia (362 cm), Chêne rouge d'Amérique (335 cm) ou encore Hêtre d'Europe (308 cm), etc...

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    Les deux étangs de la partie basse sont reliés par une cascade en faux rochers sur laquelle est jeté un pont rustique avec des rambardes imitant des branches entrelaçées. Assez étonnant ces deux étangs sont complètement différent, le premier a un aspect normal où le ciel bleu de ces beaux jours ensoleillés se reflète à merveille, tandis que le second est entièrement vert recouvert d'un  espèce de tapis de végétation.

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