• MEILLEURS VOEUX 2012

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    En cette fin d’année, je voudrais présenter mes meilleurs vœux pour une excellente année 2012 à tous mes visiteurs, réguliers ou occasionnels, à leurs familles et amis , que cette nouvelle année soit sous le signe de la Paix et du Bonheur.

     

    Le nouvel an est l’objet de traditions qui diffèrent fortement d’un pays à l’autre, en Belgique et plus particulièrement en province de Liège, le 1ér janvier, on mange en famille de la choucroute avec une pièce sous l’assiette, dans la main ou dans la poche, ainsi on aurait de l’argent toute l’année.

    Et comme mes visiteurs viennent du monde entier, à leur intention :

    prost Neujahr - happy new year - sretna nova godina - bloavez mat - chestita nova godina - kung hé fat tsoi - xin nièn hao - pace e salute - godt nytår - feliz año nuevo - onnellista uutta vuotta - gelukkig Nieuwjaar - shana tova - boldog új évet - farsælt komandi ár buon anno - szczesliwego nowego roku - feliz ano novo - stastlivy novy rok  -  yeni yiliniz kutlu olsun

  • CONTRASTES

     

    Atomium bruxelles-ville-verte-cover2.jpgBruxelles, c’est 8000 hectares d’espaces verts, je vous ai présenté une toute petite partie des parcs et forêts et avec eux une biodiversité urbaine importante. Il faut aussi savoir qu’à travers ces territoires verts, ce n’est pas moins de 800 espèces de plantes, 45 espèces de mammifères, 92 espèces d’oiseaux nicheurs, 69 espèces de papillons de jour qui y ont trouvé leur habitat.

    Après quelque uns des parcs, je voudrais vous montrer un autre aspect des villes, je veux parler des « centres d’affaires » dans lesquels se dressent des immeubles de bureaux impressionnants par leur taille, leur architecture et par cette espèce de froideur artificielle qui s’en dégage.

    Bruxelles ne déroge pas à la règle, mais la fin de mon parcours à travers la ville devait inévitablement aussi passer par l’Atomium qui après la Grand Place dont j’ai parlé précédemment, est un site incontournable et tout à fait particulier.

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    Pour la petite histoire, l’Atomium a été construit à l’occasion de l’exposition universelle de 1958, il représente un cristal de fer agrandi 165 milliards de fois. Au départ, il était conçu pour durer 6 mois, aujourd’hui il symbolise vraiment la ville de Bruxelles et son attrait touristique est aussi important que la Grand Place ou Manneken pis.

     Je suis donc passé du plateau du Heysel et du parc très vert qui l’entoure à ce quartier d’affaires, ce qui m’a permis de mettre en évidence des contrastes assez particuliers. Atomium 2.jpg

    Tout d’abord ce contraste de l’architecture très moderne de  l’atomium, même s’il date de 1958, avec la nature qui l’entoure. Contraste et combat assez inégal de ce platane et ses petits fruits en forme de boule avec les grosses boules de l’Atomium.  J’ai beaucoup aimé aussi le caractère bucolique de ce paysage, cette petite chapelle blanche discrètement posée dans la nature avec en toile de fond le sommet de l’Atomium qui ne dépare en rien l’esthétique du panorama.

    «La nature procède par contrastes. C'est par les oppositions qu'elle fait saillir les objets. C'est par leurs contraires qu'elle fait sentir les choses, le jour par la nuit, le chaud par le froid, etc.; toute clarté fait ombre. De là le relief, le contour, la proportion, le rapport, la réalité. »

     Victor HUGO.

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    Ensuite, il y a cet espèce de combat « David contre Goliath », entre les arbres plantés le long des boulevards et les immeubles de bureaux. Je dirais d’abord que les arbres apportent une note de chaleur et d’humilité devant le gigantisme de ces architectures. Ensuite en choisissant un bon angle de vue, on pourrait dire que la nature a pris le dessus et qu’elle impose à ces géants le respect.

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  • LE MYTHE DU BON SAUVAGE

    Ces dernières semaines, j’ai vraiment profité d'une météo très clémente pour passer beaucoup de temps dans la nature, et qui dit balade, dit flânerie et qui dit flânerie dit pensées qui vagabondent. C’est ainsi que m’est revenu à l’esprit le « Mythe du Bon Sauvage ».

     Le Mythe du Bon Sauvage , c’est une notion qui s’est surtout affirmée au 18èmesiècle et qui fait suite notemment à la découverte de l’Amérique, et aux bouleversements induits par la Révolution industrielle (réorganisation sociale, productivité, …). Elle répondait à la quête de nouvelles valeurs et au débat opposant « nature » et « culture ». Il s’agit en fait de l’idéalisation des hommes vivant en contact étroit avec la nature, vivre dans des lieux où paix et bonheur sont assurés par une nature bienveillante, un havre de paix pour toutes les âmes tracassées par un futur incertain.

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      Pourtant au 16ème siècle, Montaigne dans ses essais évoquait déjà cette espèce d’utopie : « l’idéalisation des hommes vivant au contact de la nature sans liens avec le monde "civilisé" ».

     On a parfois attribué erronément ce mythe à Jean Jacques Rousseau, qui affirme de son côté que : « La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable », mais c'était uniquement dans le but de critiquer la société du 18ème siècle. Cependant c’est sans doute Jean Jacques Rousseau qui est reconnu comme celui qui a participé le plus activement à travers son œuvre à ce mythe du bon sauvage.

     Nous les amoureux de la nature, nous nous reconnaissons sans doute un peu dans ce mythe du « Bon Sauvage », non seulement parce que les hommes en général ont la nostalgie du passé, et que ce mythe nous propose une image rassurante d’un primitif heureux qui vit en parfaite harmonie avec la nature.

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     Mes lectures de jeunesse m’avaient également fait rêver à cette vie dans la nature, comme dans « Robinson Crusoé », « Le dernier des mohicans » ou encore « Paul et Virginie ». Je me retrouve donc assez bien dans ce concept d’harmonie avec la nature.

      j’ai essayé de vous faire partager mes promenades à travers parcs, jardins et forêts  qui m’ont fait découvrir des sites très agréables, esthétiquement beaux, une nature telle que je l’aime. Et pourtant la plupart du temps cette nature a été façonnée par l’homme, et par conséquent on pourrait affirmer que tous ces sites, tous ces paysages  ne sont pas très « naturels », et que à contrario  ils devraient donc être définis comme « artificiels ». Me voilà donc un peu loin de mon mythe !

      Aujourd’hui les scientifiques évoquent le naturel d’un site en parlant de sa naturalité, un néologisme traduit de l’anglais « Wilderness » qui englobe une série de concepts tels que l'ancienneté de l'écosystème,  l'absence de signes de perturbation due à l'homme, etc…

     Aux Etats-Unis, la loi sur la protection de la nature (Wilderness Act), loi fédérale votée en 1964, en donne la définition suivante : « un lieu où la terre et sa communauté de vie ne sont point entravés par l'homme, où l'homme lui-même n'est qu'un visiteur de passage. » Il s’agit donc de sites ou de paysages qui ont gardé leur caractère authentique et sauvage.

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     En y réfléchissant bien, on peut se demander si dans nos régions, quelque site peut encore entrer dans cette catégorie. En effet, pratiquement toutes nos forêts sont gérées et exploitées, elles gardent un caractère naturel mais ne répondent pas à la définition et ce n’est pas les lois de protection de l’environnement qui y changeront quelque chose.

     Il en est ainsi de nombreux espaces « naturels » qui ont colonisé des zones défrichées, drainées, incendiées, asséchées ou simplement abandonnées soit par l’homme, soit du fait de catastrophes (guerres, accidents, …). Notre environnement naturel ne l’est pas tellement mais ça ne change pas grand-chose à notre plaisir et à la beauté des lieux.

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      Pour en revenir à mes balades, j’ai apprécié l’esthétique de ces groupements d’arbres qui ne sont bien sûr pas « naturels », j’ai apprécié la présence de ces animaux qui eux non plus ne sont pas là « naturellement », mais après tout qu’importe le plaisir était bien présent.

     L’ artificialité, pour utiliser un autre néologisme, ne m’ a enlevé aucunement le bonheur du « Bon Sauvage » qui sommeille en moi.

     

  • ETANGS DANS LA VILLE

     

    J’ai eu l’occasion de vous promener à travers divers parcs publics de la ville, autant de lieux » naturels » tellement importants dans la vie de tous les jours. Ce sont des sites propices à de multiples activités comme les balades, la détente, le repos, les activités sportives ou simplement pour l’observation de la faune et de la flore dans les écosystèmes qui y sont inévitablement présent.

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    Un autre milieu naturel présent et tout aussi agréable sont par exemple les étangs que l’on peut trouver en ville et que de plus en plus les amateurs apprécient dans leur jardin. Ils peuvent être de toutes les tailles, de quelques mètres carrés jusqu’à plusieurs dizaines d’hectares, ce n’est ni un lac, ni une mare.

     

    Un étang en ville, c’est d’abord un très beau point de vue, c’est la faune qui inévitablement va y apporter de la vie et c’est ensuite ses berges qui constitueront autant de lieux de promenades bien agréables.Etangs 1.jpg

     

    Pour imager ce genre de site, c’est aux Etangs d’Ixelles, une commune de l’agglomération de Bruxelles, que je vous emmène.

     

    A l’origine, on comptait pas moins de 4 étangs formés par le cours d’un ruisseau appelé Maelbeek. Aujourd’hui, c’est en fait 2 étangs, le premier résulte de l’assèchement partiel en 1860 du Grand étang tandis que l’autre est le résultat de la réunification de 2 étangs.

     

    A quelques pas de là, c’est le magnifique site de l’abbaye de la Cambre  et  le bois de la Cambre qui complètent le tableau. L’ensemble est sans conteste l’un des sites les plus agréables de l’agglomération de Bruxelles.Etangs 3.jpg

     

    Dans un de ses écrits, Paul Hymans décrivait ainsi ce site :

     

    « Il y avait, au bord des eaux, des guinguettes, où la bière brabançonne arrosait la gaufre dorée, et qui durant les belles après-midi de congé du printemps et de l’été, retentissaient des refrains et des cris d’enfants. Là, sur la côte, s’étageait, au centre des tonnelles, la Maison Rouge. Autour des étangs où se balançaient des verdures aquatiques, couraient des sentiers, au coin desquels des fermes et des métairies, demeures rustiques, égarées aux portes d’une Capitale ouvraient leurs volets verts… »

     

    Cet endroit est d’autant plus agréable que toutes les maisons qui bordent ces étangs sont autant d’exemples typiques de l’architecture du début du XXè siècle ou encore de l’art nouveau cher à Victor Horta.

     

    Au même titre qu’Uccle, Ixelles fait partie de ces quartiers chics qui attirent nos voisins et particulièrement nos amis français qui y viennent en masse. Il faut dire que la fiscalité en Belgique est moins forte qu’en France et notamment l’impôt sur la fortune, ceci expliquant sans doute cela. Et avec les moyens de transport actuels, Bruxelles n’est plus qu’à 1h22 de Paris. Mais tout cela nous éloigne du sujet !

     

    C’est en flânant qu’on découvre véritablement une ville et les surprises peuvent être nombreuses comme ce « jardin » sur le toit de cet immeuble de 7 étages avec vue sur les étangs.

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    L’abbaye de la Cambre constitue elle aussi un site à ne pas rater, tout d’abord l’abbaye elle-même avec sa cour d’honneur, son église, son cloître et … ses jardins étagés.

     

    Des jardins étagés à la Française réaménagés en 1924 et qui se composent de cinq terrasses successives.

     

    Havre de paix dans le fracas de la ville, le jardin de l'abbaye de la Cambre est un site pittoresque chargé d'histoire. Les jardins, aménagés au début du XVIIIe siècle, sont composés de cinq terrasses successives. On y accède par une entrée de style Louis XIV, avec ses deux piliers à bossage accostés de volutes et surmontés de vases. L'escalier monumental, avec ses deux larges volées de marches, crée une imposante symétrie. Les bâtiments sont de style français du XVIIIe siècle. L'église remonte au XIVe siècle. À la première terrasse, à droite, un élégant petit pavillon Louis XV. Au sud des jardins, la chapelle Saint-Boniface. En face, se dresse le monument réalisé par Pierre Braecke en 1922 et dédié à l'écrivain Camille Lemonnier. (OPT)

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    Et que dire des ces arbres taillés sinon qu’ils donnent une note surréaliste à cet ensemble et que le contraste avec les bâtiments modernes tout proches est vraiment étonnant.

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