bruxelles

  • CONTRASTES

     

    Atomium bruxelles-ville-verte-cover2.jpgBruxelles, c’est 8000 hectares d’espaces verts, je vous ai présenté une toute petite partie des parcs et forêts et avec eux une biodiversité urbaine importante. Il faut aussi savoir qu’à travers ces territoires verts, ce n’est pas moins de 800 espèces de plantes, 45 espèces de mammifères, 92 espèces d’oiseaux nicheurs, 69 espèces de papillons de jour qui y ont trouvé leur habitat.

    Après quelque uns des parcs, je voudrais vous montrer un autre aspect des villes, je veux parler des « centres d’affaires » dans lesquels se dressent des immeubles de bureaux impressionnants par leur taille, leur architecture et par cette espèce de froideur artificielle qui s’en dégage.

    Bruxelles ne déroge pas à la règle, mais la fin de mon parcours à travers la ville devait inévitablement aussi passer par l’Atomium qui après la Grand Place dont j’ai parlé précédemment, est un site incontournable et tout à fait particulier.

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    Pour la petite histoire, l’Atomium a été construit à l’occasion de l’exposition universelle de 1958, il représente un cristal de fer agrandi 165 milliards de fois. Au départ, il était conçu pour durer 6 mois, aujourd’hui il symbolise vraiment la ville de Bruxelles et son attrait touristique est aussi important que la Grand Place ou Manneken pis.

     Je suis donc passé du plateau du Heysel et du parc très vert qui l’entoure à ce quartier d’affaires, ce qui m’a permis de mettre en évidence des contrastes assez particuliers. Atomium 2.jpg

    Tout d’abord ce contraste de l’architecture très moderne de  l’atomium, même s’il date de 1958, avec la nature qui l’entoure. Contraste et combat assez inégal de ce platane et ses petits fruits en forme de boule avec les grosses boules de l’Atomium.  J’ai beaucoup aimé aussi le caractère bucolique de ce paysage, cette petite chapelle blanche discrètement posée dans la nature avec en toile de fond le sommet de l’Atomium qui ne dépare en rien l’esthétique du panorama.

    «La nature procède par contrastes. C'est par les oppositions qu'elle fait saillir les objets. C'est par leurs contraires qu'elle fait sentir les choses, le jour par la nuit, le chaud par le froid, etc.; toute clarté fait ombre. De là le relief, le contour, la proportion, le rapport, la réalité. »

     Victor HUGO.

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    Ensuite, il y a cet espèce de combat « David contre Goliath », entre les arbres plantés le long des boulevards et les immeubles de bureaux. Je dirais d’abord que les arbres apportent une note de chaleur et d’humilité devant le gigantisme de ces architectures. Ensuite en choisissant un bon angle de vue, on pourrait dire que la nature a pris le dessus et qu’elle impose à ces géants le respect.

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  • LE SAPIN "DURABLE" DE LA GRAND PLACE

     Sapin Bruxelles.jpgComme chaque année un sapin de Noël a été installé sur la Grand Place de Bruxelles et cette année, il s’agit d’un arbre provenant d’une forêt wallonne « gérée durablement ». Cette forêt, située dans les cantons de l'Est près de Verviers, est certifiée PEFC (Program for the Endorsement of Forest Certification Schemes). Avec ce choix de sapin "durable", la ville de Bruxelles soutient ainsi l'année internationale des forêts, proclamée par les Nations unies. Cet impressionnant sapin à 19 ans, une taille de 19 mètres et un poids d’environ 5 tonnes.

    La Grand Place de Bruxelles mériterait à elle seule tout un blog, mondialement connue elle est considérée comme une des plus belles place du monde.Sapin Bruxelles 5.jpg

     

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    PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes ou Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières) a vu le jour en 1999 à l'initiative de douze pays européens, dont la Belgique. Ce programme, qui a très vite bénéficié du soutien des différents acteurs concernés de près ou de loin par la forêt, s'est développé pour devenir un système de certification mondialement reconnu. Les principes fondamentaux du système sont l'ouverture au dialogue, la recherche de consensus, la transparence, une évaluation périodique et une amélioration continue. La procédure PEFC implique tous les acteurs dans le domaine du bois : propriétaires forestiers, industrie, organisations environnementales, scientifiques et usagers de la forêt.

    PEFC est le plus important système de certification forestière au monde, représentant plus de 224 millions d'hectares de forêts certifiées.

    Il s’agit donc d’un espèce d’écolabel, une marque de certification de gestion forestière dont le but est de favoriser la gestion durable des forêts tellement importantes pour notre environnement. Ce label apposé sur un produit en bois ou à base de bois doit vous garantir qu’il est constitué d’au moins 70% de bois issu de forêts gérées conformément aux recommandations du programme.Sapin Bruxelles 2.jpg

     

    Garantie ou pas garantie ?

    En effet des associations de défense de l’environnement suspectent que la création du label PEFC n’est qu’une opération de marketing (écoblanchiment) utilisée par des industriels du bois pour donner à l’opinion publique une image écologique responsable, pour preuve les critères pour obtenir le fameux label seraient peu contraignants.

     

    A chacun de faire son idée, et un petit exemple parmi d’autres en évoquant le label « saucisson d’ardenne » (produit typiquement Wallon) et qui est contesté par des industriels flamands.

    Ce label initié par le gouvernement wallon prévu pour protéger les charcuteries de petits producteurs du terroir est menacé par deux importantes entreprises agroalimentaires basées... en Flandre et dont l’une d’elles n'a pas hésité à délocaliser une production vers le nord du pays tout en profitant de la notoriété de la qualité ardennaise pour écouler ses produits.

    Et pour être un peu chauvin, sur la Grand Place de Bruxelles, vous y trouverez entre autres les fameux chocolats belges (les meilleurs au monde !Rigolant) ainsi que la réputée dentelle de Bruxelles.

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    Pour en revenir à notre sapin, et pour la petite histoire, l’an passé l’Agence Wallonne à L’Exportation (AWEX) avait offert le sapin de Noël pour orner la place Saint Pierre à Rome. Ce sapin provenait lui aussi des forêts de l’Est de la Belgique, il avait 30 mètres de hauteur, 2 mètres 65 de circonférence, 90 ans et 14 tonnes, dont coût pour la Région Wallonne : …..29000 euros. Une publicité un peu chère pour beaucoup, ……… la Wallonie produit chaque année 3 à 4 millions de sapins dont 80% sont exportés.

    Ce que l’histoire ne dit pas c’est qu’un écureuil habitait ce grand sapin et qu’il est maintenant SDF (info ou intox ? Rigolant)