• ARBRE A SOIE

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    Voici un arbuste avec une belle floraison,  et d’après mes recherches il s’agirait d’un « Calliandra  Parvifolia »  ou encore « Arbre aux houppettes ». Il s’agirait donc d’un arbuste des régions tropicales, pourtant je suis loin du Brésil ou de l’Uruguay, mais les micro climats offrent parfois bien des surprises. C’est en comparant des photos que je suis arrivé à cette conclusion mais c’est sans certitude, donc toutes les suggestions sont les bienvenues !

    Tout ce que j’ai pu obtenir se résume à ceci : Signification : du grec : "belles étamines".

    Il existe de nombreuses espèces et variétés de calliandras mais on a souvent du mal à les trouver.

    Et comme je n’ai pas trouvé d’autres informations sur cet arbuste, je vais laisser parler les photos.

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    Les réactions des spécialistes ne se sont pas faites attendre et je remercie Alain NOEL, Anne Marie et Berthille d'avoir rectifié rapidement mon erreur d'identification, il s'agit effectivement de l'Albizia Julibrissin, appelé aussi Arbre à Soie ou Acacia de Constantinople. Pour tout savoir sur cet arbre, cliquez sur le lien suivent : Albizia Julibrissin.Calliandra parvifolia 4.jpg

  • BALADE CHAMPÊTRE

    Certains aiment visiter les beaux jardins et je suis de ceux-là. Il y a ceux qui préfèrent les jardins à l’anglaise avec leur joyeux fouillis organisé, d’autres les jardins à la française avec leur géométrie étudiée.

    Le jardin à l’anglaise n’est finalement qu’une imitation de la nature, il essaie d’en reproduire son côté sauvage, de donner des perspectives plutôt poétiques, de donner des sensations en fonction des floraisons, des saisons, etc.... Quand je dis « qu’une imitation », loin de moi de minimiser le côté créatif de ses concepteurs, que du contraire car en fait il s’agit de reproduire des scènes de la nature sur un espace restreint et donc de proposer à nos yeux ce que la nature nous offre sur des surfaces bien plus étendues.

    Bon nombre d’amateurs vont régulièrement dans le Sussex et dans le Kent à la découverte de merveilleux jardins anglais ce que jusqu’à présent je n’ai pas eu l’occasion de faire.

    Le jardin à la française est plutôt l’antithèse du jardin à l’anglaise, il apporte par sa géométrie, par sa symétrie ce que la nature ne nous donne pas, l’opposition du naturel et de l’artificiel. Qui n’est pas ébloui par les jardins du château de Versailles ou de Vaux le vicomte.

    On pourrait parler aussi des jardins à l’italienne, surtout de la région de Florence, avec leur géométrie, leurs statues et souvent leur labyrinthe.

     Quand on aime la nature, je pense qu’on aime tous les types de jardins mais que chacun a une préférence pour l’un ou pour l’autre. Personnellement, le jardin que je préfère c’est le jardin du bon Dieu, c’est à dire la nature sauvage et intacte.

    Lors d’une récente balade champêtre, j’ai pris le temps de m’arrêter régulièrement, d’observer, d’écouter, de voir vivre la nature. Sur un petit parcours de 14km, c’est fou ce que j’ai pu voir comme diversité dans les arbres, les graminées ou fleurs « sauvages ». Je pensais ramener quelques photos pour agrémenter le blog, j’en ai eu à satiété. Champêtre 14jpg.jpg

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    Quel bonheur au détour d’un chemin de voir un lapin détaler devant ce qu’il croyait une menace, d’observer un papillon sur une fleur, d’entendre le bourdonnement des insectes mellifères et les chants des oiseaux.

    Et quand vous rentrez à la maison, vous pouvez vous adonner à un autre exercice assez passionnant lui aussi, trouver le nom des toutes ces plantes. Il y en a de très faciles comme les coquelicots, les bleuets, les linaires et autres camomilles, et puis il y a toutes les autres à retrouver parmi les documentations, les livres que tous nous possédons ou encore via internet.

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    Voilà un exercice qui peut prendre du temps et parmi les quelques fleurs que je vous propose, j’ai notamment  trouvé le « Muscari à Toupet »  et « l’Asclépiade de Syrie », parce qu’elles ont une forme particulière et sont par conséquent plus faciles à identifier.

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  • FLEURISSEMENT A GOGO

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    Le fleurissement des maisons et des villes a chaque année un succès grandissant, particuliers et communautés se démènent pour nous offrir des décors on ne peut plus charmants.

    Les villes et communes encouragent de plus en plus les particuliers a fleurir leurs maisons et leurs jardins afin d’apporter leur contribution à la beauté de leur municipalité. C’est le cas en France avec le Conseil national des villes et villages fleuris. Le concours se tient chaque année, il récompense les villes et villages les plus fleuris de France.

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    Cette année 6 communes ont accédé à la 4ème fleur, et sont venues rejoindre les 212 autres cités qui étaient déjà détentrices de ce label : Avoine (Indre et loire), Blanquefort (Gironde), Boussière sur Sambre (Nord), Holtzheim (Bas-Rhin), Perpignan (Pyrénées Orientales) et Trélazé (Maine et Loire).

    Chaque année le label « Fleur d’Or » est attribué à une ou plusieurs villes, c’est la plus haute distinction possible en matière de fleurissement, pour 2011 ce sont Aix les Bains (Savoie), ville de 28000 habitants  et Fraïsse sur Agout (Hérault) un village de 352 habitants  qui ont reçu ce prix.

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    Il faut dire qu’à cette époque de l’année les pépinières regorgent véritablement de plantes de toutes sortes et de toutes les couleurs. Pas besoin de grand discours, ces quelques photos parlent d’elles mêmes.

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  • SUREAU, L'ARBRE AUX 400 NOMS

    Il y a de ces coïncidences dans la vie qui me font un peu penser à certains rêves prémonitoires, ..... pur hasard ? Il se fait que le lendemain de la publication de ma note précédente concernant le sureau noir, pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé sur mon chemin plusieurs vergers dédiés à la culture du sureau.

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    Renseignements pris, ils sont cultivés pour récolter les baies noires qui serviront à fabriquer un colorant  naturel. Comme j’ai pu le remarquer, les troncs ne sont plus très jeunes car d’une belle circonférence et les branches sont taillées chaque année. Des arbres donc d’une petite taille pour une récolte très facile.

    Comme ma note précédente a suscité un intérêt certain, j’ai investigué un peu plus sur les propriétés tellement nombreuses de notre Sureau noir.

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    C’est ainsi que j’ai trouvé qu’en France, il existe un verger dans le Maine créé en automne 2010 par un agriculteur de Vautorte lequel a planté sur près de trois hectares, 1500 pieds de sureau afin de fournir les quantités utiles de fleurs et de fruits pour la production  de « Délices du Maine » (clic) : gelées, sirops, liqueurs et confits.

     J’ai découvert également que nos ancêtres les gaulois utilisaient déjà le sureau pour teindre leurs étoffes en bleu ou en mauve, ou encore qu’on peut en fabriquer des encres  pour l’écriture  (je me souviens à l’école primaire de ces plumes ballons qu’on trempait dans l’encrier intégré dans le banc de bois et qui laissaient de belles traces sur les doigts).

    Mais finalement il y en a qui en parlent bien mieux que moi, des livres sont consacrés à cet arbuste rempli de qualités. Il y particulièrement Bernard Bertrand qui a publié deux livres aux éditions « Terran », le premier « Saveur de sureau » et le second « Sous la protection du sureau », une manière de tout savoir sur notre phénomène.

    sous-la-protection-du-sureau 2.jpgTiré de ce dernier livre, une recette de teinture :

     Ecraser 2 kg de fruits dans une bassine

    Ajouter 8 litres d'eau et 2 verres de jus de citron

    Faire macérer 12 heures

    Ajouter les fibres mordancées et mouillées

    Le mordançage consiste à appliquer un mordant sur les fibres par exemple de l’alun.

    Chauffer à feu doux jusqu'à 90 degrés

     Laisser refroidir dans le bain

    Rincer à l'eau froide et faire sécher à l'ombre

  • SUREAU, LE PHARMACIEN DE LA MAISON

     Sureau 5.jpgVoici l’époque du Sureau Noir (Sambucus Nigra), on le voit fleurir un peu partout, à l’état sauvage le long des routes, dans les campagnes ou encore implanté dans le décor d’un jardin ou d’une maison. Un arbre d’une très grande vitalité qui supporte qu’on le coupe, qu’on le taille et qui semble repartir de plus belle en générant de nouvelles pousses toutes vertes.

    C’est un arbre qui est déjà mentionné par Hippocrate, Dioscorides et Pline l’ancien au Vè siècle avant JC. Il faut lui reconnaître outre ses qualités décoratives, même si elles ne sont pas exceptionnelles, de multiples qualités dans des domaines aussi variés que la santé ou la cuisine.

    Parlons d’abord un peu « Santé », ne dit-on pas : « Celui qui a la santé est riche sans le savoir », et notre Sureau est de ce côté là un champion toutes catégories.

    Traditionnellement le vin de sureau était utilisé pour soigner la grippe et les conséquences de refroidissements. Galien, médecin grec de l’antiquité (131-201), considéré comme le père de la pharmacie, le recommandait contre les catarrhes et les excès de mucus.

    Des études scientifiques menées en Israël et au Danemark sur un groupe d’individus ont démontré que des extraits de Sureau noir avaient une influence significative sur le traitement de l’influenza dont la durée diminuait d’environ 4 jours.

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    D’autres expériences, notamment menées par le Dr Porta un endocrinologue autrichien, démontrent que le Sureau et ses extraits riches en anthocyanines sont capables de diminuer le stress. Ce mal de vivre de notre époque où les valeurs matérielles semblent plus importantes que les valeurs humaines, serait donc combattu simplement avec des extraits naturels et au diable tous ces médicaments chimiques aux effets secondaires insoupçonnés.  Le Dr Porta décrit ainsi ses découvertes : “ Nous avons donné à ces gens du sureau pendant seulement dix jours. Nous les avons ensuite soumis à des tests classiques de stress et les résultats ont été remarquables. Je les ai vérifiés encore et encore. ”

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     Ses propriétés sont dans toutes ses composantes, écorce, feuilles, baies et fleurs. Pas étonnant qu’on l’ait affublé de multiples noms : « Le protecteur du foyer », « Le pharmacien de la maison », « L’arbre aux fées », etc...

    Déjà connu et consommé à l’âge de la Pierre, on a retrouvé des traces de baies sur certains sites magdaléniens (dernière phase du Paléolithique supérieur européen, comprise entre environ -17 000 et -10 000 ans) en Suisse et dans le Nord de l’Italie, il accompagne donc l’homme depuis des millénaires.

    De son écorce (pas la partie brune visible, mais bien la partie verte sous-jacente) on en tire des substances riches en nitrate de potasse, en tanin et en acide valérianique, autant d’éléments aux propriétés diurétiques et laxatives. Une décoction d’écorce de sureau est efficace contre la rétention d’urine, les rhumatismes, la goutte et les coliques néphrétiques.Sureau 4.jpg

    De ses feuilles, on peut faire un purin pour combattre le mildiou et les pucerons, il éloignerait aussi les mulots et autres campagnols. Les feuilles fraîches, pas toujours agréables à l’odeur, apaisent les contusions, soulagent les maux de dents ou encore stoppent les petites hémorragies nasales.

    De ses fleurs on en fait un sirop très rafraîchissant dans les chaleurs de l’été, elles entrent également dans la préparation de desserts, elles sont appelées « vanille du pauvre ».

    De ses baies on en préparera des confitures, du vin ou encore du sirop. Le jus de Sureau noir entre dans la composition des encres alimentaires servant à estampiller nos quartiers de viande, c’est aussi un excellent colorant alimentaire.

     Me voilà encore un peu plus convaincu que la nature recèle tout ce qu’il faut pour prévenir ou soigner bien des maux.

    Voyons à présent, le côté botanique de notre petit arbre dont la taille varie de 2 à 10 mètres et dont la longévité est de plus de 100 ans. Il doit être placé au soleil ou à demi-ombre, pas question d’en trouver au coeur de la forêt. Ses branches sont creuses et par  conséquent elles sont fréquentées par de nombreux insectes qui peuvent y trouver refuge. Son bois tendre et creux est idéal pour fabriquer de petites flûtes, d’ailleurs c’est de là que provient son nom (Sambucus nigra), sambûke signifie en grec « flûte ». Les druides celtes confectionnaient de leur bois des flûtes leur servant à converser avec les âmes des défunts.Sureau 2.jpg

     La Floraison malheureusement pas très longue a lieu entre mai et juillet, l’arbuste se couvre d’une multitude de petites fleurs blanches qui font le bonheur des abeilles, mouches et papillons. Les baies noires qui y succéderont feront le quotidien des merles, des fauvettes, des rouges-gorges, ....

    Je terminerai en citant quelques anecdotes ou croyances, à vous de voir si elles sont avérées ! Dans la tradition campagnarde, il porte bonheur, ou encore « dormir sous le feuillage d’un sureau donne des rêves érotiques et charnels » et d’après nos voisins allemands il a le pouvoir de mettre fin à la stérilité d’un homme ou d’une femme.

     Tout à coup, je regarde d’une autre façon cet arbre somme toute assez quelconque, toutes ces qualités dans cet arbre qui pousse un peu n’importe où, cet arbre auquel on ne prête pas beaucoup attention dans le paysage, voilà qu’ il prend de nouvelles dimensions, qu’il devient pratiquement un symbole de vitalité.