art topiaire

  • L'ART TOPIAIRE

     

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    L’art topiaire, on aime où pas, personnellement je préfère la nature sauvage mais rendons grâce à ces artistes qui sculptent les plantes pour en faire de véritables œuvres d’art. Les photos de cette note ont été prises à Durbuy  à une cinquantaine de kilomètres de Liège en Belgique.

    Le Parc des Topiaires est annoncé comme étant le plus grand parc du monde consacré à cet art, la plus petite ville du monde possèderait donc le plus grand parc topiaire du monde !

    Les différentes sculptures sont taillées à 95% dans du buis (Buxus) et garnissent une quarantaine de parterres.

    L’âge moyen des plantes du parc est d’une quarantaine d’années, cependant une sculpture d’éléphant atteint l’âge respectable de 120 ans. Les sujets sont divers : du cœur transpercé d’une flèche au bain de soleil de « Pamela Anderson » en passant par des animaux de tout « poils ». Bref un magnifique jardin qui mérite certainement le détour.

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      L’étymologie du mot topiaire vient de « topiarius » qui désignait les jardiniers-esclaves égyptiens et syriens qui s’occupaient de l’ « Opus topiarium » dans la Rome Antique. On comprenait sous ce nom la culture et l’entretien des arbres et des arbrisseaux, la formation et la décoration de tonnelles et de bosquets, la taille des arbres verts, auxquels, au moyen de la serpe et du sécateur, on faisait prendre mille formes étranges d'oiseaux, d'animaux, de monstres. Pline l’ancien dans son ‘Histoire naturelle’ fait référence à l’art topiaire, une pratique réservée aux plus doués et aux plus patients de ses jardiniers.

     Au moyen âge, l’art topiaire est resté confiné aux monastères, c’est sans doute ce relatif anonymat qui lui a permis de passer au travers de nombreuses guerres pour réapparaître à la Renaissance. Ce serait sur base des descriptions de Pline l’ancien qu’Alberti (1404-1472) dans son traité « De re aedificatoria » (1452) remis l’art topiaire à la mode dans les jardins italiens du XVIIè siècle. Cette pratique s’étend alors à toute l’Europe et particulièrement en France grâce à André Le Nôtre, le jardinier de Louis XIV, architecte des magnifiques jardins du château de Versailles.

     De nos jours, tant les paysagistes que les amateurs s’inspirent des réalisations du passé pour créer des jardins labyrinthes, des allées géométriques ou encore des arbres disciplinés au milieu de parterres. Chacun peut laisser libre cours à son imagination avec ou sans l’aide du matériel vendu dans les jardineries.

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      "En pratique :

     Sachez qu’il est essentiel de travailler avec des outils propres et bien aiguisés. Il est même conseillé de désinfecter les outils lorsqu’on passe d’une plante à l’autre.

    Selon les formes que vous souhaitez réaliser, vous utiliserez : un sécateur, des ciseaux, des cisailles et même un taille-haie.

    Pour vous aider, faites appel aux cordeaux, guides et autres niveaux.

     Parmi les formes les plus courantes et les plus faciles à réaliser pour débuter, on trouve les boules, les cônes ou pyramides, les cubes. L’idéal est bien sûr de commencer sur un arbuste de petite taille. Le conseil principal que l’on puisse vous donner est de travailler progressivement, de faire le tour de la plante et de prendre du recul régulièrement pour pendre conscience de l’évolution de la taille. Travaillez toujours de haut en bas et du centre de la plante vers l’extérieur.

     Pour réaliser des formes plus complexes, comme les animaux, sachez qu’il existe une technique relativement simple. En effet, vous trouverez, dans les magasins spécialisés, des armatures métalliques de toutes formes. Il suffit de planter un jeune arbuste dans l’armature et d’attendre qu’il pousse. Lorsque les branches dépassent de l’armature, taillez-les."

    Fiche conseil "Truffaut"

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