10/06/2014

1 AN PLUS TARD......

Ooops, pratiquement 1 an sans publication, sans visite chez mes "amis" et amies, et pendant ce temps là le compteur des visites a continué de tourner. Parfois je m'étais dit qu'à 1.000.000 de visiteurs j'arrêterais définitivement ce blog et sans m'en rendre compte cette limite a été dépassée.

Il faut dire aussi que j'avais l'impression d'avoir fait le tour du sujet et que je n'avais nulle envie de me répéter tant et plus. Aujourd'hui, je trouve que j'ai un peu manqué de respect vis à vis de mes visiteurs réguliers, disparaître sans rien dire c'est un peu comme une fuite.

Mes dernières publications concernaient cet immense jardin potager dans lequel nous avions mis beaucoup d'ardeur et de plaisir. Nous sommes déménagés et qui dit déménagement dit nouveau jardin, de dimension raisonnable, une partie jardin d'agrément et une partie jardin potager. Nous découvrons petit à petit les plantations de l'ancien propriétaire, nous envisageons quelques changements et bien sûr nous avons garni le potager en fonction de nos envies.

Parmi les plantes et arbustes décoratifs, nous découvrons : forsythia, deutzia, photinia, hortensia, cognassier du japon, chèvrefeuille, thuyas, seringat, différents rosiers, une rocaille dont nous n'avons pas encore répertorié le contenu, un petit arbre "pleureur", des rudbeckias, des nigelles, des phlox, etc... Bref tout un monde que nous allons faire évoluer en fonction de nos envies. Voici pour commencer un tout petit avant goût.

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10/11/2012

LE SUMAC VINAIGRIER

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Le Sumac de Virginie (Rhus typhina, famille des anacardiacées)) est d’origine nord-américaine, depuis la Géorgie jusqu’au Canada en passant par l’Indiana. Il fut introduit en Europe au 17ème siècle et plus précisément en 1624. Comme beaucoup de plantes, d’arbres ou d’arbustes (pas facile de le cataloguer), il supporte plusieurs noms ou appellations : Sumac Amarante, Sumac à bois poilu, Sumac Vinaigrier ou encore Sumac à queues de Renard.

Cet arbuste/arbre,  dans certaines conditions il peut atteindre 8 mètres, est dioïque, c’est à dire qu’il existe des individus mâles et des individus femelles.

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C’est dans la période automnale qu’il est sans doute le plus spectaculaire, ses feuilles prennent alors des tons qui passent de l’orange au rouge flamboyant, il ne peut passer inaperçu ni dans les jardins ni à l’état sauvage dans la nature. Le Sumac s’accommode de pratiquement tous les sols, ce qu’il demande c’est beaucoup de lumière, il présente cependant un inconvénient majeur, il est envahissant et se propage tant par ses racines que par ses graines.

Les fruits du Sumac sont également assez atypiques, il se présente sous une forme conique de couleur amarante et entrent notamment dans la fabrication d’une sorte de limonade (pink limonade).

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Pour les téméraires, voici la recette de la sumacade (Québec) (http://coureursdesbois.telequebec.tv/recette.aspx?id=14)

Ingrédients :

• 3 à 5 fructifications de vinaigrier sumac

• 2 litres d’eau

• Sucre

Brisez grossièrement à la main les fructifications dans un grand récipient. Ajoutez de l’eau, à peine pour couvrir. Écrasez les fruits à la main. S’ils sont très acides, vous pouvez déjà filtrer le liquide, mais si l’acidité est moins prononcée, laissez macérer les fruits quelques minutes. Mais attention ! Les tiges ont une sève amère et une macération prolongée d’une ou plusieurs heures donne un jus âcre.

Filtrez et sucrez au goût. Préparez-en de bonnes quantités que vous conserverez au réfrigérateur. En préparant une sumacade avec un minimum d’eau, vous obtiendrez un concentré que vous pourrez congeler facilement et diluer ultérieurement pour servir en boisson fraîche.

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 Outre ses aspects décoratifs et gustatifs certains, le Sumac présente des qualités médicinales, au Québec il est connu comme la plante qui affiche le plus d’activité antibiotique, et le jus de son fruit est utilisé pour soulager le mal de gorge, le Sumac Vinaigrier contient proportionnellement plus de vitamine C que l’orange. Dans la pharmacopée des Amérindiens, il était réputé efficace envers  divers problèmes, dont l’arthrite et la diarrhée. L'espèce possède également des propriétés diurétiques, antispasmodiques, vulnéraires (contre les coups et les traumatismes) et pour les epistaxis (saignements de nez).

Les Algonquins qui ont une longue tradition de médecine traditionnelle en faisaient un tonique qui améliorait l’appétit. Soit dit en passant les bases de la médecine traditionnelle amérindienne sont définies comme suit : « vise à stimuler ou à rétablir le cours naturel de la vie dans l’esprit et le corps quand l’un ou l’autre est perturbé ». « L’ensemble des connaissances vise à permettre aux humains de vivre en bonne santé, dans leur corps, leur cœur ou leur esprit ».

 

17:08 Écrit par MSVDH dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : arbustes, rhys typhina, sumac |  Facebook | |

03/07/2012

TROMPETTE DE VIRGINIE

"Imaginer de loin, qu'un bignonier sonne ici de toutes ses trompettes rouges, la gloire de la canicule et le retrouver, tel que je l'exigeais, furibond de fleurs… ainsi recommencent en juillet les paisibles miracles d'un jardin de Provence."  Colette (1873 - 1954)

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 Voilà une plante intéressante, spectaculaire par sa floraison et par son feuillage touffu, une plante idéale pour couvrir un mur, une clôture ou une pergola. Je veux parler de la Bignone ou Campsis Radicans.

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C’est avant toute chose une plante grimpante qui comme le lierre s’accroche grâce à ses racines adventives et par conséquent, en principe, pas besoin de prévoir un support. Une plante extrêmement vigoureuse qui peut grandir rapidement jusqu’à 8 à 10 mètres mais qui demande quelques années avant de fleurir abondamment.

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 Il est possible également de la contenir en buisson en la taillant régulièrement, elle devient alors une très belle garniture de clôture, de barrière d’entrée, etc. en donnant un petit air exotique, voire tropical avec ses fleurs en forme de trompette. Souvent oranges, parfois écarlates, elle existe aussi dans bien d’autres teintes, jaunes, blanches, bicolores, etc.

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 Elle est appelée également jasmin de Virginie (elle est originaire du Sud-Est des Etats Unis) ou Jasmin trompette, c’est avant tout une plante de soleil mais qui est très rustique puisqu’elle peut résister à des températures de -20°C.

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Bignone 6.jpgLe nom Bignone a été dédié par Joseph Pitton de Tournefort (botaniste français) en 1694 à Jean Paul Bignon homme d'Église français, grand commis de l'État, prédicateur de Louis XIV et bibliothécaire du roi.

26/06/2012

ARBRE A SOIE

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Voici un arbuste avec une belle floraison,  et d’après mes recherches il s’agirait d’un « Calliandra  Parvifolia »  ou encore « Arbre aux houppettes ». Il s’agirait donc d’un arbuste des régions tropicales, pourtant je suis loin du Brésil ou de l’Uruguay, mais les micro climats offrent parfois bien des surprises. C’est en comparant des photos que je suis arrivé à cette conclusion mais c’est sans certitude, donc toutes les suggestions sont les bienvenues !

Tout ce que j’ai pu obtenir se résume à ceci : Signification : du grec : "belles étamines".

Il existe de nombreuses espèces et variétés de calliandras mais on a souvent du mal à les trouver.

Et comme je n’ai pas trouvé d’autres informations sur cet arbuste, je vais laisser parler les photos.

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Les réactions des spécialistes ne se sont pas faites attendre et je remercie Alain NOEL, Anne Marie et Berthille d'avoir rectifié rapidement mon erreur d'identification, il s'agit effectivement de l'Albizia Julibrissin, appelé aussi Arbre à Soie ou Acacia de Constantinople. Pour tout savoir sur cet arbre, cliquez sur le lien suivent : Albizia Julibrissin.Calliandra parvifolia 4.jpg

04/06/2012

SUREAU, L'ARBRE AUX 400 NOMS

Il y a de ces coïncidences dans la vie qui me font un peu penser à certains rêves prémonitoires, ..... pur hasard ? Il se fait que le lendemain de la publication de ma note précédente concernant le sureau noir, pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé sur mon chemin plusieurs vergers dédiés à la culture du sureau.

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Renseignements pris, ils sont cultivés pour récolter les baies noires qui serviront à fabriquer un colorant  naturel. Comme j’ai pu le remarquer, les troncs ne sont plus très jeunes car d’une belle circonférence et les branches sont taillées chaque année. Des arbres donc d’une petite taille pour une récolte très facile.

Comme ma note précédente a suscité un intérêt certain, j’ai investigué un peu plus sur les propriétés tellement nombreuses de notre Sureau noir.

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C’est ainsi que j’ai trouvé qu’en France, il existe un verger dans le Maine créé en automne 2010 par un agriculteur de Vautorte lequel a planté sur près de trois hectares, 1500 pieds de sureau afin de fournir les quantités utiles de fleurs et de fruits pour la production  de « Délices du Maine » (clic) : gelées, sirops, liqueurs et confits.

 J’ai découvert également que nos ancêtres les gaulois utilisaient déjà le sureau pour teindre leurs étoffes en bleu ou en mauve, ou encore qu’on peut en fabriquer des encres  pour l’écriture  (je me souviens à l’école primaire de ces plumes ballons qu’on trempait dans l’encrier intégré dans le banc de bois et qui laissaient de belles traces sur les doigts).

Mais finalement il y en a qui en parlent bien mieux que moi, des livres sont consacrés à cet arbuste rempli de qualités. Il y particulièrement Bernard Bertrand qui a publié deux livres aux éditions « Terran », le premier « Saveur de sureau » et le second « Sous la protection du sureau », une manière de tout savoir sur notre phénomène.

sous-la-protection-du-sureau 2.jpgTiré de ce dernier livre, une recette de teinture :

 Ecraser 2 kg de fruits dans une bassine

Ajouter 8 litres d'eau et 2 verres de jus de citron

Faire macérer 12 heures

Ajouter les fibres mordancées et mouillées

Le mordançage consiste à appliquer un mordant sur les fibres par exemple de l’alun.

Chauffer à feu doux jusqu'à 90 degrés

 Laisser refroidir dans le bain

Rincer à l'eau froide et faire sécher à l'ombre

20:29 Écrit par MSVDH dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : arbustes, sureau, sambucus, colorant naturel, vergers |  Facebook | |

02/06/2012

SUREAU, LE PHARMACIEN DE LA MAISON

 Sureau 5.jpgVoici l’époque du Sureau Noir (Sambucus Nigra), on le voit fleurir un peu partout, à l’état sauvage le long des routes, dans les campagnes ou encore implanté dans le décor d’un jardin ou d’une maison. Un arbre d’une très grande vitalité qui supporte qu’on le coupe, qu’on le taille et qui semble repartir de plus belle en générant de nouvelles pousses toutes vertes.

C’est un arbre qui est déjà mentionné par Hippocrate, Dioscorides et Pline l’ancien au Vè siècle avant JC. Il faut lui reconnaître outre ses qualités décoratives, même si elles ne sont pas exceptionnelles, de multiples qualités dans des domaines aussi variés que la santé ou la cuisine.

Parlons d’abord un peu « Santé », ne dit-on pas : « Celui qui a la santé est riche sans le savoir », et notre Sureau est de ce côté là un champion toutes catégories.

Traditionnellement le vin de sureau était utilisé pour soigner la grippe et les conséquences de refroidissements. Galien, médecin grec de l’antiquité (131-201), considéré comme le père de la pharmacie, le recommandait contre les catarrhes et les excès de mucus.

Des études scientifiques menées en Israël et au Danemark sur un groupe d’individus ont démontré que des extraits de Sureau noir avaient une influence significative sur le traitement de l’influenza dont la durée diminuait d’environ 4 jours.

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D’autres expériences, notamment menées par le Dr Porta un endocrinologue autrichien, démontrent que le Sureau et ses extraits riches en anthocyanines sont capables de diminuer le stress. Ce mal de vivre de notre époque où les valeurs matérielles semblent plus importantes que les valeurs humaines, serait donc combattu simplement avec des extraits naturels et au diable tous ces médicaments chimiques aux effets secondaires insoupçonnés.  Le Dr Porta décrit ainsi ses découvertes : “ Nous avons donné à ces gens du sureau pendant seulement dix jours. Nous les avons ensuite soumis à des tests classiques de stress et les résultats ont été remarquables. Je les ai vérifiés encore et encore. ”

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 Ses propriétés sont dans toutes ses composantes, écorce, feuilles, baies et fleurs. Pas étonnant qu’on l’ait affublé de multiples noms : « Le protecteur du foyer », « Le pharmacien de la maison », « L’arbre aux fées », etc...

Déjà connu et consommé à l’âge de la Pierre, on a retrouvé des traces de baies sur certains sites magdaléniens (dernière phase du Paléolithique supérieur européen, comprise entre environ -17 000 et -10 000 ans) en Suisse et dans le Nord de l’Italie, il accompagne donc l’homme depuis des millénaires.

De son écorce (pas la partie brune visible, mais bien la partie verte sous-jacente) on en tire des substances riches en nitrate de potasse, en tanin et en acide valérianique, autant d’éléments aux propriétés diurétiques et laxatives. Une décoction d’écorce de sureau est efficace contre la rétention d’urine, les rhumatismes, la goutte et les coliques néphrétiques.Sureau 4.jpg

De ses feuilles, on peut faire un purin pour combattre le mildiou et les pucerons, il éloignerait aussi les mulots et autres campagnols. Les feuilles fraîches, pas toujours agréables à l’odeur, apaisent les contusions, soulagent les maux de dents ou encore stoppent les petites hémorragies nasales.

De ses fleurs on en fait un sirop très rafraîchissant dans les chaleurs de l’été, elles entrent également dans la préparation de desserts, elles sont appelées « vanille du pauvre ».

De ses baies on en préparera des confitures, du vin ou encore du sirop. Le jus de Sureau noir entre dans la composition des encres alimentaires servant à estampiller nos quartiers de viande, c’est aussi un excellent colorant alimentaire.

 Me voilà encore un peu plus convaincu que la nature recèle tout ce qu’il faut pour prévenir ou soigner bien des maux.

Voyons à présent, le côté botanique de notre petit arbre dont la taille varie de 2 à 10 mètres et dont la longévité est de plus de 100 ans. Il doit être placé au soleil ou à demi-ombre, pas question d’en trouver au coeur de la forêt. Ses branches sont creuses et par  conséquent elles sont fréquentées par de nombreux insectes qui peuvent y trouver refuge. Son bois tendre et creux est idéal pour fabriquer de petites flûtes, d’ailleurs c’est de là que provient son nom (Sambucus nigra), sambûke signifie en grec « flûte ». Les druides celtes confectionnaient de leur bois des flûtes leur servant à converser avec les âmes des défunts.Sureau 2.jpg

 La Floraison malheureusement pas très longue a lieu entre mai et juillet, l’arbuste se couvre d’une multitude de petites fleurs blanches qui font le bonheur des abeilles, mouches et papillons. Les baies noires qui y succéderont feront le quotidien des merles, des fauvettes, des rouges-gorges, ....

Je terminerai en citant quelques anecdotes ou croyances, à vous de voir si elles sont avérées ! Dans la tradition campagnarde, il porte bonheur, ou encore « dormir sous le feuillage d’un sureau donne des rêves érotiques et charnels » et d’après nos voisins allemands il a le pouvoir de mettre fin à la stérilité d’un homme ou d’une femme.

 Tout à coup, je regarde d’une autre façon cet arbre somme toute assez quelconque, toutes ces qualités dans cet arbre qui pousse un peu n’importe où, cet arbre auquel on ne prête pas beaucoup attention dans le paysage, voilà qu’ il prend de nouvelles dimensions, qu’il devient pratiquement un symbole de vitalité.

 

10:57 Écrit par MSVDH dans Nature | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arbustes, sureau, cuisine, sirop, hippocrate, galien, santé |  Facebook | |

26/10/2011

LE CLERODENDRON TRICHOTOMUM

 

Clerodendron 5.jpgCLERODENDRUM TRICHOTOMUM

Voilà encore un de ces petits arbustes ou arbres originaire d’Asie, Chine et Japon qui nous gratifie d’une très belle floraison. Il s’agit du Clérodendron trichotomum qui nous vient des forêts tropicales. C’est un petit arbre qui peut atteindre 5 à 7 mètres et qui a la forme d’un parasol.

C’est le plus rustique des clérodendrons avec le clérodendron bungei, ils peuvent supporter sans problème des températures de -10°c.

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On l’appelle également « Arbre du Clergé », en anglais: « Harlequin Glorybowe » et en japonais: « kusagi ». Sa floraison blanche intervient en août septembre, elle exhale un très agréable parfum, par contre si on froisse ses feuilles, c’est plutôt une désagréable odeur de caoutchouc brûlé ou de beurre de cacahuète  qui s’en dégage. Ensuite les fleurs donnent naissance à de petites baies, vertes, noires ou bleues entourées d’un calice d’un beau rouge qui les met parfaitement en valeur.

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Préférant un sol bien drainé et humifère, cet arbre se plaira le mieux à mi-ombre et protégé des vents froids.


Son nom vient du grec « Kleros » qui signifie « chance », « destin » en raison de ses propriétés médicinales imprévisibles  et « Dendron » qui signifie « arbre ».


Il existe des variétés à feuillage bronze (clerodendrun trichotomum fargesii) et à feuillage panaché vert et jaune (c.t. variegatum).

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12/10/2011

LE LAURIER-ROSE

 

NERIUM OLEANDER. Le laurier-rose est un arbuste très largement répandu qui est originaire des rives Sud de la Méditerranée, il porte aussi  un autre nom, mais très peu utilisé, Oléandre.

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Cet arbuste a impérativement besoin d’un endroit très ensoleillé, chaud et d’un sol bien drainé.

Partout où les températures peuvent atteindre le 0°C il sera nécessaire de le cultiver en pot, dans ce cas il pourra agrémenter agréablement une terrasse, car à -5°C inévitablement il gèle.

Laurier rose 2.jpgPour les lauriers qui ne sont pas cultivés en pleine terre, en été il est nécessaire de pratiquer un arrosage abondant et de faire des apports d’engrais réguliers, ce sont les conditions sine qua none pour bénéficier d’une floraison abondante et pour éviter la chute des feuilles.


Il atteint environ 2 mètres de hauteur et sa floraison, blanche, rose, rouge, jaune ou saumon persiste de mai à octobre.


La multiplication du Laurier-rose n’est pas très difficile, il suffit de couper une tige non fleurie d’une vingtaine de centimètres, pas trop jeune mais dont le bois ne doit pas être trop dur non plus. De supprimer toutes les feuilles du bas, d’inciser légèrement le bas de la tige  et de la laisser tremper dans un bocal d’eau jusqu’à l’apparition de racines et ensuite de le planter dans du terreau de bouturage. La meilleure période pour cette opération est le mois d’août.


Pour les lauriers roses cultivés en pleine terre, il est conseillé, au début du printemps de tailler les branches de l’année d’1/3, tandis que pour les lauriers roses en bac, il est conseillé après la floraison et avant de mettre à l’abri pour l’hiver de tailler les branches à moitié.


 Le laurier rose est certainement une des plantes les plus dangereuses car toutes ses parties sont extrêmement toxiques. Il y a donc intérêt à ne pas le confondre avec le laurier sauce (laurus nobilis) fréquemment utilisé en cuisine.

 Une anecdote raconte que certains soldats de Napoléon, lors de la campagne d’Espagne en 1808, en furent victimes en faisant rôtir des agneaux embrochés sur des branches de laurier rose. Sur 12 soldats, 8 en moururent et les 4 autres furent gravement intoxiqués.

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On considère que l’ingestion d’une seule feuille entraînant de violents troubles digestifs, neurologiques et cardiaques, peut être mortelle pour l’homme.

 Comme vous pouvez le voir ci contre, cette place piétonne a été largement garnie de lauriers roses, chacun bénéficiant d'un grand pot dont chaque motif est différent. Toute cette végétation donne à la place un aspect chaleureux et tandis que les multiples bancs publics invitent les passants à y faire une halte bien agréable.

 

 

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24/06/2011

L'EVOLUTION DU DERNIER MASSIF.

Dans le courant du mois de janvier, j'avais brièvement parlé d'un nouveau massif (cliquez ici) qui attendait d'être garni de plantes et arbustes. 6 mois plus tard, il a déjà une belle allure et en tout cas, c'est une belle promesse pour l'avenir.

P1110622.JPGParmi les arbustes qui le garnissent, j'ai planté :

Myrtillier d'Amérique - Vaccinium corymbosum goldtraube : ce n'est pas cette année que j'aurai le plaisir de goûter ses fruits, la sècheresse y est certainement pour beaucoup.

Raisin d'Amérique - Phytolacca americana : lui, il était déjà en place, il s'est intégré naturellement dans le massif. On le range souvent parmi les plantes envahissantes à proscrire mais je dois dire que chez moi, il est assez raisonnable, seules quelques pousses sont apparues çà et là.

Fuchsia Arbustif - Fuchsia magellanica riccartonii : il était déjà présent à un autre endroit qui ne lui convenait guère, je l'ai déplacé et cela semble lui convenir. Rabattu au pied au début du printemps, il a repris vigueur et promet une belle floraison.

Hydrangea Paniculata Vanille Fraise : cet arbuste ressemble certainement à la variété "Pinky Winky" déjà présente dans un autre massif et qui me donne tellement de satisfaction, ceci explique sans doute cela. A moins que comme j'aime la crême glacée et particulièrement les parfums Vanille et Fraise, j'ai peut être été influencé par son nom.

Ainsi que 3 rhododendrons mauves et une azalée rose.

P1110623.JPGParmi les plantes, un assortiment principalement à floraison mauve, rose et blanc.

Salvia Verticillata Purple rain - j'aime beaucoup toute la famille des sauges et elles sont nombreuses. Tout d'abord la forme des fleurs en épis me plaît, ensuite la couleur et elles sont en général bien fréquentées par les insectes pollinisateurs.

Tout à côté, j'avais semé ces fameuses graines californiennes dont j'ai déjà parlé, sans trop savoir ce que ça allait donné. Et finalement, même si le contraste est fort, la très belle couleur orangée des pavots de californie s'harmonise bien avec le violet des sauges. Les sauges qui ont d'ores et déjà atteint une belle taille et qui occupent bien l'espace qui leur est alloué.

Un peu plus loin, ce sont des Centaurea Dealbata, d'un beau rose foncé qui ont trouvé directement leur place et qui ont offert une belle floraison.

Aster Cordifolius Silver Spray : elle attend son heure ou plutôt la fin de saison. En automne elle devrait donner une belle floraison blanche.

Deux autres Asters dont je n'ai pas noté le nom (une violette et une blanche). Un éclat de Phlox Paniculata Rose prélevé dans un autre massif, 3 dahlias et 6 rosiers complètent un tableau bien attrayant. Et en bordure devant les rhododendrons, des heuchères "Palace Purple" prélevés dans d'autres massifs

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28/04/2011

VIBURNUM PLICATUM MARIESII.

P1100741.JPGAprès toutes ces journées bien ensoleillées, le jardin pleurait véritablement après un peu d'eau. C'est chose faite, depuis hier, la pluie est revenue, en quantité mais pas trop forte. Toutes les plantes ont soudain pris un air beaucoup plus vaillant, elles semblent remercier le ciel.

Il y a quelques jours, je vous parlais du parfum des viornes, en voici un autre lui aussi bien intéressant, il s'agit du VIBURNUM PLICATUM MARIESII, ou VIORNE DE CHINE. La caractéristique principale de ce viorne est son port étalé, ses branches se succédent en étages tandis que ses fleurs ont l'air d'être posées par dessus.

Comme les autres viornes, il ne demande pas de soins particuliers, personnellement je le taille légèrement pour lui conserver une forme bien arrondie en harmonie avec son emplacement.

Son feuillage est tout aussi intéressant, ses feuilles ont une structure gaufrée du plus bel effet. En automne, Il prend de belles couleurs tendant sur le pourpre qui se marient à merveille avec le PARRIOTA PARSICA qui se trouve juste derrière. Celui-ci montre pour le moment un très beau feuillage d'un vert tendre qui deviendra en automne ocre, doré, rouge, jaune, cuivré, ....

Le nom Viburnum, ou Viburna était déjà utilisé par les romains pour désigner cet arbuste, sans doute par rapport au verbe "vieo" qui signifie lier, attacher ou "viere" tresser. En effet les rameaux de certaines espèces étaient utilisés pour confectionner des liens.

 

 

 

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23:03 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arbustes, viorne, viburnum mariesii |  Facebook | |

15/02/2011

LES PREMIERS ARBUSTES FLEURIS.

Voici le temps des premiers arbustes fleuris, et sans surprise comme chaque année (mais il n’y a aucune raison que ça change), ce sont le « VIBURNUM BODNANTENSE » et le « CORNUS MAS » qui montrent leurs premières fleurs.

Le CORNUS MAS ou CORNOUILLER MÂLE n’a encore aucune feuille mais une multitude de petites fleurs jaunes couvre ses rameaux. Cet arbuste peut atteindre jusqu’à 12 m et vivre une centaine d’années. Par la suite, il se couvrira de fruits appelés «cornouilles », personnellement je n’en ai jamais goûté mais il paraît qu’ils ont un goût acidulé qui rappelle celui de la cerise. On peut en faire de la confiture ou encore comme en Arménie les faire fermenter pour en faire du vin. Les lièvres et les cerfs apprécient son feuillage, les abeilles profitent de ses fleurs en cette période de fin d’hiver et les oiseaux se nourriront des fruits en été.

Il est connu aussi sous le nom « MIMOSA DU CAUSSE », parce que d’une part on peut le confondre avec la floraison du mimosa et d’autres part parce qu’il aime les sols calcaires. Les causses sont l’appellation méridionale des plateaux calcaires.

Le VIBURNUM BODNANTENSE ou VIORNE BODNANTENSE a normalement une floraison de novembre à mars, le mien est un peu capricieux, il lui arrive de fleurir en été. Cet été, après sa floraison, je lui ai fait subir une bonne taille et ça a l’air de lui avoir fait le plus grand bien car actuellement il est complètement fleuri.

Que demander de plus, il fleurit en hiver, il est parfumé, il résiste bien au froid et il est de culture facile.

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D'autres arbustes sont aussi remplis de fleurs et parfois en très grande quantité, c'est le cas des noisetiers qui actuellement sont bien garnis d'une multitude de chatons. Les chatons sont en réalité les fleurs mâles du NOISETIER, appelé aussi COUDRIER, CORYLUS AVELLANA, les fleurs femelles se présentent sous forme de petites stigmates rouges.

Chez les Celtes, les branches souples de coudrier étaient des "baguettes magiques". Les sourciers s'en servent toujours. La tradition veut que le sourcier coupe les jeunes branches (badines) à la saint-jean avec un couteau neuf.
Dans l'astrologie celtique, le noisetier est charmant, peu exigeant, très compréhensif, ...

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15:43 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : arbustes, cornouiller, noisettier, fleurs |  Facebook | |

18/11/2010

UN MARIAGE SECRET

Maintenant que toutes les feuilles sont tombées, les rameaux des arbres et arbustes sont nus, et parmi eux, quelques uns ont un charme certain.

C'est le cas du cornouiller panaché jaune (CORNUS ALBA GOUCHAULTII), qui une fois ses feuilles panachées vertes et jaunes tombées, laisse apparaître ses rameaux d'un rouge vif. Son intérêt en été, c'est son feuillage panaché, sa floraison est très discrète, il faut être vraiment près pour découvrir ses petites fleurs étoilées blanc crême. Il a tendance à prendre beaucoup de place, tant en largeur qu'en hauteur, je n'hésite pas à le tailler pour lui garder des proportions normales dans la haie.

Cornus vient du latin "cornu" qui signifie corne, en allusion à la dureté du bois de cornouiller qui était comparée à celle des cornes par les anciens.

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Une petite surprise quand même, cet été il en a profité discrètement pour se "marier" avec cet espèce de clematite sauvage. En été je n'ai rien vu, ils se sont bien cachés, mais mis à nu, il ne peut plus cacher sa relation. Finalement elle est assez superficielle et elle ne me gêne pas, que du contraire, elle donne un charme supplémentaire à ses rameaux rouges, comme une espèce de floraison automnale inattendue.

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366 Gestes pour la biodiversité.

JE REDUIS MA CONSOMMATION DE PAPIER ET DE CARTON.

Consommez moins de papier et de carton, vous protégez ainsi les forêts, limitez l'énergie et l'eau utilisées pour leur fabrication et réduisez les déchets générés.

Si vous devez imprimer un document, faites-le recto verso ou utilisez les dos vierges comme feuilles de brouillon. Réutilisez les enveloppes qui peuvent l'être et gardez les autres pour y noter vos listes de courses, vos messages, ... Quand elles existent, optez pour les alteratives en papier recyclé ou labellisé FSC ou PEFC (cahier, papier toilette, papiers peints, ...), en tissu (serviettes, mouchoirs, sacs, ...) ou en ligne (annuaires, virements, ...)

Une fois lus, prêtez vos revues, livres et journaux à d'autres lecteurs potentiels. Et bien sûr, recyclez vos vieux papiers et cartons.

16:08 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : arbustes, cornouiller, cornus, biodiversité, papiers |  Facebook | |