NATURE ET JARDIN - Page 6

  • LA FIN DU "GROS EUGENE"

    arbres,peuplier du canada,dégâts,tempêtesAvant toute chose je voudrais remercier les nombreux visiteurs qui ont fréquenté mon blog les derniers jours de  l’année 2011 et le premier de l’an 2012. En effet, pas moins de 1586 personnes y sont passées avec un record le 31 décembre avec 777 visiteurs.

     L’an 2012 est un peu particulier, l’hiver reste très clément avec des températures jamais atteintes depuis 1830 en Belgique mais aussi des tempêtes qui provoquent bien des dégâts aux constructions, à la nature et aux humains puisque des personnes y ont perdu la vie.

     Parmi les dégâts causés aux arbres, il faut signaler la fin du « Gros Eugène », le plus gros arbre de la forêt de Soignes, forêt qui avait fait l’objet d’une note courant décembre lors de mon épisode bruxellois. Le « Gros Eugène » était âgé de 80 ans, c’était un peuplier du Canada dont la circonférence de tronc faisait 6 mètres. Habitant plus particulièrement l’arboretum de Groenendael créé en 1897, qui compte plus de 400 arbres et arbustes, il continuera cependant une seconde vie puisqu’il ne sera pas débité et qu’il restera sur place comme attraction.

     Pour imager un peuplier du Canada, j’ai prélevé la photo ci contre sur le site : http://verger-des-dix-bonniers.skynetblogs.be , il ne s’agit donc pas du « Gros Eugène ».




     Pour parler quelque peu du peuplier, il faut savoir qu’il en existe différentes variétés, le peuplier d’Italie (originaire d’Iran !), le peuplier grisard, le peuplier blanc, le peuplier tremble ou encore le peuplier du Canada qui est en fait un hybride spontané apparu en France en 1750.

     Le peuplier est évoqué dans la mythologie grecque, Hercule portait une guirlande de feuilles de peuplier noir et lors de son combat contre Cerbère, le gardien de l’enfer, la sueur qui perla de son front changea la couleur du feuillage qui devint blanc.

  • MEILLEURS VOEUX 2012

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    En cette fin d’année, je voudrais présenter mes meilleurs vœux pour une excellente année 2012 à tous mes visiteurs, réguliers ou occasionnels, à leurs familles et amis , que cette nouvelle année soit sous le signe de la Paix et du Bonheur.

     

    Le nouvel an est l’objet de traditions qui diffèrent fortement d’un pays à l’autre, en Belgique et plus particulièrement en province de Liège, le 1ér janvier, on mange en famille de la choucroute avec une pièce sous l’assiette, dans la main ou dans la poche, ainsi on aurait de l’argent toute l’année.

    Et comme mes visiteurs viennent du monde entier, à leur intention :

    prost Neujahr - happy new year - sretna nova godina - bloavez mat - chestita nova godina - kung hé fat tsoi - xin nièn hao - pace e salute - godt nytår - feliz año nuevo - onnellista uutta vuotta - gelukkig Nieuwjaar - shana tova - boldog új évet - farsælt komandi ár buon anno - szczesliwego nowego roku - feliz ano novo - stastlivy novy rok  -  yeni yiliniz kutlu olsun

  • CONTRASTES

     

    Atomium bruxelles-ville-verte-cover2.jpgBruxelles, c’est 8000 hectares d’espaces verts, je vous ai présenté une toute petite partie des parcs et forêts et avec eux une biodiversité urbaine importante. Il faut aussi savoir qu’à travers ces territoires verts, ce n’est pas moins de 800 espèces de plantes, 45 espèces de mammifères, 92 espèces d’oiseaux nicheurs, 69 espèces de papillons de jour qui y ont trouvé leur habitat.

    Après quelque uns des parcs, je voudrais vous montrer un autre aspect des villes, je veux parler des « centres d’affaires » dans lesquels se dressent des immeubles de bureaux impressionnants par leur taille, leur architecture et par cette espèce de froideur artificielle qui s’en dégage.

    Bruxelles ne déroge pas à la règle, mais la fin de mon parcours à travers la ville devait inévitablement aussi passer par l’Atomium qui après la Grand Place dont j’ai parlé précédemment, est un site incontournable et tout à fait particulier.

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    Pour la petite histoire, l’Atomium a été construit à l’occasion de l’exposition universelle de 1958, il représente un cristal de fer agrandi 165 milliards de fois. Au départ, il était conçu pour durer 6 mois, aujourd’hui il symbolise vraiment la ville de Bruxelles et son attrait touristique est aussi important que la Grand Place ou Manneken pis.

     Je suis donc passé du plateau du Heysel et du parc très vert qui l’entoure à ce quartier d’affaires, ce qui m’a permis de mettre en évidence des contrastes assez particuliers. Atomium 2.jpg

    Tout d’abord ce contraste de l’architecture très moderne de  l’atomium, même s’il date de 1958, avec la nature qui l’entoure. Contraste et combat assez inégal de ce platane et ses petits fruits en forme de boule avec les grosses boules de l’Atomium.  J’ai beaucoup aimé aussi le caractère bucolique de ce paysage, cette petite chapelle blanche discrètement posée dans la nature avec en toile de fond le sommet de l’Atomium qui ne dépare en rien l’esthétique du panorama.

    «La nature procède par contrastes. C'est par les oppositions qu'elle fait saillir les objets. C'est par leurs contraires qu'elle fait sentir les choses, le jour par la nuit, le chaud par le froid, etc.; toute clarté fait ombre. De là le relief, le contour, la proportion, le rapport, la réalité. »

     Victor HUGO.

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    Ensuite, il y a cet espèce de combat « David contre Goliath », entre les arbres plantés le long des boulevards et les immeubles de bureaux. Je dirais d’abord que les arbres apportent une note de chaleur et d’humilité devant le gigantisme de ces architectures. Ensuite en choisissant un bon angle de vue, on pourrait dire que la nature a pris le dessus et qu’elle impose à ces géants le respect.

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  • LE MYTHE DU BON SAUVAGE

    Ces dernières semaines, j’ai vraiment profité d'une météo très clémente pour passer beaucoup de temps dans la nature, et qui dit balade, dit flânerie et qui dit flânerie dit pensées qui vagabondent. C’est ainsi que m’est revenu à l’esprit le « Mythe du Bon Sauvage ».

     Le Mythe du Bon Sauvage , c’est une notion qui s’est surtout affirmée au 18èmesiècle et qui fait suite notemment à la découverte de l’Amérique, et aux bouleversements induits par la Révolution industrielle (réorganisation sociale, productivité, …). Elle répondait à la quête de nouvelles valeurs et au débat opposant « nature » et « culture ». Il s’agit en fait de l’idéalisation des hommes vivant en contact étroit avec la nature, vivre dans des lieux où paix et bonheur sont assurés par une nature bienveillante, un havre de paix pour toutes les âmes tracassées par un futur incertain.

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      Pourtant au 16ème siècle, Montaigne dans ses essais évoquait déjà cette espèce d’utopie : « l’idéalisation des hommes vivant au contact de la nature sans liens avec le monde "civilisé" ».

     On a parfois attribué erronément ce mythe à Jean Jacques Rousseau, qui affirme de son côté que : « La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable », mais c'était uniquement dans le but de critiquer la société du 18ème siècle. Cependant c’est sans doute Jean Jacques Rousseau qui est reconnu comme celui qui a participé le plus activement à travers son œuvre à ce mythe du bon sauvage.

     Nous les amoureux de la nature, nous nous reconnaissons sans doute un peu dans ce mythe du « Bon Sauvage », non seulement parce que les hommes en général ont la nostalgie du passé, et que ce mythe nous propose une image rassurante d’un primitif heureux qui vit en parfaite harmonie avec la nature.

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     Mes lectures de jeunesse m’avaient également fait rêver à cette vie dans la nature, comme dans « Robinson Crusoé », « Le dernier des mohicans » ou encore « Paul et Virginie ». Je me retrouve donc assez bien dans ce concept d’harmonie avec la nature.

      j’ai essayé de vous faire partager mes promenades à travers parcs, jardins et forêts  qui m’ont fait découvrir des sites très agréables, esthétiquement beaux, une nature telle que je l’aime. Et pourtant la plupart du temps cette nature a été façonnée par l’homme, et par conséquent on pourrait affirmer que tous ces sites, tous ces paysages  ne sont pas très « naturels », et que à contrario  ils devraient donc être définis comme « artificiels ». Me voilà donc un peu loin de mon mythe !

      Aujourd’hui les scientifiques évoquent le naturel d’un site en parlant de sa naturalité, un néologisme traduit de l’anglais « Wilderness » qui englobe une série de concepts tels que l'ancienneté de l'écosystème,  l'absence de signes de perturbation due à l'homme, etc…

     Aux Etats-Unis, la loi sur la protection de la nature (Wilderness Act), loi fédérale votée en 1964, en donne la définition suivante : « un lieu où la terre et sa communauté de vie ne sont point entravés par l'homme, où l'homme lui-même n'est qu'un visiteur de passage. » Il s’agit donc de sites ou de paysages qui ont gardé leur caractère authentique et sauvage.

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     En y réfléchissant bien, on peut se demander si dans nos régions, quelque site peut encore entrer dans cette catégorie. En effet, pratiquement toutes nos forêts sont gérées et exploitées, elles gardent un caractère naturel mais ne répondent pas à la définition et ce n’est pas les lois de protection de l’environnement qui y changeront quelque chose.

     Il en est ainsi de nombreux espaces « naturels » qui ont colonisé des zones défrichées, drainées, incendiées, asséchées ou simplement abandonnées soit par l’homme, soit du fait de catastrophes (guerres, accidents, …). Notre environnement naturel ne l’est pas tellement mais ça ne change pas grand-chose à notre plaisir et à la beauté des lieux.

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      Pour en revenir à mes balades, j’ai apprécié l’esthétique de ces groupements d’arbres qui ne sont bien sûr pas « naturels », j’ai apprécié la présence de ces animaux qui eux non plus ne sont pas là « naturellement », mais après tout qu’importe le plaisir était bien présent.

     L’ artificialité, pour utiliser un autre néologisme, ne m’ a enlevé aucunement le bonheur du « Bon Sauvage » qui sommeille en moi.

     

  • ETANGS DANS LA VILLE

     

    J’ai eu l’occasion de vous promener à travers divers parcs publics de la ville, autant de lieux » naturels » tellement importants dans la vie de tous les jours. Ce sont des sites propices à de multiples activités comme les balades, la détente, le repos, les activités sportives ou simplement pour l’observation de la faune et de la flore dans les écosystèmes qui y sont inévitablement présent.

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    Un autre milieu naturel présent et tout aussi agréable sont par exemple les étangs que l’on peut trouver en ville et que de plus en plus les amateurs apprécient dans leur jardin. Ils peuvent être de toutes les tailles, de quelques mètres carrés jusqu’à plusieurs dizaines d’hectares, ce n’est ni un lac, ni une mare.

     

    Un étang en ville, c’est d’abord un très beau point de vue, c’est la faune qui inévitablement va y apporter de la vie et c’est ensuite ses berges qui constitueront autant de lieux de promenades bien agréables.Etangs 1.jpg

     

    Pour imager ce genre de site, c’est aux Etangs d’Ixelles, une commune de l’agglomération de Bruxelles, que je vous emmène.

     

    A l’origine, on comptait pas moins de 4 étangs formés par le cours d’un ruisseau appelé Maelbeek. Aujourd’hui, c’est en fait 2 étangs, le premier résulte de l’assèchement partiel en 1860 du Grand étang tandis que l’autre est le résultat de la réunification de 2 étangs.

     

    A quelques pas de là, c’est le magnifique site de l’abbaye de la Cambre  et  le bois de la Cambre qui complètent le tableau. L’ensemble est sans conteste l’un des sites les plus agréables de l’agglomération de Bruxelles.Etangs 3.jpg

     

    Dans un de ses écrits, Paul Hymans décrivait ainsi ce site :

     

    « Il y avait, au bord des eaux, des guinguettes, où la bière brabançonne arrosait la gaufre dorée, et qui durant les belles après-midi de congé du printemps et de l’été, retentissaient des refrains et des cris d’enfants. Là, sur la côte, s’étageait, au centre des tonnelles, la Maison Rouge. Autour des étangs où se balançaient des verdures aquatiques, couraient des sentiers, au coin desquels des fermes et des métairies, demeures rustiques, égarées aux portes d’une Capitale ouvraient leurs volets verts… »

     

    Cet endroit est d’autant plus agréable que toutes les maisons qui bordent ces étangs sont autant d’exemples typiques de l’architecture du début du XXè siècle ou encore de l’art nouveau cher à Victor Horta.

     

    Au même titre qu’Uccle, Ixelles fait partie de ces quartiers chics qui attirent nos voisins et particulièrement nos amis français qui y viennent en masse. Il faut dire que la fiscalité en Belgique est moins forte qu’en France et notamment l’impôt sur la fortune, ceci expliquant sans doute cela. Et avec les moyens de transport actuels, Bruxelles n’est plus qu’à 1h22 de Paris. Mais tout cela nous éloigne du sujet !

     

    C’est en flânant qu’on découvre véritablement une ville et les surprises peuvent être nombreuses comme ce « jardin » sur le toit de cet immeuble de 7 étages avec vue sur les étangs.

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    L’abbaye de la Cambre constitue elle aussi un site à ne pas rater, tout d’abord l’abbaye elle-même avec sa cour d’honneur, son église, son cloître et … ses jardins étagés.

     

    Des jardins étagés à la Française réaménagés en 1924 et qui se composent de cinq terrasses successives.

     

    Havre de paix dans le fracas de la ville, le jardin de l'abbaye de la Cambre est un site pittoresque chargé d'histoire. Les jardins, aménagés au début du XVIIIe siècle, sont composés de cinq terrasses successives. On y accède par une entrée de style Louis XIV, avec ses deux piliers à bossage accostés de volutes et surmontés de vases. L'escalier monumental, avec ses deux larges volées de marches, crée une imposante symétrie. Les bâtiments sont de style français du XVIIIe siècle. L'église remonte au XIVe siècle. À la première terrasse, à droite, un élégant petit pavillon Louis XV. Au sud des jardins, la chapelle Saint-Boniface. En face, se dresse le monument réalisé par Pierre Braecke en 1922 et dédié à l'écrivain Camille Lemonnier. (OPT)

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    Et que dire des ces arbres taillés sinon qu’ils donnent une note surréaliste à cet ensemble et que le contraste avec les bâtiments modernes tout proches est vraiment étonnant.

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  • L'ARBUSTE AUX BONBONS

    CALLICARPA BODINIERI : En cette saison il ne passe pas inaperçu, en effet ses petit fruits mauves contrastent fortement dans le décor automnal. C’est un arbuste qui trouvera facilement sa place dans un massif et ce qui ne gâche rien qui est de culture plutôt facile. Le genre comprend environ 150 espèces qui en général ne dépassent pas 3 mètres. arbuste,callicarpa,arbuste aux bonbons,liebesperlenstrauch,beautyberry,violet

    Il est conseillé de les abriter des vents froids et un bon paillage au pied est nécessaire pour les protéger des fortes gelées, surtout pour les jeunes individus.

    La floraison estivale n’est pas très remarquable mais que dire de ses petits fruits qui apparaissent en automne et qui persisteront jusqu’en fin d’année. Ils sont d’abord de couleur blanc un peu verdâtre, ils vireront au lilas et finiront dans cette belle teinte violette tirant sur l’améthyste. En allemand, on parle de « liebesperlenstrauch » (buisson à perles), tandis qu’au Etats-Unis il est appelé « Beautyberry ».

    Pour obtenir une bonne floraison, il est utile de grouper plusieurs plantes car le callicarpa doit s’autoféconder et un apport de pollen extérieur lui facilitera la vie. De même un manque d’insolation aura pour résultat une floraison minable et par conséquent une faible fructification.

    Après la chute des fruits, cet arbuste qui n’a pas un feuillage très dense, demande une taille assez sévère, il présentera de cette manière une bien meilleure densité. Le nom Callicarpa vient du grec kallos, beau, et karpos fruit.

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    Et pour parler un peu de cette belle couleur violette, et pour ceux qui y croient, voici ce qu’elle peut signifier :

    Mélange subtil de rouge et de bleu, le violet symbolise la pureté, la spiritualité, le mysticisme, l'introspection, la méditation. C'est la couleur favorite du Sagittaire et du Gémeaux.Le violet est parfois considéré comme une couleur désagréable car elle évoque la mélancolie et la solitude. Ceux qui sont attirés par cette couleur aiment le mystère, l'insolite, ils se complaisent dans la solitude et dans le rêve.

    Ce sont souvent des personnes plus attachés aux valeurs spirituelles qu'à celles matérielles, et qui, parce qu'elles sont ailleurs, peuvent paraître hautaines. A l'opposé, les personnes qui n'aiment pas le violet sont souvent très attachés aux biens matériels, méfiantes, et craignent d'être abusés.

    Ses vertus curatives sont nombreuses, la couleur violette a une forte action sur l'émotivité, et de ce fait peut aider à combattre toutes les émotions violentes, phobies, angoisses, colère, etc.. Le violet aide à trouver l'harmonie entre pensée et action.

    (référence et suite sur  : http://www.chm.be)

  • LE SAPIN "DURABLE" DE LA GRAND PLACE

     Sapin Bruxelles.jpgComme chaque année un sapin de Noël a été installé sur la Grand Place de Bruxelles et cette année, il s’agit d’un arbre provenant d’une forêt wallonne « gérée durablement ». Cette forêt, située dans les cantons de l'Est près de Verviers, est certifiée PEFC (Program for the Endorsement of Forest Certification Schemes). Avec ce choix de sapin "durable", la ville de Bruxelles soutient ainsi l'année internationale des forêts, proclamée par les Nations unies. Cet impressionnant sapin à 19 ans, une taille de 19 mètres et un poids d’environ 5 tonnes.

    La Grand Place de Bruxelles mériterait à elle seule tout un blog, mondialement connue elle est considérée comme une des plus belles place du monde.Sapin Bruxelles 5.jpg

     

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    PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes ou Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières) a vu le jour en 1999 à l'initiative de douze pays européens, dont la Belgique. Ce programme, qui a très vite bénéficié du soutien des différents acteurs concernés de près ou de loin par la forêt, s'est développé pour devenir un système de certification mondialement reconnu. Les principes fondamentaux du système sont l'ouverture au dialogue, la recherche de consensus, la transparence, une évaluation périodique et une amélioration continue. La procédure PEFC implique tous les acteurs dans le domaine du bois : propriétaires forestiers, industrie, organisations environnementales, scientifiques et usagers de la forêt.

    PEFC est le plus important système de certification forestière au monde, représentant plus de 224 millions d'hectares de forêts certifiées.

    Il s’agit donc d’un espèce d’écolabel, une marque de certification de gestion forestière dont le but est de favoriser la gestion durable des forêts tellement importantes pour notre environnement. Ce label apposé sur un produit en bois ou à base de bois doit vous garantir qu’il est constitué d’au moins 70% de bois issu de forêts gérées conformément aux recommandations du programme.Sapin Bruxelles 2.jpg

     

    Garantie ou pas garantie ?

    En effet des associations de défense de l’environnement suspectent que la création du label PEFC n’est qu’une opération de marketing (écoblanchiment) utilisée par des industriels du bois pour donner à l’opinion publique une image écologique responsable, pour preuve les critères pour obtenir le fameux label seraient peu contraignants.

     

    A chacun de faire son idée, et un petit exemple parmi d’autres en évoquant le label « saucisson d’ardenne » (produit typiquement Wallon) et qui est contesté par des industriels flamands.

    Ce label initié par le gouvernement wallon prévu pour protéger les charcuteries de petits producteurs du terroir est menacé par deux importantes entreprises agroalimentaires basées... en Flandre et dont l’une d’elles n'a pas hésité à délocaliser une production vers le nord du pays tout en profitant de la notoriété de la qualité ardennaise pour écouler ses produits.

    Et pour être un peu chauvin, sur la Grand Place de Bruxelles, vous y trouverez entre autres les fameux chocolats belges (les meilleurs au monde !Rigolant) ainsi que la réputée dentelle de Bruxelles.

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    Pour en revenir à notre sapin, et pour la petite histoire, l’an passé l’Agence Wallonne à L’Exportation (AWEX) avait offert le sapin de Noël pour orner la place Saint Pierre à Rome. Ce sapin provenait lui aussi des forêts de l’Est de la Belgique, il avait 30 mètres de hauteur, 2 mètres 65 de circonférence, 90 ans et 14 tonnes, dont coût pour la Région Wallonne : …..29000 euros. Une publicité un peu chère pour beaucoup, ……… la Wallonie produit chaque année 3 à 4 millions de sapins dont 80% sont exportés.

    Ce que l’histoire ne dit pas c’est qu’un écureuil habitait ce grand sapin et qu’il est maintenant SDF (info ou intox ? Rigolant)

  • PARCS PUBLICS (4)

     

    Parc Seny 4.jpgJe continue la découverte de la vallée de la Woluwe à travers les jardins et parcs publics, en remontant le Boulevard du Souverain qui longe les Etangs Mellaerts dont j’avais parlé dans une précédente note.

     

    Me voici donc au Parc Seny (superficie +/- 3 Ha)  du nom de l’industriel Albert Seny. Autrefois près de l’entrée du parc se trouvait un moulin à eau du XIIIe siècle qui servait à la fabrication de papier. Albert Seny en devint propriétaire en 1836 et il en fera une teinturerie de coton. Au début du XXe siècle, la construction du boulevard du Souverain exproprie les petites industries afin de sauvegarder le prestige de la nouvelle avenue et d’y aménager de nombreux espaces verts. Le terrain du parc qui faisait partie des parcelles expropriées resta en friche pendant de nombreuses années et ce n’est qu’au début des années 1960 que les autorités décidèrent de le réaménager.

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    Le parc Seny contient une grande variété d’arbres remarquables : des pins noirs, un chêne à cupules chevelus, un chêne de Hongrie, un bouleau de jacquemont, un saule blanc et diverses sortes de peupliers et de  noisetiers.

     

    Le long de la Woluwe l'épilobe hirsute et les salicaires y prolifèrent, les plantes d’eau créent un biotope favorable  aux gardons, aux perches et aux épinoches. C’est aussi un lieu privilégié pour les chauves-souris, pas moins de 14 espèces y sont recensées et en particulier la barbastelle, le vespertilion des marais, le vespertilion à oreilles échancrées et le grand murin.

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    Tout juste à côté se trouve le parc Ten Reuken (Bois défriché) d’une superficie de +/- 6 Ha, de nouveau un parc paysager avec un très bel étang. Celui-ci a été officiellement inauguré en 1910, il est en somme un reliquat de la forêt de Soignes toute proche. Qui dit étang, dit toute une faune et particulièrement des oiseaux, c’est ainsi qu’on peut y observer : des poules d’eau, des ouettes d’Égypte, des colverts, des foulques, des hérons, des grèbes huppés ou encore des fuligules morillons.

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    Comme au parc Seny, une multitude de chauves-souris y ont trouvé un terrain de chasse privilégié. Et ici aussi de nombreux arbres remarquables y sont répertoriés : cyprès chauve de Louisiane, cèdres du Liban, érables argentés, tulipier de Virginie, chêne des marais, etc.

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  • BRUMES DE NOVEMBRE

     De mes balades en forêt et en parcs publics, je n'ai pas retenu que la flore et la faune, j'ai aussi saisi l'ambiance qui peut parfois être assez particulière. L’automne est la saison aux multiples facettes, aux multiples ambiances, tantôt le soleil illumine la nature qui a pris ses belles teintes dorées, tantôt ce sont les brumes et brouillards qui donnent une note mystérieuse au paysage.

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    La brume est une des multiples formes sous laquelle se présente l’eau dans l’atmosphère, on parle dans ce cas d’hydrométéores, et en y réfléchissant bien, elles sont nombreuses : pluie, bruine, neige, grêle, brouillard, etc. et leur dépôt sur la nature donne la rosée, le givre ou le verglas.

    En principe, la brume a la même composition qu’un nuage qui toucherait le sol et cette composition est influencée par différents facteurs environnementaux comme la pollution, les vapeurs issues du sol, les poussières, etc. c’est ainsi qu’au dessus des villes on parle de « smog » ou brumes de pollution.

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    Le processus de formation de la brume est identique à celui des nuages ou du brouillard, il résulte du refroidissement d’un volume d’air jusqu’à la condensation d’une partie de sa vapeur d’eau. La différence entre la brume et le brouillard tient essentiellement dans la densité dans l’air des gouttelettes et de leur taille. Les météorologistes parlent de brouillard si la visibilité horizontale est de moins de 1 km.

    Les brumes, en effet il faut parler de brumes tant la variété de celles-ci est grande, s’enrichissent en fonction de différents éléments, c’est ainsi qu’on distingue : les brumes de chaleur qui annoncent un été une belle journée, les brumes de vallée, les brumes de précipitation, d’évaporation, d’inversion, etc.

    Dans certaines régions et en particulier en zone tropicale, on parle de « forêts de nuages », ce sont des forêts qui baignent dans une brume quasi permanente, et dans lesquelles s’est créé un écosystème particulièrement riche.

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    Dans ces écosystèmes prolifèrent une flore particulière, notamment des espèces épiphytes, c'est-à-dire des plantes qui se servent d’autres comme support telles que les orchidées ainsi qu’une faune tout à fait particulière, une salamandre sans poumon qui respire par la peau ou encore une grenouille de verre, transparente qui pond ses œufs sur les arbres.

    Le côté un peu mustérieux de la brume a aussi été souvent exploité en poésie et littérature :

    "Cette brume de la mer me caressait comme un bonheur" Guy de Maupassant

    « Cela datait de loin, de très loin, c'était perdu dans cette brume où l'esprit semble chercher à tâtons les souvenirs et les poursuit, comme des fantômes fuyants, sans les saisir. » Guy de Maupassant.

    « Comme les matelots en détresse, elle promenait sur la solitude de sa vie des yeux désespérés, cherchant au loin quelque voile blanche dans les brumes de l'horizon. » Gustave Flaubert – Mme Bovary

  • TOUJOURS VERTS

    HEDERA HELIX – Pour le moment cet envahisseur, je veux parler du LIERRE, est bien visible car contrairement à pas mal de plantes, il reste vert toute l’année. Il grimpe, il couvre, il rampe, tout lui est bon pour assouvir ses besoins d’expansion, ses tiges ligneuses pouvant facilement atteindre une trentaine de mètres.Lierre 3.jpg

    Ses feuilles se présentent sous différentes formes selon leur fonction, sur les tiges qui ne fleurissent pas, elles sont divisées en 3 ou 5 lobes tandis que sur les tiges fleuries, elles sont de forme ovale.

    Le lierre est parfois appelé « Bourreau des arbres »,  surnom non mérité puisque contrairement à ce qu’on croit habituellement, ce n’est pas une plante parasite, il utilise simplement l’arbre comme support, il n’affecte pas sa croissance et peut même le protéger des intempéries et des rongeurs.

    La floraison apparaît en septembre – octobre et la fructification fin de l’hiver –début du printemps. Ses petites baies sont toxiques pour l’homme mais pas pour les oiseaux qui en profitent à une période difficile.

    L’origine de son nom vient du latin haedere (s’attacher) et Helix (spirale), sa longévité est particulièrement importante puisqu’il peut vivre plusieurs siècles.

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    De tout temps, on a attribué au lierre des vertus médicinales qui restent à prouver. Ainsi, les Grecs anciens buvaient du vin dans lequel avaient macéré des feuilles de lierre, préparation qui devait les protéger contre les empoisonnements. D’autre part dans la mythologie romaine,  Bacchus, le Dieu du vin, était représenté avec une couronne de lierre qui, croyait-on, protégeait le buveur contre les inconvénients de l'ébriété...

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    Les herboristes et les guérisseurs de l'Europe ancienne attribuaient à la plante des propriétés purgatives, vermifuges, fébrifuges et sudorifiques. Les usages médicinaux qu'ils en faisaient étaient beaucoup plus nombreux que les usages actuels où seuls ont été retenues ses propriétés pour soigner l’inflammation des bronches et des voies respiratoires.

     

    ILEX AQUIFOLIUM – Voilà une autre plante ou plutôt un petit arbuste, parfois un arbre à feuillage persistant, le HOUX. Lui aussi présente une longévité qui peut aller jusqu’à plus de 300 ans. Ses feuilles persistent en général 3 ans, normalement épineuses, elles sont lisses  sur les individus âgés.Lierre 5.jpg

    C’est une espèce qui présente la particularité de posséder des pieds mâles et des pieds femelles, ceux-ci ne fleuriront que si un pied mâle est à proximité. Les petits fruits rouges apparaissent en fin d’été, uniquement sur les individus femelles, ils persisteront tout l’hiver et sont toxiques.

    C’est une plante qui supporte bien les situations ombragées et semi ombragées, relativement rustique, elle se prête bien aussi à l’art topiaire.

    Depuis toujours, le houx est un symbole des fêtes de fin d’année exprimant à l’origine la persistance hivernale de la vie végétale.

    Pour les chrétiens, le houx est associé à la naissance de l'Enfant Jésus. Le roi Hérode cherchant à massacrer tous les nouveau-nés juifs pour éliminer celui que l'on annonçait comme le roi des juifs. Marie, Joseph et leur enfant s'enfuirent vers l'Égypte et à l'approche d'une troupe de soldats, ils se cachèrent dans un buisson de houx, qui, dans un élan miraculeux, étendit ses branches pour dissimuler la Sainte Famille derrière son épais feuillage épineux. Sauvés, Marie bénit le buisson de houx et souhaita qu'il restât toujours vert en souvenir de sa protection et comme symbole d'immortalité.

    Et pour la petite histoire, dans la saga Harry Potter, la baguette magique de Harry est en bois de houx.

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  • SUITE DES PARCS PUBLICS

     Je poursuis mon parcours des parcs publics de la ville avec tout à côté du parc Parmentier, les étangs de Mellaerts et le parc de Woluwé. Le parc des Etangs de Mellaerts a une superficie d’un peu plus de 9 hectares, c’est une zone de loisirs constituée de 2 étangs, un pour la pêche et l’autre pour le canotage, et d’un mini golf.

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    Parc de Woluwe et étangs Mellaerts dans Bruxelles 2009

     Véritable havre de paix coincé entre des boulevards empruntés par tout ce que Bruxelles compte de navetteurs, le parc de Woluwé n'en reste pas moins un des endroits privilégiés de celles et ceux qui ont envie de respirer un peu d'air frais et, pourquoi pas, de faire une balade en barque ou en pédalos sur les étangs tout proches. Le tour dudit étang est une balade classique et permettra de se rendre une nouvelle fois compte que Bruxelles est une des villes les plus vertes d'Europe. Une brasserie située à une de ses extrémités permettra même aux amateurs de bonne chaire de se sustenter plus qu'honorablement ou tout simplement de prendre un rafraîchissement pour se remettre de l'effort physique accompli.

    Cet article est paru dans le guide Bruxelles 2009

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    C’est en 1883 que François Mellaerts et son épouse achètent des terrains agricoles et des prairies appartenant aux Hospices civils de Bruxelles. En 1898, l’entrepreneur Edmond Parmentier qui a en charge la construction de l’Avenue de Tervueren signe une convention avec François Mellaerts, il lui attribue un nouveau terrain avec deux étangs en échange de sa propriété. La convention prévoit que François Mellaerts doit préserver la vue sur ses étangs à partir de l’Avenue de Tervueren.

     

    Qui dit étang, dit évidemment toute une faune aquatique, c’est ainsi qu’on peut y observer des cygnes, des bernaches du Canada, des oies de Magellan ou encore des ouettes d’Egypte. Les prairies humides ne sont pas en reste avec quelques espèces végétales telles que la brunelle, le lysimaque nummulaire ou le bugle rampant. Et bien sûr une multitude d’arbres : hêtres pleureurs, saules blancs, érables argentés, mélèzes, pins, etc….







     

    De l’autre côté du Boulevard, c’est le Parc de Woluwé qui m’attend mais là compte tenu de sa taille de 71 hectares c’est à vélo que je le découvre. Et bien m’en pris car ça monte et ça descend dans tous les sens. C’est une succession de grandes pelouses, d’arbres de différentes variétés (+/- 180 espèces) dont des séquoias géants et d’étangs, son style romantique lui vaut le qualificatif de « paysage anglais ».

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    Le parc est traversé par la « promenade du chemin de fer », une ancienne ligne de chemin de fer de +/- 6km  aménagée pour les piétons et les cyclistes.

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  • L'ETANG BLEU ET L'ETANG VERT

    Pour continuer ma découverte des parcs publics de la ville, c'est aujourd'hui au Parc Parmentier que je vous emmène. Il doit son nom à Edmond Parmentier, un entrepreneur qui débuta la construction de l'Avenue de Tervueren en 1895.  D'une superficie d'un peu plus de 2 hectares, il fait partie d'un ensemble avec le Parc de Woluwe et les étangs Mellaerts. C'est en fait un reliquat des anciens marais de la Woluwe, il est constitué d'une partie haute bien ensoleillée avec un chemin de ronde et d'une partie basse plus ombragée qui comporte deux étangs. Dans la partie haute, on peut y découvrir plusieurs dépendances : une chapelle néogothique, plusieurs pavillons évoquant des cottages anglais, des anciennes écuries, etc...

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    Ce parc comporte quelques arbres remarquables dont la circonférence est assez impressionnante : Séquoia géant (467 cm), Robinier faux acacia (362 cm), Chêne rouge d'Amérique (335 cm) ou encore Hêtre d'Europe (308 cm), etc...

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    Les deux étangs de la partie basse sont reliés par une cascade en faux rochers sur laquelle est jeté un pont rustique avec des rambardes imitant des branches entrelaçées. Assez étonnant ces deux étangs sont complètement différent, le premier a un aspect normal où le ciel bleu de ces beaux jours ensoleillés se reflète à merveille, tandis que le second est entièrement vert recouvert d'un  espèce de tapis de végétation.

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