JARDIN - Page 3

  • LES TRAVAUX AU POTAGER ..... suite 2

     

    Comme le soleil est toujours aussi généreux, les travaux de nettoyage continuent de plus belle, en fait il reste à terminer la taille des arbres et arbustes, le terrain en lui même est pratiquement prêt pour le bêchage.

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     Le futur poulailler est maintenant dégagé, et tout de suite il a l’air d’être rajeuni de quelques années. Un petit coup de peinture et quelques réparations  de chirurgie esthétique le rendront tout à fait acceptable.

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     Le midi c’est un repas paysan traditionnel de la région qui nous attend : une purée de pommes de terre au paprika et aux oignons, accompagnée d’une soupe de cerises et pommes ainsi que des petits « burgers » de porc préparés avec du pain, des œufs, des oignons et des épices. Le tout servi avec un petit vin blanc local, sans oublier les assiettes métalliques d’époque. Pour terminer ce sont de beignets garnis ou non de confiture d’abricots, bref tout ce qu’il faut pour repartir plein d’énergie au travail.

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     Le bêchage peut alors commencer, tout d’abord le long de la clôture mitoyenne afin d’y transférer au plus tôt les plants de framboisiers et les fraisiers. La terre s'avère légère, assez grasse, un peu sablonneuse, de bonne augure pour les futures cultures. Pas besoin de beaucoup d'efforts pour faire pénétrer la bêche, le travail s'avère moins pénible que prévu. Jusqu’à présent c’est plus ou moins 15m² qui sont retournés, il ne reste donc plus que 1485 m² pour terminer le tout.Rigolant A ce rythme si mes calculs sont exacts il me faudra donc 100 jours pour y arriver. J’ai bien eu de l’aide mais il faudra que j’en trouve d’autres pour faire ce travail dans un délai raisonnable.

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  • LES TRAVAUX AU POTAGER ... suite

     Beaucoup d’engouement, de perplexité et d’encouragements pour notre projet, qui avance doucement mais sûrement. Et comme la plupart veut suivre l’évolution du projet, nous allons essayer d’être réguliers dans nos messages.  Hier la pluie nous a empêché tout travail mais aujourd’hui, le soleil revenu, nous poursuivons notre chantier, nettoyage et évacuation des déchets. Déjà 2 remorques bien remplies de briques et bétons ainsi qu’un très beau tas de déchets végétaux.

    potager,pyrrhocoris apterus,gendarme

    Et puis, nous ne sommes pas seuls nom d’une punaise, des  Pyrrhocoris apterus autrement dit des gendarmes assistent en se prélassant au soleil à toutes nos actions. Et notre journée est rythmée au passage du petit train régional qui, sans doute, disparaîtra bientôt. jardin 6.jpg

  • LES TRAVAUX AU POTAGER - ETAPE 1

     

    Le début des travaux a commencé, en somme la plus grande partie du terrain est assez propre, peu de déchets à évacuer, rien de grave. La journée est belle, le soleil généreux et à l’abri du vent ses rayons nous ont déjà bien réchauffés. Nous avons même pu prendre un bon déjeuner dehors, il y a quelques jours c’était encore impensable.

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     Dans nos travaux, un  petit coin s’avère plus encombré que prévu, des déchets de briques, de béton et quelques grosses poutres de bois étaient apparents mais certains étaient quelque peu enterrés. Résultat quelques centaines de kilos qui rempliront aisément 2 remorques. Sans compter le résultat de la taille des framboisiers, ceux-ci seront déplacés et garniront la clôture mitoyenne, tous les plans sont dans nos têtes, l’enthousiasme règne en maître.

     

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     En fin de journée, un peu courbaturé, les muscles un peu endoloris, nous savourons cette première journée au grand air. Bientôt nous pourrons retourner le terrain et passer aux choses sérieuses.

     

  • SORTIE D'HIBERNATION

    Cet interminable hiver semble enfin prendre fin, hiver tellement utile pour le repos des végétaux et période de réflexion pour les jardiniers. Les esprits chagrins n’ont pas manqué de pesté sur le temps, pourtant comme le prétend John Ruskin : « Le soleil est merveilleux, la pluie rafraîchissante, le vent fortifiant, la neige vivifiante; il n'existe pas de mauvais temps, juste différentes sortes de beau temps. »

    Cet hiver les évènements liés à notre consommation quotidienne, telles que viandes suspectes, légumes et fruits forcés, saturés de pesticides, etc. ont provoqué une réflexion quant à notre alimentation et sa répercussion sur notre santé.

    J’aurai l’occasion de revenir sur ce sujet à plusieurs reprises, et notamment sur les grands principes de nos besoins quotidiens en protéines, etc. La base d’une bonne alimentation étant de disposer de fruits, légumes et viandes de qualité, quoi de plus normal que de les produire soi-même. Nous voilà donc repartis dans l’élaboration d’un potager qui nous fournira tout au long de l’année les légumes nécessaires à notre alimentation.

    Encore fallait t-il trouver un terrain ! Le voici, il a besoin d’être nettoyé, d’être labouré, d’être préparé, ce sera notre première grosse tâche. Mais le cœur y est, un peu d’huile de bras et de motivation, et tant le moral que le physique suivront. Ce terrain d’environ 1500 m² semble sans doute un peu vaste, mais qu’à cela ne tienne, les exercices physiques et la vie au grand air ne peuvent qu’être bénéfiques sur notre santé.

     

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    Il y a sans doute quelques coins à nettoyer, c’est ici que nous comptons faire un enclos pour élever nos poulets. De l’autre côté ce sera pour nos poules pondeuses. Au travail, il n’y a pas de temps à perdre.

     

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  • POTS EN PAPIER - COMMENT LES FAIRE ?

    source : http://www.conseils-coaching-jardinage.fr/2013/02/pots-en-papier-comment-les-faire/

    Faire des pots en papier soi même représente une belle économie pour votre jardin.

    Tout les matériaux utilisés pour faire c’est pots en papier viennent du recyclage. Vous n’avez rien à investir  et pourtant ça marche à la perfection.

    Quand on fait ses semis et plants de légumes, ou même ses plants de fleurs, on a besoin de godets ou pots de repiquage. Les plus courants sont les pots en plastiques. A la longue ils reviennent cher à l’achat car ils ne sont pas éternels et finissent par casser un jour ou l’autre. De plus, nombre de personnes n’aiment pas produire des déchets plastiques et c’est peut être votre cas.28-avril-2011-058_basilic.jpg

    Les pots en papier sont la solution parfaite à ces problèmes. Ils sont biodégradables, donc plus de déchets. Vous pouvez les faire vous même, à la demande en fonction de vos besoin, donc plus de stock ou de manque au moment où vous en avez besoin. Ils ne coutent rien à fabriquer, du moins du moment que vous n’achetez pas les outils du style Paper Potter® ou Pot Maker® qui servent à fabriquer des pots en papier.

     

     

    Pour faire vous même vos pots de papier, il vous faut:

        du papier journal, si possible noir et blanc.

        une paire de ciseaux

        une bombe aérosol (5 cm de diamètre)

     Pour faire précis, vous pourrez prendre en plus une règle pour mesurer vos largeurs de papier, mais ce n’est pas indispensable. On peut très bien faire sans, en coupant au juger.


  • L'ART TOPIAIRE

     

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    L’art topiaire, on aime où pas, personnellement je préfère la nature sauvage mais rendons grâce à ces artistes qui sculptent les plantes pour en faire de véritables œuvres d’art. Les photos de cette note ont été prises à Durbuy  à une cinquantaine de kilomètres de Liège en Belgique.

    Le Parc des Topiaires est annoncé comme étant le plus grand parc du monde consacré à cet art, la plus petite ville du monde possèderait donc le plus grand parc topiaire du monde !

    Les différentes sculptures sont taillées à 95% dans du buis (Buxus) et garnissent une quarantaine de parterres.

    L’âge moyen des plantes du parc est d’une quarantaine d’années, cependant une sculpture d’éléphant atteint l’âge respectable de 120 ans. Les sujets sont divers : du cœur transpercé d’une flèche au bain de soleil de « Pamela Anderson » en passant par des animaux de tout « poils ». Bref un magnifique jardin qui mérite certainement le détour.

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      L’étymologie du mot topiaire vient de « topiarius » qui désignait les jardiniers-esclaves égyptiens et syriens qui s’occupaient de l’ « Opus topiarium » dans la Rome Antique. On comprenait sous ce nom la culture et l’entretien des arbres et des arbrisseaux, la formation et la décoration de tonnelles et de bosquets, la taille des arbres verts, auxquels, au moyen de la serpe et du sécateur, on faisait prendre mille formes étranges d'oiseaux, d'animaux, de monstres. Pline l’ancien dans son ‘Histoire naturelle’ fait référence à l’art topiaire, une pratique réservée aux plus doués et aux plus patients de ses jardiniers.

     Au moyen âge, l’art topiaire est resté confiné aux monastères, c’est sans doute ce relatif anonymat qui lui a permis de passer au travers de nombreuses guerres pour réapparaître à la Renaissance. Ce serait sur base des descriptions de Pline l’ancien qu’Alberti (1404-1472) dans son traité « De re aedificatoria » (1452) remis l’art topiaire à la mode dans les jardins italiens du XVIIè siècle. Cette pratique s’étend alors à toute l’Europe et particulièrement en France grâce à André Le Nôtre, le jardinier de Louis XIV, architecte des magnifiques jardins du château de Versailles.

     De nos jours, tant les paysagistes que les amateurs s’inspirent des réalisations du passé pour créer des jardins labyrinthes, des allées géométriques ou encore des arbres disciplinés au milieu de parterres. Chacun peut laisser libre cours à son imagination avec ou sans l’aide du matériel vendu dans les jardineries.

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      "En pratique :

     Sachez qu’il est essentiel de travailler avec des outils propres et bien aiguisés. Il est même conseillé de désinfecter les outils lorsqu’on passe d’une plante à l’autre.

    Selon les formes que vous souhaitez réaliser, vous utiliserez : un sécateur, des ciseaux, des cisailles et même un taille-haie.

    Pour vous aider, faites appel aux cordeaux, guides et autres niveaux.

     Parmi les formes les plus courantes et les plus faciles à réaliser pour débuter, on trouve les boules, les cônes ou pyramides, les cubes. L’idéal est bien sûr de commencer sur un arbuste de petite taille. Le conseil principal que l’on puisse vous donner est de travailler progressivement, de faire le tour de la plante et de prendre du recul régulièrement pour pendre conscience de l’évolution de la taille. Travaillez toujours de haut en bas et du centre de la plante vers l’extérieur.

     Pour réaliser des formes plus complexes, comme les animaux, sachez qu’il existe une technique relativement simple. En effet, vous trouverez, dans les magasins spécialisés, des armatures métalliques de toutes formes. Il suffit de planter un jeune arbuste dans l’armature et d’attendre qu’il pousse. Lorsque les branches dépassent de l’armature, taillez-les."

    Fiche conseil "Truffaut"

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  • UN PETIT BOUT D'CHOU

    Ce n’est sans doute pas le plus noble des légumes, même s’il trônait aux banquets de Louis XIV, il était surtout très populaire auprès des populations paysannes. L’histoire du chou remonte très loin, c’est en effet il y a plus de 4000 ans que sa culture  a vu le jour. A l’origine le chou est une plante sauvage de la famille des crucifères, et contrairement à beaucoup d’espèces qui proviennent de guerres ou de relations commerciales avec l’Orient, il est originaire de l'ouest de l'Europe, où il pousse encore spontanément au bord de l'océan.

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    Répandu des rivages de la Méditerranée à ceux de la mer du Nord, ce légume fait bien partie de l’histoire de l’Occident.

    Et les références dans notre histoire sont multiples, notamment dans l’Antiquité grecque où on prétend qu’on le servait en soupe aux jeunes mariés le matin de leur nuit de noces : voilà d'où vient la légende des enfants qui naissent dans les choux.  Comme il avait la réputation de chasser les humeurs maussades, les grecs avaient coutume de le déguster avant leurs banquets orgiaques. Les Grecs comme  les Romains pensaient que les choux protégeaient de l'ivresse, ils en croquaient une feuille crue avant chaque banquet. Cette tradition se perpétue encore aujourd'hui dans de nombreux pays de l'Est pour limiter les conséquences d'une absorption abusive de vodka.

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    On prétend aussi que durant la guerre de Cent Ans, les batailles se gagnaient ou se perdaient selon que le ravitaillement en choux était parvenu ou non aux soldats? On lui reconnaissait aussi la vertu de protéger du scorbut, il faisait donc partie des victuailles des marins qui se rendaient aux Amériques.

    Lors de la construction de la Grand Muraille de Chine au IIIè siècle avant J.C., les ouvriers se nourrissaient de choux qu’ils conservaient dans des tonneaux de bois, le chou devenu aigre donne naissance à notre choucroute.

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     Du point de vue diététique, le chou est l’un des légumes les moins énergétiques (22kcal/100gr) et comme il peut se cuire à la vapeur, à l’eau ou dans une soupe, il ne nécessite aucune matière grasse. 200 gr de chou nous couvrent à 50% de nos besoins quotidiens en vitamine C (autant que 2 verres de jus d’oranges), à 100% de nos besoins en provitamine A et il fournit également une quantité importante de vitamine E. Il présente une forte concentration en minéraux : du calcium, du magnésium, du phosphore, du potassium, du sodium... et en plus faible quantité des oligo-éléments - zinc, cuivre, iode, fer, soufre, il est donc conseillé de le consommer comme reminéralisant, tonifiant et dépuratif.

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    Des études ont prouvé son efficacité anticancéreuse, le consommer 2 fois par jour réduirait significativement les risques de cancer, notamment du poumon.

    Enfin, il est très riche en fibres (3,4 g/100 g) qui agissent activement sur les transits les plus paresseux. En conclusion, le chou est l'allié de la forme et de la ligne, ou, autrement dit le compagnon idéal d'une alimentation saine et équilibrée.

     Issus de multiples croisements, les variétés de choux se sont multipliées au fil des siècles, on peut les classifier en choux à pommes lisses ou cabus (chou blanc, chou rouge), choux frisés (chou milan), choux de Bruxelles, choux à feuilles, choux fleur, choux brocoli ou encore choux raves.

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     Dans la langue française, de multiples expressions font référence au chou, parmi celles-ci :

    Avoir les oreilles en feuilles de chou, larges et très décollées.

    Faire ses choux gras de quelque chose, en faire ses délices, son profit.

    Il est allé planter ses choux, il s'est retiré à la campagne.

    On l'a envoyé planter ses choux, on lui a retiré son emploi.

    Faire chou blanc, échouer.

    Ménager la chèvre et le chou, ménager des intérêts contradictoires.

    Être dans les choux, être dans une mauvaise posture.

    C'est bête comme chou, extrêmement simple.

    Une feuille de chou, un journal quelconque, de médiocre importance.

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  • TROMPETTE DE VIRGINIE

    "Imaginer de loin, qu'un bignonier sonne ici de toutes ses trompettes rouges, la gloire de la canicule et le retrouver, tel que je l'exigeais, furibond de fleurs… ainsi recommencent en juillet les paisibles miracles d'un jardin de Provence."  Colette (1873 - 1954)

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     Voilà une plante intéressante, spectaculaire par sa floraison et par son feuillage touffu, une plante idéale pour couvrir un mur, une clôture ou une pergola. Je veux parler de la Bignone ou Campsis Radicans.

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    C’est avant toute chose une plante grimpante qui comme le lierre s’accroche grâce à ses racines adventives et par conséquent, en principe, pas besoin de prévoir un support. Une plante extrêmement vigoureuse qui peut grandir rapidement jusqu’à 8 à 10 mètres mais qui demande quelques années avant de fleurir abondamment.

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     Il est possible également de la contenir en buisson en la taillant régulièrement, elle devient alors une très belle garniture de clôture, de barrière d’entrée, etc. en donnant un petit air exotique, voire tropical avec ses fleurs en forme de trompette. Souvent oranges, parfois écarlates, elle existe aussi dans bien d’autres teintes, jaunes, blanches, bicolores, etc.

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     Elle est appelée également jasmin de Virginie (elle est originaire du Sud-Est des Etats Unis) ou Jasmin trompette, c’est avant tout une plante de soleil mais qui est très rustique puisqu’elle peut résister à des températures de -20°C.

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    Bignone 6.jpgLe nom Bignone a été dédié par Joseph Pitton de Tournefort (botaniste français) en 1694 à Jean Paul Bignon homme d'Église français, grand commis de l'État, prédicateur de Louis XIV et bibliothécaire du roi.

  • FLEURISSEMENT A GOGO

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    Le fleurissement des maisons et des villes a chaque année un succès grandissant, particuliers et communautés se démènent pour nous offrir des décors on ne peut plus charmants.

    Les villes et communes encouragent de plus en plus les particuliers a fleurir leurs maisons et leurs jardins afin d’apporter leur contribution à la beauté de leur municipalité. C’est le cas en France avec le Conseil national des villes et villages fleuris. Le concours se tient chaque année, il récompense les villes et villages les plus fleuris de France.

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    Cette année 6 communes ont accédé à la 4ème fleur, et sont venues rejoindre les 212 autres cités qui étaient déjà détentrices de ce label : Avoine (Indre et loire), Blanquefort (Gironde), Boussière sur Sambre (Nord), Holtzheim (Bas-Rhin), Perpignan (Pyrénées Orientales) et Trélazé (Maine et Loire).

    Chaque année le label « Fleur d’Or » est attribué à une ou plusieurs villes, c’est la plus haute distinction possible en matière de fleurissement, pour 2011 ce sont Aix les Bains (Savoie), ville de 28000 habitants  et Fraïsse sur Agout (Hérault) un village de 352 habitants  qui ont reçu ce prix.

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    Il faut dire qu’à cette époque de l’année les pépinières regorgent véritablement de plantes de toutes sortes et de toutes les couleurs. Pas besoin de grand discours, ces quelques photos parlent d’elles mêmes.

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  • LE PARFUM DES LILAS

    Aujourd’hui, il faut dire un grand merci à Victor Lemoine, en effet c’est principalement grâce à lui qu’en ce début de printemps nous profitons de l’agréable parfum et de la multitude des variétés de lilas. Blancs, bleus, roses, magenta, violets, à fleurs simples ou à fleurs doubles, ils fleurissent un peu partout en exhalant ce parfum tellement caractéristique. Victor Lemoine est un botaniste français de la fin du XIXè siècle, considéré comme un des maîtres de l’hybridation horticole et à qui ont doit pas moins de 64 cultivars de lilas.

    Son œuvre ne se limite pas aux lilas, il a travaillé sur une grande variété de plantes telles que astilbes, glaïeuls, pieds-d’alouette, potentilles, clématites, etc. c’est à lui que l’on doit également le premier pélargonium à fleurs doubles rouge.

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    Syringa Vulgaris, ou Lilas français se plaît en situation ensoleillée ou à mi-ombre et demande finalement peu d’entretien. On préconise de le tailler chaque année, de supprimer les fleurs séchées sous peine d’une floraison minable l’année suivante. Pourtant, bien souvent, on peut voir des arbustes laissés totalement sans soins et qui donnent une floraison abondante de la tête aux pieds.

    Cet arbuste de la famille des oléacées, comme l’olivier, le forsythia ou le jasmin peut atteindre environ 7 mètres de haut, il ne faut pas le confondre avec le seringat (Philadelphus) dont l’homonymie est proche.

    Le lilas peut être multiplié par bouturage, une opération somme toute assez simple identique à d’autres arbustes comme le wegelia ou le forsythia. Il s’agit de prélever une jeune pousse aoûtées (20 cm) en conservant de part et d’autre une partie du rameau porteur, de supprimer une partie du feuillage en conservant les quatre feuilles supérieures, de tremper la base dans de la poudre d’hormones de bouturage et de planter en godets dans un mélange moitié tourbe, moitié sable. Placez le dans une mini serre ou sous abri en maintenant humide à température de 18 à 20°C. Au début de l’automne, repiquez dans un pot plus grand et maintenir sous abri, laissez pousser 2 ans avant la plantation.

     

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    Le lilas peut aussi être célébré dans certaines fêtes ou festivals, c’est le cas aux USA et notamment à Mackinac Island (une petite île du Michigan, où la voiture est absente, comptant 500 résidents mais des milliers de touristes) qui se targue de posséder les plus vieux lilas d’Amérique du Nord, certains auraient été plantés dans les années 1600 ! Cette tradition qui remonte à 1949, verra cette année sa 63ème édition, le festival se tiendra du 8 au 17 juin et sera l’occasion d’une grande fête à l’américaine. Site du festival :  Clic

     Et pourquoi ne pas rappeler parmi les multitudes de chansons consacrées aux lilas : « Quand refleuriront les lilas blancs » (1929), « Le poinçonneur des lilas » (1958) Serge Gainsbourg, « les lilas » (1970) jean Ferrat, « La vie lilas » (1975) Serge Lama, etc....

     Les Lilas (Louis Aragon)

     Je rêve et je me réveille
    Dans une odeur de lilas
    De quel côté du sommeil
    T'ai-je ici laissé ou là

    Je dormais dans ta mémoire
    Et tu m'oubliais tout bas
    Ou c'était l'inverse histoire
    Etais-je où tu n'étais pas

    Je me rendors pour t'atteindre
    Au pays que tu songeas
    Rien n'y fait que fuir et feindre
    Toi tu l'as quitté déjà

    Dans la vie ou dans le songe
    Tout a cet étrange éclat
    Du parfum qui se prolonge
    Et d'un chant qui s'envola

    O claire nuit jour obscur
    Mon absente entre mes bras
    Et rien d'autre en moi ne dure
    Que ce que tu murmuras

  • DES FLEURS VERTES

    fleurs vertes 4.jpgLe monde végétal présente une dominante verte, voyez les feuilles, les algues, les mousses ou encore les lichens. Les fleurs quant à elles, nous offrent une palette de couleurs du jaune au bleu en passant par le rose, le rouge, l’orange ou encore le violet. On pourrait presque dire que toutes les couleurs de l’arc en ciel sont représentées.
    Les pigments donnent leurs couleurs aux fleurs, ils portent des noms impossibles tels que caroténoïdes, anthocyanes, flavonoïdes et mélanines. Ces différents pigments ne vont pas absorber la lumière de la même façon, par exemple la chlorophylle donne une couleur verte car elle absorbe toutes les longueurs d'ondes sauf le vert, les anthocyanes vont du bleu au rouge et donnent les belles couleurs de l’automne, etc.

     C’est grâce à ces couleurs que les fleurs attirent les insectes et en particulier les abeilles et les papillons tellement importants pour la pollinisation.Fleurs vertes 3.jpg
    Les oiseaux ont une excellente vision des couleurs eux aussi, ainsi une fleur rouge vif va immanquablement les attirer et d’autant plus si elle produit du nectar. La nature est telle que certaines plantes développent des fleurs qui imitent le mâle ou la femelle d’un insecte, avec des poils ou des formes tout à fait caractéristiques (par exemple l’orchidée abeille)

    Pourtant les modes de fécondation peuvent être très différents, ainsi certaines plantes sont fécondées par le vent, par l’eau ou encore par elles-mêmes. Dans ces cas précis, la couleur des fleurs n’a aucune espèce d’importance.

    De tout temps, l’homme a créé de nouvelles fleurs, c’est ainsi que sont nées des hybrides aux couleurs chatoyantes et aux formes sophistiquées. Que ne comptons nous pas de diversités dans les rosiers, de toutes les tailles et de toutes les couleurs, comme par exemple des roses vertes mais qui me semblent tellement artificielles.

    Je l’ai dit plus haut, la chlorophylle absorbe toutes les longueurs d’ondes sauf le vert et elle est souvent masquée par les autres pigments ce qui fait qu’il y a peu de fleurs vertes. Pourtant dans la nature, quelques plantes présentent des fleurs vertes, telles les alchémilles très communes dans nos jardins ou encore certaines euphorbes ou hellébores, ce sont certainement les plus connues. On peut encore citer les fleurs de l’érable champêtre, la moscatelline (adoxe muscée) (clic) dont j’ai eu l’occasion de parler, la dorine, la mercuriale, etc... mais la liste n’est pas très longue.

    Fleurs vertes.jpgPersonnellement, en novembre, mon regard avait été attiré par ces espèces de chrysanthèmes dont la couleur verte était bien marquée mais dans ce cas aussi le côté « artificiel » me donnait le sentiment qu’il prenait le dessus sur la beauté de la fleur.

  • LES ANCIENS POMMIERS

    En Belgique comme dans d’autres pays, certaines régions sont connues pour leurs vergers et leurs pommiers ou poiriers. C’est le cas en province de Liège du pays de Herve qui est l’héritier d’une tradition fruitière vieille de deux siècles. C’est ainsi que dans le passé, les habitants de ces régions ont développé des variétés locales car leur production était une source de revenus non négligeable. Plusieurs centaines de variétés ont ainsi été créées.

    Malheureusement au début des années 1970, l’Union Européenne a octroyé des primes à l’arrachage qui font que pas mal de vergers ont disparu et par la même occasion toutes les variétés locales de pommes. Il ne reste plus que quelques vestiges de vieux arbres laissés à l’abandon et qui sont là comme les témoins d’une époque révolue.

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    Paradoxalement, maintenant on importe des pommes chargées de pesticides de pays lointains, voire d’autres continents et ce au prix de tonnes de kérosène brûlés par les avions pour leur transport. Merci la pollution, merci le réchauffement climatique  et tant pis pour la biodiversité et pour tous les insectes et oiseaux associés.


    Certaines associations œuvrent à la conservation de ce patrimoine naturel, c’est le cas des « Amis de la Terre », qui notamment au pays de Herve ont créé un verger conservatoire - « Li wêde del bèle-fleûr » , verger qui compte près de 140 hautes tiges.  Ils dispensent en plus tous les conseils généraux pour aménager un verger, et les informations nécessaires au choix des variétés à planter. La plupart des pommes alimentaires sont de l'espèce Malus pumila qui compte plus de 20 000 variétés à travers le monde.arbres fruitiers,pommiers


    Quand on pense que dans nos grandes surfaces, on ne trouve plus que 5 à 6 variétés alors qu’il en existe plusieurs centaines et qui portent parfois des noms qui sentent bon le terroir, telles que : Grenadier, Reinette Evagil, Président Roulin, La Paix, Transparente de Lesdain,  Godivert, Cwastresse double, Reinette de Blenheim ou encore Radoux clic.


    C’est cette dernière variété que j’avais plantée au jardin il y a quelques années, elle m’avait été conseillée par un pépiniériste. Elle répondait à la définition suivante : La variété fournit une pomme de calibre moyen, très colorée de rouge vif, à maturité d'octobre à décembre. Elle se révèle très fertile et souvent alternante. La chair blanche, sucrée, acidulée est à croquer jusque fin novembre. Cette variété provient du pays de Liège. Elle a été obtenue par M. Radoux à Haccourt vers le milieu du 19e siècle et a été mentionnée pour la première fois en 1873.


    Voilà pour ma petite contribution à la conservation des espèces, mais si toutes ces petites contributions sont multipliées par le nombre d’amateurs de jardin ou de biodiversité, le résultat est loin d’être négligeable.

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    En Europe, le pommier est évoqué depuis la plus haute antiquité. Par exemple le pommier figure parmi les arbres que fit planter le pharaon Ramses II dans son jardin du delta (1301/1235 avant J.C.).
    Tandis qu’aux Etats-Unis, ce sont les anglais qui débarquèrent à bord du Mayflower et qui fondèrent Plymouth en 1620 au Massachussets qui y apportèrent les premiers pommiers.
    Pour la légende, John Chapman, plus connu sous le nom de Johnny Appleseed (Johnny pépin de pomme) est considéré comme un des pionniers qui a introduit et planté de nombreuses variétés dans les régions de l'Ohio, de l'Indiana et de l'Illinois.