13/05/2012

ACACIA OU ROBINIER

Quand en fin de journée, l’air est plus froid, les parfums de la nature ne montent plus de la même manière vers le ciel. C’est sans doute un moment idéal pour effectuer des balades en forêt, et surtout en cette période quand les acacias garnis de leurs longues grappes de fleurs blanches exhalent un parfum doux et envahissant à la fois.

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Bien souvent on l’appelle Acacia, pourtant son nom exact est Robinier (Faux Acacia). Cette erreur vient de la confusion qu’il y a eu entre les appellations de 3 genres (on appelle « genre » un ensemble d'espèces ayant en commun plusieurs caractères similaires) soit les genres Acacia, Robinia et Mimosa. En fait l’acacia est l’arbre qu’on appelle Mimosa dans le sud de la France, et notre faux-acacia est bien un robinier.

Voilà un arbre qui recèle pas mal de qualités, tout d’abord, il est très dur, il convient bien pour la fabrication de piquets de clôture car il est pratiquement imputrescible. Il est de croissance très rapide et se propage par des stolons ce qui fait qu’il est souvent considéré comme une espèce invasive.arbres,acacia,faux-acacia,robinier

Les fleurs sont mellifères, elles peuvent être utilisées en cuisine, notamment pour en préparer de délicieux beignets (clic) ,des confitures (clic) , du sirop (clic) ou encore de la liqueur (clic) .

 Avec le bois, on peut produire de la teinture jaune, avec les feuilles on peut faire du fourrage et avec les fleurs qui peuvent sécréter quotidiennement 2 mg d’un nectar très riche en sucres, on produit un excellent miel. Ce miel d’acacia (on ne dit pas miel de robinier !) d’une belle couleur jaune clair est calmant, reconstituant et a des effets régulateurs au niveau des intestins.

 

Un des plus vieux robiniers de France, date du 17è siècle, il aurait été planté par Jean Robin (d’ou le nom Robinier), botaniste d’Henri IV, Place Dauphine. Déplacé au square Saint Julien le Pauvre , aujourd’hui square René-Viviani-Montebello, il s’agirait en fait du plus vieil arbre de Paris toutes espèces confondues.

 acacia 5.jpgDans la Bible, l’Arche de l’alliance (coffre qui contient les tables de la loi – 10 commandements – données à Moïse sur le mont Sinaï) est ainsi décrite : Ils feront donc une arche en bois d'acacia, longue de deux coudées et demie, large d'une coudée et demie, haute d'une coudée et demie. Tu la plaqueras d'or pur; tu la plaqueras au-dedans ......

La tradition veut que la couronne du christ aurait été tressée avec des branches d’acacia.

Isaïe 41 :19 : « Je mettrai dans le désert le cèdre, l'acacia, le myrte et l'olivier; je planterai dans les solitudes le cyprès, l'orme et le buis ensemble ».

 On en retrouve également trace dans le Coran : « Les gens de la droite, mais que sont les gens de la droite? seront parmi des jujubiers sans épines et des acacias alignés, sous d’amples ombrages, près d’une eau vive, avec une abondance de fruits, non encore cueillis mais non défendus. »

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L’acacia apparaît également dans les symboles maçonniques, il est un symbole d'initiation solaire manifestant la continuité des cycles de mort et de renaissance. Dans différents «documents fondateurs» et manuels d’instruction maçonniques, la question «Êtes-vous Maître Maçon?» s’assortit de la réponse «L’acacia m’est connu», ce qui met en relief la fonction de ce symbole en tant que moyen de reconnaissance entre initiés qui ont atteint le grade le plus élevé de la Maçonnerie bleue.

20:05 Écrit par MSVDH dans Nature | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : arbres, acacia, faux-acacia, robinier |  Facebook | |

18/02/2012

L'ARBRE AUX BOULETS DE CANON

 

COUROUPITA GUIANENSIS  - les sujets hivernaux étant plutôt réduits  (neige, oiseaux, ...), un petit peu d’exotisme et de couleurs ou encore de rêve  n’est pas à dédaigner.

L’arbre  que je voudrais vous présenter est certainement un des plus spectaculaires au monde, il s’agit du : Couroupita guianensis ou encore « arbre aux boulets de canon ». Il est originaire du Nord de l'Amérique du Sud (Guyane comme son nom l’indique), d’Amérique tropicale et du sud des Caraïbes. Arbre à feuillage persistant pour certains, à feuilles caduques pour d’autres (il perdrait ses feuilles 3 fois par an), il fait partie de la même famille que le Noyer d’Amazonie (Bertholletia excelsa). couroupita guianensis.jpg

Photo : Servicio de Toxicología del Sanatorio de ninos (clic)

Cet arbre qui peut atteindre 30 mètres de haut est spectaculaire à plus d’un titre, tout d’abord ses fleurs sont absolument magnifiques, elles se présentent en grappes pouvant atteindre 3 mètres, ensuite par ses fruits sphériques de +/- 20cm de diamètre (ils contiennent 200 à 300 graines) qui ont l’apparence de boulets de canon ou encore par ses branches hautes qui sont pourvues d’épines alors que les branches du bas s’entremêlent dans un beau fouillis.

Autre particularité, les fleurs comme les fruits apparaissent sur des tiges qui poussent à même le tronc, si les fleurs sont très parfumées, les fruits dégagent une odeur fétide quand ils s’écrasent sur le sol. Ces fruits (+/- 6 kg) mettent 18 mois pour arriver à maturité et tombent au bout de 2 ans ½  environ.

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Photo : Biology DepartmentUniversity of Massachusetts Amherst (clic)

En Asie, au Sri Lanka, en Thaïlande et dans d’autres pays bouddhistes, l’arbre est souvent planté dans les temples. Il est confondu avec l’arbre Sala, arbre sous lequel Bouddha serait décédé.

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Photo : que huong ngay mai (clic)


En Inde où il a été introduit à la fin du XIXème siècle, il est appelé « Nâgalinga » et est considéré sacré par les hindous compte tenu que sa fleur ressemble à un nagam (serpent sacré).

Dans la littérature Tamoul, un recueil (traduit en français)  de nouvelles d’Inde du Sud porte le titre « L’Arbre Nâgalinga », une des ces nouvelles fait référence à notre couroupita : En présence de sa fille Brinda, un père de famille négocie la dot que son futur gendre riche, mais infirme, devra verser... Devant la maison un arbre « Nâgalinga » retient l’attention de la jeune fille qui rêvasse, qui laisse son esprit vagabonder et qui par la même occasion se détache de cet humiliant marchandage.

 "Que de fleurs sur cet arbre ! Brinda compta celles qui étaient à portée de vue : une, deux, trois, quatre, cinq... Avant qu'elle fût parvenue à la douzaine, les fleurs s'emmêlèrent. Avait-elle déjà compté celles qui étaient sur la branche du haut, ou pas ? Elles devaient être au moins deux douzaines en tout. Un trésor de fleurs douces aux couleurs délicates. En outre, il devait y en avoir d'autres, tombées au pied de l'arbre." (Editions de l'aube - p.11)

 

 

11/01/2012

PLATANES REMARQUABLES

Platane strasbourg.jpgS’il y a un arbre qui ne passe pas inaperçu, c’est bien le platane, tout d’abord grâce à son écorce qui s’écaille mais aussi par ses formes et ses proportions qui peuvent être très imposantes.
Le plus répandu, c’est le platane commun, celui qui est utilisé comme arbre d’alignement, on le trouve un peu partout, au bord des rues ou sur les places publiques.
Des spécimens fossiles ont été datés de la période antérieure du Crétacé, soit plus de 100 millions d'années et on estime que le platane a une durée de vie variant de 500 à 2000 ans.
Une caractéristique commune à tous les platanes est l’écorce qui pèle et qui laisse donc voir un tronc pommelé. Ce phénomène est uniquement dû au manque de souplesse de l’écorce qui ne s’adapte pas à l’évolution du tronc.

Il existe 6 à 10 espèces de platane et parmi celles-ci, il y a le platane à feuille d’érable (platanus acerifolia) qui a fait l’objet de multiples boutures, en son temps j’avais eu l’occasion de parler de l’espèce « alphens globe » (clic).

Pas mal de platanes remarquables sont répertoriés dans le monde, pour en citer quelques uns, il y a parmi les « connus :
Le platane d’hippocrate : arbre sous lequel, selon la légende, il aurait enseigné à ses élèves la médecine. Il est situé sur au centre de la ville de Cos, sur l’île du même nom. Cet arbre est âgé d’environ 500 ans soit bien trop jeune pour être contemporain d’Hippocrate mais il est possible qu’il soit un descendant du platane originel.

En France, le plus gros platane serait celui du Château de fervaques (clic) dont la circonférence à 1m50 du sol serait de plus de 12 mètres.
Un autre platane remarquable est le « Géant de Provence » (clic), un arbre tricentenaire dont on dit qu’il a été planté par Catherine de Médicis.
Dans l’Est de la France et plus particulièrement dans les Vosges, un autre platane âgé de 200 à 250 ans, est classé parmi les arbres remarquables, il s’agit du Platane de Lutterback. (clic)

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Au niveau de la Mythologie, le Platane, arbre de vie est notamment associé à Gaîa, déesse mère de la Terre ou encore à Tanit, déesse de la fertilité. Dans la mythologie grecque, le platane est symbole de la régénération et sa feuille en forme de main est la manifestation de la présence divine.
Le caducée des médecins, attribut du dieu grec Asclepios, est une baguette de platane autour de laquelle s’enroulent deux serpents (la mue du serpent est semblable à la « mue » de l’écorce du platane).

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06/01/2012

LA FIN DU "GROS EUGENE"

arbres,peuplier du canada,dégâts,tempêtesAvant toute chose je voudrais remercier les nombreux visiteurs qui ont fréquenté mon blog les derniers jours de  l’année 2011 et le premier de l’an 2012. En effet, pas moins de 1586 personnes y sont passées avec un record le 31 décembre avec 777 visiteurs.

 L’an 2012 est un peu particulier, l’hiver reste très clément avec des températures jamais atteintes depuis 1830 en Belgique mais aussi des tempêtes qui provoquent bien des dégâts aux constructions, à la nature et aux humains puisque des personnes y ont perdu la vie.

 Parmi les dégâts causés aux arbres, il faut signaler la fin du « Gros Eugène », le plus gros arbre de la forêt de Soignes, forêt qui avait fait l’objet d’une note courant décembre lors de mon épisode bruxellois. Le « Gros Eugène » était âgé de 80 ans, c’était un peuplier du Canada dont la circonférence de tronc faisait 6 mètres. Habitant plus particulièrement l’arboretum de Groenendael créé en 1897, qui compte plus de 400 arbres et arbustes, il continuera cependant une seconde vie puisqu’il ne sera pas débité et qu’il restera sur place comme attraction.

 Pour imager un peuplier du Canada, j’ai prélevé la photo ci contre sur le site : http://verger-des-dix-bonniers.skynetblogs.be , il ne s’agit donc pas du « Gros Eugène ».




 Pour parler quelque peu du peuplier, il faut savoir qu’il en existe différentes variétés, le peuplier d’Italie (originaire d’Iran !), le peuplier grisard, le peuplier blanc, le peuplier tremble ou encore le peuplier du Canada qui est en fait un hybride spontané apparu en France en 1750.

 Le peuplier est évoqué dans la mythologie grecque, Hercule portait une guirlande de feuilles de peuplier noir et lors de son combat contre Cerbère, le gardien de l’enfer, la sueur qui perla de son front changea la couleur du feuillage qui devint blanc.

16:56 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : arbres, peuplier du canada, dégâts, tempêtes |  Facebook | |

11/12/2011

LE MYTHE DU BON SAUVAGE

Ces dernières semaines, j’ai vraiment profité d'une météo très clémente pour passer beaucoup de temps dans la nature, et qui dit balade, dit flânerie et qui dit flânerie dit pensées qui vagabondent. C’est ainsi que m’est revenu à l’esprit le « Mythe du Bon Sauvage ».

 Le Mythe du Bon Sauvage , c’est une notion qui s’est surtout affirmée au 18èmesiècle et qui fait suite notemment à la découverte de l’Amérique, et aux bouleversements induits par la Révolution industrielle (réorganisation sociale, productivité, …). Elle répondait à la quête de nouvelles valeurs et au débat opposant « nature » et « culture ». Il s’agit en fait de l’idéalisation des hommes vivant en contact étroit avec la nature, vivre dans des lieux où paix et bonheur sont assurés par une nature bienveillante, un havre de paix pour toutes les âmes tracassées par un futur incertain.

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  Pourtant au 16ème siècle, Montaigne dans ses essais évoquait déjà cette espèce d’utopie : « l’idéalisation des hommes vivant au contact de la nature sans liens avec le monde "civilisé" ».

 On a parfois attribué erronément ce mythe à Jean Jacques Rousseau, qui affirme de son côté que : « La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable », mais c'était uniquement dans le but de critiquer la société du 18ème siècle. Cependant c’est sans doute Jean Jacques Rousseau qui est reconnu comme celui qui a participé le plus activement à travers son œuvre à ce mythe du bon sauvage.

 Nous les amoureux de la nature, nous nous reconnaissons sans doute un peu dans ce mythe du « Bon Sauvage », non seulement parce que les hommes en général ont la nostalgie du passé, et que ce mythe nous propose une image rassurante d’un primitif heureux qui vit en parfaite harmonie avec la nature.

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 Mes lectures de jeunesse m’avaient également fait rêver à cette vie dans la nature, comme dans « Robinson Crusoé », « Le dernier des mohicans » ou encore « Paul et Virginie ». Je me retrouve donc assez bien dans ce concept d’harmonie avec la nature.

  j’ai essayé de vous faire partager mes promenades à travers parcs, jardins et forêts  qui m’ont fait découvrir des sites très agréables, esthétiquement beaux, une nature telle que je l’aime. Et pourtant la plupart du temps cette nature a été façonnée par l’homme, et par conséquent on pourrait affirmer que tous ces sites, tous ces paysages  ne sont pas très « naturels », et que à contrario  ils devraient donc être définis comme « artificiels ». Me voilà donc un peu loin de mon mythe !

  Aujourd’hui les scientifiques évoquent le naturel d’un site en parlant de sa naturalité, un néologisme traduit de l’anglais « Wilderness » qui englobe une série de concepts tels que l'ancienneté de l'écosystème,  l'absence de signes de perturbation due à l'homme, etc…

 Aux Etats-Unis, la loi sur la protection de la nature (Wilderness Act), loi fédérale votée en 1964, en donne la définition suivante : « un lieu où la terre et sa communauté de vie ne sont point entravés par l'homme, où l'homme lui-même n'est qu'un visiteur de passage. » Il s’agit donc de sites ou de paysages qui ont gardé leur caractère authentique et sauvage.

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 En y réfléchissant bien, on peut se demander si dans nos régions, quelque site peut encore entrer dans cette catégorie. En effet, pratiquement toutes nos forêts sont gérées et exploitées, elles gardent un caractère naturel mais ne répondent pas à la définition et ce n’est pas les lois de protection de l’environnement qui y changeront quelque chose.

 Il en est ainsi de nombreux espaces « naturels » qui ont colonisé des zones défrichées, drainées, incendiées, asséchées ou simplement abandonnées soit par l’homme, soit du fait de catastrophes (guerres, accidents, …). Notre environnement naturel ne l’est pas tellement mais ça ne change pas grand-chose à notre plaisir et à la beauté des lieux.

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  Pour en revenir à mes balades, j’ai apprécié l’esthétique de ces groupements d’arbres qui ne sont bien sûr pas « naturels », j’ai apprécié la présence de ces animaux qui eux non plus ne sont pas là « naturellement », mais après tout qu’importe le plaisir était bien présent.

 L’ artificialité, pour utiliser un autre néologisme, ne m’ a enlevé aucunement le bonheur du « Bon Sauvage » qui sommeille en moi.

 

22:25 Écrit par MSVDH dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : nature, bon sauvage, naturalité, balades, faune, arbres |  Facebook | |

06/11/2011

L'AUTOMNE EN JAUNE

Continuons dans ces belles teintes automnales et dans toutes leurs nuances. Le jaune est également bien présent pour de nombreuses variétés d'arbres qui virent du vert au jaune.

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Les coloris que prennent les feuilles en automne dépendent des pigments présents comme le carotène pour les teintes allant du rouge à l'orange, du xantophylle pour les teintes jaunes et de l'anthocyane pour les couleurs rouge, violet et pourpre. Toute cette évolution est le résultat d'une réaction qui transforme l'énergie de la lumière en énergie chimique.

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En été la couleur verte des feuilles provient de la chlorophylle, en automne la lumière étant moins forte, la chlorophylle se dégrade et laisse apparaître les autres pigments. Tous ces coloris automnaux sont influencés par la température, des jours ensoleillés et secs, suivis de nuits fraîches et sèches favorisent l'apparition de couleurs flamboyantes.

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Ainsi une bonne répartition des espèces peut donner des spectacles de toute beauté comme au Québec, au Wisconsin ou au Michigan et le fameux "été indien". L'été indien ou "été des indiens" fait référence à une période de beau temps qui arrive après les premières gelées et qui correspondait aux derniers jours de beau temps pendant lesquels les amérindiens terminaient leurs récoltes. Dans d'autres pays, on trouve une période analogue mais qui porte un nom différend en fonction de critères folkloriques ou religieux. Ainsi en Allemagne on parle de "l'été de l'aïeule", en Suède de "l'été de la Toussaint", en Angleterre de "l'été de la Saint Luc", dans nos régions de "l'été de la Saint Martin" et en Europe centrale de "l'été des bonnes femmes".

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22:58 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : arbres, automne, eté indien, jaune |  Facebook | |

05/11/2011

L'AUTOMNE EN ROUGE

chene rouge 3.jpgLE CHÊNE D'AMERIQUE- L'automne et ses couleurs bien particulières est maintenant bien installé, le décor se décline, en jaune, en ocre, en cuivre, en rouge, etc... dans une harmonie exceptionnelles de teintes. Pour certains arbres, le tableau n'est pas très spectaculaire, les feuilles fânent et tombent sans passer par des couleurs bien prononcées. Pour d'autres par contre, c'est tout à fait le contraire et c'est même parfois leur plus belle période esthétiquement parlant.

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C'est le cas du Chêne d'Amérique (QUERCUS RUBRA) qui comme son nom l'indique nous vient de l'Est de l'Amérique du Nord et qui se colore d'une magnifique teinte rougeâtre. Par rapport aux chênes de nos régions, il présente des feuilles beaucoup plus grandes pouvant atteindre une vingtaine de centimètres.

Cet arbre a besoin de beaucoup de lumières, inutile de le planter à l'ombre il n'y résistera pas, une terre argileuse lui convient à merveille et sa croissance est rapide. Son bois de couleur rougeâtre est utilisé en charpente, en menuiserie et en ébénisterie.

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13:27 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arbres, chêne, automne, quercus rubra |  Facebook | |

30/10/2011

LE TULIPIER DE VIRGINIE

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LIRIODENDRON TULIPIFERA , très reconnaissable grâce à la forme de ses feuilles, le tulipier de Virginie est un arbre de la famille des magnoliacées originaire du Sud et de l’Est des Etats-Unis.

Sa durée de vie est estimée à 500 ans, dans son milieu naturel il peut atteindre une hauteur de 50 à 60 mètres, dans nos régions en général il ne dépassera pas une trentaine de mètres. Il est donc réservé aux grands jardins, soit en isolé, soit en alignement.

Pour profiter de sa floraison, il faut être patient car elle n’intervient qu’après une dizaine, voire une vingtaine d’années. Les fleurs ont un peu la forme d’une tulipe, elles sont  de couleur jaune-vert avec un cercle orangé vers le centre. La floraison est suivie de fruits qui persisteront tout l’hiver pour le plus grand bonheur des oiseaux.Tulipier 2.jpg

En automne il est tout autant décoratif, et particulièrement cette année avec cette arrière saison tellement ensoleillée, ses feuilles prennent une très belle couleur d’un jaune intense.

Le tulipier préfère les sols bien drainés, voire sablonneux et dans ces conditions il est rustique.

 







Cet arbre a été introduit en Europe en 1663, le plus connu est celui que la reine Marie-Antoinette a planté au Petit Trianon de Versailles en 1771. Malheureusement il n’a pas résisté à la tempête de 1999, c’est un coutelier de Sauveterre-de-Rouergue, Guy Vialis,  qui a acheté ses restes pour fabriquer des manches de couteau.

Après accord avec la mairie de Versailles, Guy Vialis pouvait annoncer :

« Les couteaux réalisés avec le bois de ces arbres porteront sur la lame l'inscription « Versailles ». Et pour chaque couteau vendu, une petite partie des bénéfices sera utilisée toujours dans le même but : la replantation de nouvelles essences dans le parc du château de Versailles »

 

Ainsi Guy Vialis répondaient au souhait de l’association des « Amis du parc de Versailles » : Voir survivre les racines du tulipier de Marie-Antoinette. C’était chose faite puisque quelque temps après la souche de plus de huit tonnes était exposée sur la place de Sauveterre… Http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article35229.php

Ici, il est associé à son pied avec des Millepertuis - HYPERICUM HYDCOTE – qui sont en train de prendre une belle coloration rouge cuivrée. Et comme pour nous rappeler qu’il y a quelques semaines, ils étaient encore bien fleuris, une seule malheureuse petite fleur tient courageusement  le coup. Pour bien mettre en valeur la beauté de sa fleur, une photo d’il y a quelques semaines quand fleurs et feuillages étaient encore en pleine santé.

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26/10/2011

LE CLERODENDRON TRICHOTOMUM

 

Clerodendron 5.jpgCLERODENDRUM TRICHOTOMUM

Voilà encore un de ces petits arbustes ou arbres originaire d’Asie, Chine et Japon qui nous gratifie d’une très belle floraison. Il s’agit du Clérodendron trichotomum qui nous vient des forêts tropicales. C’est un petit arbre qui peut atteindre 5 à 7 mètres et qui a la forme d’un parasol.

C’est le plus rustique des clérodendrons avec le clérodendron bungei, ils peuvent supporter sans problème des températures de -10°c.

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On l’appelle également « Arbre du Clergé », en anglais: « Harlequin Glorybowe » et en japonais: « kusagi ». Sa floraison blanche intervient en août septembre, elle exhale un très agréable parfum, par contre si on froisse ses feuilles, c’est plutôt une désagréable odeur de caoutchouc brûlé ou de beurre de cacahuète  qui s’en dégage. Ensuite les fleurs donnent naissance à de petites baies, vertes, noires ou bleues entourées d’un calice d’un beau rouge qui les met parfaitement en valeur.

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Préférant un sol bien drainé et humifère, cet arbre se plaira le mieux à mi-ombre et protégé des vents froids.


Son nom vient du grec « Kleros » qui signifie « chance », « destin » en raison de ses propriétés médicinales imprévisibles  et « Dendron » qui signifie « arbre ».


Il existe des variétés à feuillage bronze (clerodendrun trichotomum fargesii) et à feuillage panaché vert et jaune (c.t. variegatum).

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21/10/2011

LES DESSOUS DE SOPHORA

SOPHORA JAPONICA - Dans toute ville il y a de ces arbres remarquables qui ne passent pas inaperçus et qui font en quelque sorte partie du patrimoine naturel. Je peux affirmer sans crainte de me tromper que ces 2 arbres qui trônent devant le théâtre de la ville en sont un exemple frappant.

Ils attirent le regard par leur forme , par la densité et la couleur du feuillage, et par leurs fruits.

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Et comme je suis un peu curieux j’ai eu envie de voir ce qui se passait en dessous de ces rameaux tombant pratiquement jusqu’à terre. Et bien m’en pris car le « spectacle » qui m’attendait était vraiment étonnant. Je ne sais pas si c’est ce qu’on appelle « la beauté intérieure » Rigolant mais cet entrelacement de branches comme des serpents enroulés les uns sur les autres montrait une esthétique vraiment atypique. Sans doute ces arbres ont-ils subi quelques tailles, quelques souffrances peut-être pour en arriver là, mais il faut dire que le résultat est remarquable.

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Ces arbres sont des « SOPHORA JAPONICA » ou « Pagode japonaise » parfois appelé aussi « Arbre de miel » et contrairement à ce que leur nom pourrait le faire penser, ils sont originaires de Chine et non du Japon.

C’est un arbre à croissance rapide mais avec qui il faut être patient car il ne fleurit qu’aux environs de sa 20éme année. Autre particularité, ses feuilles apparaissent bien après celles des autres arbres et sont aussi les dernières à tomber.

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En Chine, les boutons floraux servent à teindre la soie en jaune, quant à son bois, les japonais l’utilisent en charpenterie.

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21:27 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : arbres, sophora japonica |  Facebook | |

18/10/2011

L'AULNE DE SPAETH

 

ALNUS SPAETHII - Il y a quelques jours, je vous présentais le laurier-rose en prenant comme exemple cette place piétonne garnie de gros pots. Cette place a été vraiment bien étudiée et réalisée, en effet outre ces lauriers roses en pots, des massifs de fleurs, des arbustes et des arbres y ont été implantés dans une harmonie heureuse.

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Tous les massifs ont des formes différentes, aucune ligne droite, des courbes, des cercles, des associations de plantes et d’arbustes bien réussies.aulne 2.jpg

 

Pour donner un peu de « hauteur » à toutes ces plantations, des arbres ont été plantés soit en isolés, soit dans les massifs, ils donnent une perspective chaleureuse à cet espace pavé entouré de bâtiments.

Parmi ces arbres, une dizaine d’Aulnes de Spaeth, et là je me dois de remercier le site « Les Arbres » et ses membres (Plantcol) car sans eux, je n’aurais jamais trouvé de quelle espèce d’arbre il s’agissait.

 

 

 

 

L’Aulne de Spaeth fait partie de la famille des bétulacées comme les bouleux, les charmes et les noisetiers.  Cet arbre est recommandé pour la décoration des villes , il supporte bien la pollution atmosphérique est résistant, à croissance rapide et à haute tige. Il peut atteindre une taille de 15m  pour une largeur de 5 à 7m ce qui devrait à mon avis poser quelques problèmes sur cette place dans quelques années. Autre avantage pour la décoration des villes et jardin c’est qu’il perd ses feuilles très tardivement dans la saison et semble t-il qu’il prend de belles couleurs automnales.

Ce qui m’avait interpellé en détaillant cet arbre, c’est qu’il présentait actuellement d’une part des espèces de chatons verts et d’autre part des petits fruits verts eux aussi.

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En cherchant quelques informations sur cet arbre, j’ai découvert sur le site « arbres monumentaux », deux spécimens à la taille impressionnante, à Eindhoven aux Pays bas, un spécimen de 22.20 m de haut et 2m38 de circonférence et un autre de 25m80 de haut et 2m23 de circonférence, toujours aux pays bas à De Lutte..

09/10/2011

LE SAVONNIER

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KOELREUTERIA PANICULATA - Voilà un arbre intéressant à plus d’un titre et qui n’a cependant pas le succès qu’il mériterait. Tout d’abord il est assez remarquable  par son feuillage, longues de 20 à 40 cm ses feuilles présentent des folioles très découpées (de 9 à 15), ensuite par sa floraison jaune qui intervient en juillet sous forme de grandes panicules mellifères qui produisent un excellent miel et enfin par l’apparition de ses fruits, des genres de petites lanternes un peu comme sur les physallis, tout d’abord verts pour ensuite passer au brun et garnir l’arbre tout l’hiver.

En automne, son feuillage vert devient jaune doré, d’où son appellation anglaise de « Goldenrain tree » (arbre pluie d’or).

 

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C’est un arbre peu exigeant, qui donnera une meilleure floraison dans une situation ensoleillée et abritée du vent. Etant très résistant à la pollution, il est également un très bon choix pour la décoration des villes.

 Autre qualité non moins intéressante, il a une croissance rapide pour atteindre sa taille maximum de 12 à 15 mètres. Son écorce et son fruit contiennent de la saponine dont en Asie on fait du savon naturel. Dans le passé, avec ses petites graines rondes et dures, on  confectionnait des chapelets.

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Originaire d’Asie, Corée, Chine, Japon, traditionnellement il orne la tombe des mandarins. C’est en 1789 qu’ il a été introduit en France, sa découverte étant due à d’Incarville en 1750.

On l’appelle aussi « Bois de Panama » à ne pas confondre cependant  avec le Quillaja saponaria lui aussi appelé « Bois de Panama » mais qui est originaire d’Amérique du Sud.

 Cet arbre fait partie de la famille des sapindacées, une grande famille qui comprend environ 2000 espèces et qui tient son nom du genre Sapindus, c'est-à-dire « arbre à savon », qui produit des fruits utilisés comme noix de lavage. De nombreuses autres espèces de cette famille contiennent également des concentrations élevées de saponine.

13:37 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : arbres, savonnier, koelreuteria paniculata |  Facebook | |