29/01/2012

LES POIRIERS DE LOUIS XIV

la-fontainiere-du-roy.jpgJ’avais eu l’occasion dans une précédente note de vous parler des anciens pommiers, le hasard de mes lectures « hivernales » m’a conduit vers les anciens poiriers. En effet, « La Fontainière du Roy » de Jean DIWO, un roman historique, relate l’histoire de la construction du château de Versailles, de ses jardins et de son potager, sous les ordres de Louis XIV.

Pour rappel de l’histoire : 17 août 1761, le surintendant Fouquet donne une fête éblouissante au château de Vaux-le-Vicomte. Erreur fatale : Louis XIV est jaloux et Fouquet se retrouve en prison. Cette malencontreuse soirée aura une conséquence inattendue : le jeune roi décide de bâtir le château de Versailles. Pour réaliser ce projet colossal, il devra s’entourer des meilleurs artisans – dont Le Nôtre et François de Francine pour les jardins et les fontaines et jean de la Quintinie pour le potager.

Voici un extrait dans lequel Jean de la Quintinie vante les mérites des poiriers qu’il a planté, Louis XIV étant friand de poires.


-    Sire, saint Fiacre, le patron des jardiniers m’a aidé à replanter ici à peu près tout ce qui avait si bien poussé dans l’ancien jardin. Les racines comprennent à qui elles ont affaire et, si on borde bien leur nouveau lit de la bonne terre légère qui convient, elles ne demandent qu’à s’installer confortablement et à s’étendre. Nous avons transporté les fruitiers en bacs et ils ne sont même pas aperçus du changement. Si Votre Majesté veut bien me suivre, je vais lui montrer les poires qu’elle trouvera bientôt sur sa table.
-    Ah ! Monsieur La Quintinie, vous m’avez déjà dit tant de belles choses sur les poires que je vous entendrai encore. Montrez-moi celles dont vous vous occupiez lorsque je suis arrivé, car je vois bien que vous étiez près des espaliers.
-    Je surveillais le mûrissement des « Virgoulé », Sire.
-    Tiens, je ne connaissais pas cette variété, et pourtant vous savez que la poire est mon fruit préféré.
-    Sa Majesté en connaît le goût car elle en a souvent mangé. Cette variété en dispute l’excellence à la Beurrée et à la Bergamote. La Virgoulé n’est plus un fruit rare. On l’appelle Bujaleuf en Angoumois, Virgoulèse en Touraine et Virgouleuse en d’autres régions. Pour celles-ci, nous avons tiré nos greffons du village de Virgoulé en Limousin où apparemment elle avait passé un fort long temps sans éclat, ni plus ni moins qu’une perle dans sa coquille. Mais enfin, elle est sortie de ce village par la libéralité du marquis de Chambret qui en était le seigneur et qui vous l’a donnée sous le nom de Virgoulé.
-    Montrez-moi donc cette merveille que je goûterai ... quand à propos ?
-    Dans quelques semaines, Sire. Tenez, regardez cette figure longue, assez grosse, avec une queue courte, l’œil médiocrement grand et un peu enfoncé. La peau est lisse. Cette année, elle sera colorée. si on la prend à propos, la Virgoulé est l’un des meilleurs fruits du monde. Mais avant, Votre Majesté mangera la « Cuisse-Madame », la « Gros Blanquet » et la « Bourdon ». Cette dernière est déjà mûre. Si j’osais, je proposerais à Votre Majesté de la goûter. Un fruit n’est jamais meilleur qu’au cueilli.

Instruction pour les jardins fruitiers et potagers par Jean de la Quintinie.jpg


Evidemment comme il s’agit d’un roman, j’ai voulu vérifier qu’elle était la part de vérité et d’imagination dans ce paragraphe. Et en fait tout est exact, les variétés de poires citées sont tout à fait réelles et figurent bien à cette époque dans le potager de Versailles.
J’ai retrouvé également un extrait de livre : « Instructions pour les jardins fruitiers et potagers » écrit par Mr de la Quintinie, directeur des jardins fruitiers et potagers du Roy, dans lequel il évoque ces poires et particulièrement dans ce paragraphe la « Gros-Blanquet ».

Poire packham's triumph.jpg
Et comme le hasard fait bien les choses, j’ai eu l’occasion de passer quelques instants chez un producteur de fruits dont le domaine se trouvait sur ma route. Un accueil chaleureux et une certaine fierté certainement de me présenter son entreprise, et notamment ses 8000 poiriers et ses 23 hectares de pommiers, soit environ 35000 arbres.
Des étendues dont on ne voit pas la fin et qui semblent s’étirer à l’infini. Et pour clôturer cette agréable visite, je repars avec une énorme poire « Packham’s triumph » pesant près de 600 grammes et une très belle pomme rouge "Idared".

Poiriers Packhams's triumph 2.jpg
Et pour avoir une bonne idée du nombre de variétés de poires, je vous invite à visiter ce site : http://www.pommiers.com/poirier/poire.htm . De même pour compléter cette note sur les poires et les poiriers, un excellent article parue sur le blog « Les jardins de pomone ».

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18:11 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : poirier, pommiers |  Facebook | |

24/01/2012

LE MONDE MYSTERIEUX DES CHAMPIGNONS

Champignon 3.jpgPour moi, s’il y a un monde particulièrement bizarre et varié, c’est bien celui des champignons, tant les formes, les structures et les couleurs sont variables presque à l’infini. Tellement nombreux qu’on parle de 1,5 millions d’espèces !
Il y a les champignons courants, reconnaissables assez facilement, je pense aux bolets, aux cèpes, aux pleurotes, aux pieds bleus, etc. quand je dis reconnaissables facilement, je m’avance un peu car il en est qui se ressemblent tellement qu’il vaut mieux faire confiance aux mycologues avertis.

Autre bizarrerie pour moi, c’est tout le vocabulaire qui y est associé, de quoi faire un très long lexique, exemples :
fagicole : se développant sur ou avec les hêtres
fimbrié : découpé d'une manière fine et irrégulière, effiloché (chapeau)
guttulé : marqué de petites taches arrondies, d'une autre couleur que le fond
méchuleux : orné de petites mèches
papyracé : de consistance rappelant le papier
villeux : courtement et densément poilu, etc.

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Le champignon est avant toute chose une moisissure aux propriétés et aux qualités bien diverses, il y a les plats délicieux aux champignons des bois, les champignons médicinaux qui permettent de lutter contre les virus et autres bactéries, les champignons parasites qui vivent aux dépens des arbres, des plantes ou des animaux, les champignons hallucinogènes, etc.Champignon 2.jpg
Il faut savoir aussi que le champignon accumule les toxiques du milieu où il prospère, c’est à dire les métaux lourds, les pesticides, les engrais, les fongicides, il s’agit donc d’être prudent quant aux endroits pour y faire la cueillette, attention aux bords des routes, aux prés traités, aux dépotoirs, etc.
Les milieux certainement les plus propices sont sans conteste les bois et les forêts, surtout s’ils contiennent les essences d’arbres favorables, ainsi dans un environnement constitué de feuillus et de conifères une très grande diversité y est présente : cèpes, chanterelles, morilles, etc.

Je parlais de la taille des champignons, ainsi  ils peuvent être microscopiques ou géants comme ce spécimen découvert en Chine en 2011, qui constitue le plus grand jamais  répertorié, soit 10,85 mètres de long, 82 centimètres de large et environ 0,5 tonne. Il s’agit d’un champignon de l’espèce F.ellipsoidea, un polypore vivace qui se développe sur le bois mort et d’après les chercheurs il possèderait 450 millions de spores destinés à produire les générations futures.
Et s’il est comestible, quelle omelette !

Etant incapable de reconnaître la moindre espèce, mon regard est surtout attiré sur les champignons aux formes et aux couleurs particulières et notamment ceux qu’on trouve sur les souches d’arbres ou carrément sur les troncs eux mêmes. Ce sont deux espèces de ce type que je présente mais ne me demandez pas leurs noms !



21:39 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : champignons |  Facebook | |

19/01/2012

LA NATURE NOUS SAUVERA

Je pensais tout d’abord publier une note concernant la beauté de la nature en sélectionnant quelques photos prises durant l’année écoulée, soit des macros, soit des photos qui mettent en évidence des détails de plantes, de fleurs ou d’insectes. Des photos qui montrent l’extrême complexité de ces plantes qui renaissent années après années.
Mais en réfléchissant à ce que j’allais écrire, il m’a semblé évident d’élargir le sujet en évoquant non seulement la beauté de la nature par des images mais également l’importance de la nature dans notre vie et plus précisément d’un point de vue nutritionnel surtout quand on pense à la famine dans le monde.

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Il y a notamment un ouvrage publié par François COUPLAN, intitulé « La Nature nous sauvera » avec en sous-titre « réponses préhistoriques aux problèmes d’aujourd’hui ».
Les plantes, source de vie...
« Depuis que l'homme est sur terre, il utilise les plantes qui poussent autour de lui pour se nourrir et se soigner.
Il est temps de redécouvrir ces végétaux trop longtemps oubliés, dont nous pouvons mettre à profit les multiples vertus dans notre vie quotidienne. »
François COUPLAN   http://www.couplan.com/

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Ethnobotaniste, docteur ès sciences du Muséum National d'Histoire Naturelle, François Couplan enseigne la manière de vivre dans la nature, en autonomie, sous forme de stages pratiques sur le terrain. Il est le créateur de la " survie douce " permettant de vivre en harmonie avec le milieu naturel.
Très jeune, il réalise que pour s’épanouir, il devra être indépendant. Et cette indépendance passe par l’alimentation. « A partir du moment où j’ai pris conscience que je pouvais me nourrir de plantes sauvages, je n’ai eu de cesse de vérifier que je pouvais réellement acquérir cette indépendance dans ma vie quotidienne ».

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Cette démarche l’a mis en contact avec d’anciennes cultures dont les membres vivent encore comme dans la préhistoire.
Avant le néolithique, soit pendant environ quatre millions d'années, l’homme s’est nourri de plantes sauvages. La cueillette s'est maintenue très longtemps, en même temps que l'agriculture. C'est une tradition qui s'est perdue depuis peu. Pourtant, si l'on regarde le problème en face, la nature fournit une abondance de plantes qui suffiraient largement à nourrir la population mondiale.

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François Couplan nous  propose une approche révolutionnaire de la vie : nous inspirer de nos origines, dont il dit qu’elles ne furent ni affamées, ni austères, mais pleines de santé. Selon lui, les véritables causes de la crise écologique remontent bien avant l’industrialisation : à la révolution néolithique, c’est-à-dire à l’invention de l’agriculture, mère de la civilisation, mais aussi de la guerre et de la famine.
« Malgré l’abondance et la variété de son alimentation, l’Occidental moyen est fortement carencé en ce qui concerne les sels minéraux, les oligo-éléments, les vitamines, les flavonoïdes et les antioxydants qui ralentissent le vieillissement cellulaire. Ces substances indispensables à la santé font défaut dans les produits raffinés, les aliments industriels et les légumes ou les fruits cultivés de façon intensive ». L’ortie contient sept fois plus de vitamine C que les oranges et les feuilles de pissenlit sont aussi riches en provitamines A que la carotte…

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Ces exemples, il peut les multiplier, il devient intarissable lorsqu'il s'agit de décrire le goût d'huître de la bourrache dont on peut tirer « le vin des dieux », ou l'arôme de champignon qui se dégage du plantain lorsque l'on froisse ses feuilles pendant quelques instants. Cette plante médicinale de première importance dans la trousse de secours de la nature ne se contente pas de désinfecter, d'aider à la cicatrisation et de dissoudre le venin : elle parfume aussi subtilement les potages et les plats. Les recherches montrent qu’une plante sauvage contient dix fois plus d’éléments bénéfiques à la santé qu’une plante cultivée.

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Dans certaines régions, comme en Crète, la tradition de la cueillette est encore fortement ancrée dans les habitudes. Base du fameux régime crétois, la consommation de plantes semble un gage de santé.
 Alors, prêts pour un régime essentiellement fait de plantes sauvages et pourquoi pas avec un accompagnement d’insectes dont la valeur nutritionnelle en protéine est excellente ?



      "C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas"

                                                  Victor HUGO



15/01/2012

LES ANCIENS POMMIERS

En Belgique comme dans d’autres pays, certaines régions sont connues pour leurs vergers et leurs pommiers ou poiriers. C’est le cas en province de Liège du pays de Herve qui est l’héritier d’une tradition fruitière vieille de deux siècles. C’est ainsi que dans le passé, les habitants de ces régions ont développé des variétés locales car leur production était une source de revenus non négligeable. Plusieurs centaines de variétés ont ainsi été créées.

Malheureusement au début des années 1970, l’Union Européenne a octroyé des primes à l’arrachage qui font que pas mal de vergers ont disparu et par la même occasion toutes les variétés locales de pommes. Il ne reste plus que quelques vestiges de vieux arbres laissés à l’abandon et qui sont là comme les témoins d’une époque révolue.

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Paradoxalement, maintenant on importe des pommes chargées de pesticides de pays lointains, voire d’autres continents et ce au prix de tonnes de kérosène brûlés par les avions pour leur transport. Merci la pollution, merci le réchauffement climatique  et tant pis pour la biodiversité et pour tous les insectes et oiseaux associés.


Certaines associations œuvrent à la conservation de ce patrimoine naturel, c’est le cas des « Amis de la Terre », qui notamment au pays de Herve ont créé un verger conservatoire - « Li wêde del bèle-fleûr » , verger qui compte près de 140 hautes tiges.  Ils dispensent en plus tous les conseils généraux pour aménager un verger, et les informations nécessaires au choix des variétés à planter. La plupart des pommes alimentaires sont de l'espèce Malus pumila qui compte plus de 20 000 variétés à travers le monde.arbres fruitiers,pommiers


Quand on pense que dans nos grandes surfaces, on ne trouve plus que 5 à 6 variétés alors qu’il en existe plusieurs centaines et qui portent parfois des noms qui sentent bon le terroir, telles que : Grenadier, Reinette Evagil, Président Roulin, La Paix, Transparente de Lesdain,  Godivert, Cwastresse double, Reinette de Blenheim ou encore Radoux clic.


C’est cette dernière variété que j’avais plantée au jardin il y a quelques années, elle m’avait été conseillée par un pépiniériste. Elle répondait à la définition suivante : La variété fournit une pomme de calibre moyen, très colorée de rouge vif, à maturité d'octobre à décembre. Elle se révèle très fertile et souvent alternante. La chair blanche, sucrée, acidulée est à croquer jusque fin novembre. Cette variété provient du pays de Liège. Elle a été obtenue par M. Radoux à Haccourt vers le milieu du 19e siècle et a été mentionnée pour la première fois en 1873.


Voilà pour ma petite contribution à la conservation des espèces, mais si toutes ces petites contributions sont multipliées par le nombre d’amateurs de jardin ou de biodiversité, le résultat est loin d’être négligeable.

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En Europe, le pommier est évoqué depuis la plus haute antiquité. Par exemple le pommier figure parmi les arbres que fit planter le pharaon Ramses II dans son jardin du delta (1301/1235 avant J.C.).
Tandis qu’aux Etats-Unis, ce sont les anglais qui débarquèrent à bord du Mayflower et qui fondèrent Plymouth en 1620 au Massachussets qui y apportèrent les premiers pommiers.
Pour la légende, John Chapman, plus connu sous le nom de Johnny Appleseed (Johnny pépin de pomme) est considéré comme un des pionniers qui a introduit et planté de nombreuses variétés dans les régions de l'Ohio, de l'Indiana et de l'Illinois.
 

16:59 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arbres fruitiers, pommiers |  Facebook | |

11/01/2012

PLATANES REMARQUABLES

Platane strasbourg.jpgS’il y a un arbre qui ne passe pas inaperçu, c’est bien le platane, tout d’abord grâce à son écorce qui s’écaille mais aussi par ses formes et ses proportions qui peuvent être très imposantes.
Le plus répandu, c’est le platane commun, celui qui est utilisé comme arbre d’alignement, on le trouve un peu partout, au bord des rues ou sur les places publiques.
Des spécimens fossiles ont été datés de la période antérieure du Crétacé, soit plus de 100 millions d'années et on estime que le platane a une durée de vie variant de 500 à 2000 ans.
Une caractéristique commune à tous les platanes est l’écorce qui pèle et qui laisse donc voir un tronc pommelé. Ce phénomène est uniquement dû au manque de souplesse de l’écorce qui ne s’adapte pas à l’évolution du tronc.

Il existe 6 à 10 espèces de platane et parmi celles-ci, il y a le platane à feuille d’érable (platanus acerifolia) qui a fait l’objet de multiples boutures, en son temps j’avais eu l’occasion de parler de l’espèce « alphens globe » (clic).

Pas mal de platanes remarquables sont répertoriés dans le monde, pour en citer quelques uns, il y a parmi les « connus :
Le platane d’hippocrate : arbre sous lequel, selon la légende, il aurait enseigné à ses élèves la médecine. Il est situé sur au centre de la ville de Cos, sur l’île du même nom. Cet arbre est âgé d’environ 500 ans soit bien trop jeune pour être contemporain d’Hippocrate mais il est possible qu’il soit un descendant du platane originel.

En France, le plus gros platane serait celui du Château de fervaques (clic) dont la circonférence à 1m50 du sol serait de plus de 12 mètres.
Un autre platane remarquable est le « Géant de Provence » (clic), un arbre tricentenaire dont on dit qu’il a été planté par Catherine de Médicis.
Dans l’Est de la France et plus particulièrement dans les Vosges, un autre platane âgé de 200 à 250 ans, est classé parmi les arbres remarquables, il s’agit du Platane de Lutterback. (clic)

platane arcs.jpg

Au niveau de la Mythologie, le Platane, arbre de vie est notamment associé à Gaîa, déesse mère de la Terre ou encore à Tanit, déesse de la fertilité. Dans la mythologie grecque, le platane est symbole de la régénération et sa feuille en forme de main est la manifestation de la présence divine.
Le caducée des médecins, attribut du dieu grec Asclepios, est une baguette de platane autour de laquelle s’enroulent deux serpents (la mue du serpent est semblable à la « mue » de l’écorce du platane).

22:13 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arbres, platane |  Facebook | |

06/01/2012

LA FIN DU "GROS EUGENE"

arbres,peuplier du canada,dégâts,tempêtesAvant toute chose je voudrais remercier les nombreux visiteurs qui ont fréquenté mon blog les derniers jours de  l’année 2011 et le premier de l’an 2012. En effet, pas moins de 1586 personnes y sont passées avec un record le 31 décembre avec 777 visiteurs.

 L’an 2012 est un peu particulier, l’hiver reste très clément avec des températures jamais atteintes depuis 1830 en Belgique mais aussi des tempêtes qui provoquent bien des dégâts aux constructions, à la nature et aux humains puisque des personnes y ont perdu la vie.

 Parmi les dégâts causés aux arbres, il faut signaler la fin du « Gros Eugène », le plus gros arbre de la forêt de Soignes, forêt qui avait fait l’objet d’une note courant décembre lors de mon épisode bruxellois. Le « Gros Eugène » était âgé de 80 ans, c’était un peuplier du Canada dont la circonférence de tronc faisait 6 mètres. Habitant plus particulièrement l’arboretum de Groenendael créé en 1897, qui compte plus de 400 arbres et arbustes, il continuera cependant une seconde vie puisqu’il ne sera pas débité et qu’il restera sur place comme attraction.

 Pour imager un peuplier du Canada, j’ai prélevé la photo ci contre sur le site : http://verger-des-dix-bonniers.skynetblogs.be , il ne s’agit donc pas du « Gros Eugène ».




 Pour parler quelque peu du peuplier, il faut savoir qu’il en existe différentes variétés, le peuplier d’Italie (originaire d’Iran !), le peuplier grisard, le peuplier blanc, le peuplier tremble ou encore le peuplier du Canada qui est en fait un hybride spontané apparu en France en 1750.

 Le peuplier est évoqué dans la mythologie grecque, Hercule portait une guirlande de feuilles de peuplier noir et lors de son combat contre Cerbère, le gardien de l’enfer, la sueur qui perla de son front changea la couleur du feuillage qui devint blanc.

16:56 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : arbres, peuplier du canada, dégâts, tempêtes |  Facebook | |