SUREAU, L'ARBRE AUX 400 NOMS

Il y a de ces coïncidences dans la vie qui me font un peu penser à certains rêves prémonitoires, ..... pur hasard ? Il se fait que le lendemain de la publication de ma note précédente concernant le sureau noir, pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé sur mon chemin plusieurs vergers dédiés à la culture du sureau.

Sureau noir.jpg

Renseignements pris, ils sont cultivés pour récolter les baies noires qui serviront à fabriquer un colorant  naturel. Comme j’ai pu le remarquer, les troncs ne sont plus très jeunes car d’une belle circonférence et les branches sont taillées chaque année. Des arbres donc d’une petite taille pour une récolte très facile.

Comme ma note précédente a suscité un intérêt certain, j’ai investigué un peu plus sur les propriétés tellement nombreuses de notre Sureau noir.

Sureau noir 2.jpg

C’est ainsi que j’ai trouvé qu’en France, il existe un verger dans le Maine créé en automne 2010 par un agriculteur de Vautorte lequel a planté sur près de trois hectares, 1500 pieds de sureau afin de fournir les quantités utiles de fleurs et de fruits pour la production  de « Délices du Maine » (clic) : gelées, sirops, liqueurs et confits.

 J’ai découvert également que nos ancêtres les gaulois utilisaient déjà le sureau pour teindre leurs étoffes en bleu ou en mauve, ou encore qu’on peut en fabriquer des encres  pour l’écriture  (je me souviens à l’école primaire de ces plumes ballons qu’on trempait dans l’encrier intégré dans le banc de bois et qui laissaient de belles traces sur les doigts).

Mais finalement il y en a qui en parlent bien mieux que moi, des livres sont consacrés à cet arbuste rempli de qualités. Il y particulièrement Bernard Bertrand qui a publié deux livres aux éditions « Terran », le premier « Saveur de sureau » et le second « Sous la protection du sureau », une manière de tout savoir sur notre phénomène.

sous-la-protection-du-sureau 2.jpgTiré de ce dernier livre, une recette de teinture :

 Ecraser 2 kg de fruits dans une bassine

Ajouter 8 litres d'eau et 2 verres de jus de citron

Faire macérer 12 heures

Ajouter les fibres mordancées et mouillées

Le mordançage consiste à appliquer un mordant sur les fibres par exemple de l’alun.

Chauffer à feu doux jusqu'à 90 degrés

 Laisser refroidir dans le bain

Rincer à l'eau froide et faire sécher à l'ombre

Commentaires

  • Comme c'est intéressant ! J'ignorais que le sureau pouvait servir à colorer autre chose que les doigts ! Et aussi qu'il était cultivé.
    Au bord du bois qui borde le jardin, il y en a trois beaux pieds en fleurs en ce moment et qui embaument ce coin là. Les visiteurs s'en étonnaient ce week-end.

  • Fantastique! J'aimais déjà le sureau mais j'ignorais qu'on pouvait le contrôler par la taille. Moi qui m'en privait parce que j'ai un petit jardin...je vais me renseigner voir si c'est possible de lui trouver une niche où il sera bien sans trop devenir envahissant. Pour la floraison et les fruits, c'est une plante de choix! 8)

  • J'ignorais totalement qu'il était cultivé; j'imagine le parfum dans ce verger...!Je serais bien tentée d'essayer la teinture;je prends note de la recette; encore merci et belle soirée!

  • Bonjour,

    Merci de l'intérêt que vous portez au sureau. Je découvre votre blog par hasard ! Vive le net ! Pour votre information, la culture du sureau n'ai pas nouvelle. Elle se pratique depuis plus de 50 ans dans les pays de l'Est. Pour en savoir plus, je vous laisse tous découvrir le site que vous citer ! Par contre, vous illustrez votre article avec un verger de sureau ?! Auriez-vous la gentillesse de m'indiquer où avez-vous pris ces photos ? Encore merci de lien fait vers mon site. Cordialement

  • Ces photos ont été prises dans le Nord-Est de la Hongrie, près de la ville de Kisvarda.

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