• L'ARBUSTE AUX BONBONS

    CALLICARPA BODINIERI : En cette saison il ne passe pas inaperçu, en effet ses petit fruits mauves contrastent fortement dans le décor automnal. C’est un arbuste qui trouvera facilement sa place dans un massif et ce qui ne gâche rien qui est de culture plutôt facile. Le genre comprend environ 150 espèces qui en général ne dépassent pas 3 mètres. arbuste,callicarpa,arbuste aux bonbons,liebesperlenstrauch,beautyberry,violet

    Il est conseillé de les abriter des vents froids et un bon paillage au pied est nécessaire pour les protéger des fortes gelées, surtout pour les jeunes individus.

    La floraison estivale n’est pas très remarquable mais que dire de ses petits fruits qui apparaissent en automne et qui persisteront jusqu’en fin d’année. Ils sont d’abord de couleur blanc un peu verdâtre, ils vireront au lilas et finiront dans cette belle teinte violette tirant sur l’améthyste. En allemand, on parle de « liebesperlenstrauch » (buisson à perles), tandis qu’au Etats-Unis il est appelé « Beautyberry ».

    Pour obtenir une bonne floraison, il est utile de grouper plusieurs plantes car le callicarpa doit s’autoféconder et un apport de pollen extérieur lui facilitera la vie. De même un manque d’insolation aura pour résultat une floraison minable et par conséquent une faible fructification.

    Après la chute des fruits, cet arbuste qui n’a pas un feuillage très dense, demande une taille assez sévère, il présentera de cette manière une bien meilleure densité. Le nom Callicarpa vient du grec kallos, beau, et karpos fruit.

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    Et pour parler un peu de cette belle couleur violette, et pour ceux qui y croient, voici ce qu’elle peut signifier :

    Mélange subtil de rouge et de bleu, le violet symbolise la pureté, la spiritualité, le mysticisme, l'introspection, la méditation. C'est la couleur favorite du Sagittaire et du Gémeaux.Le violet est parfois considéré comme une couleur désagréable car elle évoque la mélancolie et la solitude. Ceux qui sont attirés par cette couleur aiment le mystère, l'insolite, ils se complaisent dans la solitude et dans le rêve.

    Ce sont souvent des personnes plus attachés aux valeurs spirituelles qu'à celles matérielles, et qui, parce qu'elles sont ailleurs, peuvent paraître hautaines. A l'opposé, les personnes qui n'aiment pas le violet sont souvent très attachés aux biens matériels, méfiantes, et craignent d'être abusés.

    Ses vertus curatives sont nombreuses, la couleur violette a une forte action sur l'émotivité, et de ce fait peut aider à combattre toutes les émotions violentes, phobies, angoisses, colère, etc.. Le violet aide à trouver l'harmonie entre pensée et action.

    (référence et suite sur  : http://www.chm.be)

  • LE SAPIN "DURABLE" DE LA GRAND PLACE

     Sapin Bruxelles.jpgComme chaque année un sapin de Noël a été installé sur la Grand Place de Bruxelles et cette année, il s’agit d’un arbre provenant d’une forêt wallonne « gérée durablement ». Cette forêt, située dans les cantons de l'Est près de Verviers, est certifiée PEFC (Program for the Endorsement of Forest Certification Schemes). Avec ce choix de sapin "durable", la ville de Bruxelles soutient ainsi l'année internationale des forêts, proclamée par les Nations unies. Cet impressionnant sapin à 19 ans, une taille de 19 mètres et un poids d’environ 5 tonnes.

    La Grand Place de Bruxelles mériterait à elle seule tout un blog, mondialement connue elle est considérée comme une des plus belles place du monde.Sapin Bruxelles 5.jpg

     

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    PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes ou Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières) a vu le jour en 1999 à l'initiative de douze pays européens, dont la Belgique. Ce programme, qui a très vite bénéficié du soutien des différents acteurs concernés de près ou de loin par la forêt, s'est développé pour devenir un système de certification mondialement reconnu. Les principes fondamentaux du système sont l'ouverture au dialogue, la recherche de consensus, la transparence, une évaluation périodique et une amélioration continue. La procédure PEFC implique tous les acteurs dans le domaine du bois : propriétaires forestiers, industrie, organisations environnementales, scientifiques et usagers de la forêt.

    PEFC est le plus important système de certification forestière au monde, représentant plus de 224 millions d'hectares de forêts certifiées.

    Il s’agit donc d’un espèce d’écolabel, une marque de certification de gestion forestière dont le but est de favoriser la gestion durable des forêts tellement importantes pour notre environnement. Ce label apposé sur un produit en bois ou à base de bois doit vous garantir qu’il est constitué d’au moins 70% de bois issu de forêts gérées conformément aux recommandations du programme.Sapin Bruxelles 2.jpg

     

    Garantie ou pas garantie ?

    En effet des associations de défense de l’environnement suspectent que la création du label PEFC n’est qu’une opération de marketing (écoblanchiment) utilisée par des industriels du bois pour donner à l’opinion publique une image écologique responsable, pour preuve les critères pour obtenir le fameux label seraient peu contraignants.

     

    A chacun de faire son idée, et un petit exemple parmi d’autres en évoquant le label « saucisson d’ardenne » (produit typiquement Wallon) et qui est contesté par des industriels flamands.

    Ce label initié par le gouvernement wallon prévu pour protéger les charcuteries de petits producteurs du terroir est menacé par deux importantes entreprises agroalimentaires basées... en Flandre et dont l’une d’elles n'a pas hésité à délocaliser une production vers le nord du pays tout en profitant de la notoriété de la qualité ardennaise pour écouler ses produits.

    Et pour être un peu chauvin, sur la Grand Place de Bruxelles, vous y trouverez entre autres les fameux chocolats belges (les meilleurs au monde !Rigolant) ainsi que la réputée dentelle de Bruxelles.

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    Pour en revenir à notre sapin, et pour la petite histoire, l’an passé l’Agence Wallonne à L’Exportation (AWEX) avait offert le sapin de Noël pour orner la place Saint Pierre à Rome. Ce sapin provenait lui aussi des forêts de l’Est de la Belgique, il avait 30 mètres de hauteur, 2 mètres 65 de circonférence, 90 ans et 14 tonnes, dont coût pour la Région Wallonne : …..29000 euros. Une publicité un peu chère pour beaucoup, ……… la Wallonie produit chaque année 3 à 4 millions de sapins dont 80% sont exportés.

    Ce que l’histoire ne dit pas c’est qu’un écureuil habitait ce grand sapin et qu’il est maintenant SDF (info ou intox ? Rigolant)

  • PARCS PUBLICS (4)

     

    Parc Seny 4.jpgJe continue la découverte de la vallée de la Woluwe à travers les jardins et parcs publics, en remontant le Boulevard du Souverain qui longe les Etangs Mellaerts dont j’avais parlé dans une précédente note.

     

    Me voici donc au Parc Seny (superficie +/- 3 Ha)  du nom de l’industriel Albert Seny. Autrefois près de l’entrée du parc se trouvait un moulin à eau du XIIIe siècle qui servait à la fabrication de papier. Albert Seny en devint propriétaire en 1836 et il en fera une teinturerie de coton. Au début du XXe siècle, la construction du boulevard du Souverain exproprie les petites industries afin de sauvegarder le prestige de la nouvelle avenue et d’y aménager de nombreux espaces verts. Le terrain du parc qui faisait partie des parcelles expropriées resta en friche pendant de nombreuses années et ce n’est qu’au début des années 1960 que les autorités décidèrent de le réaménager.

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    Le parc Seny contient une grande variété d’arbres remarquables : des pins noirs, un chêne à cupules chevelus, un chêne de Hongrie, un bouleau de jacquemont, un saule blanc et diverses sortes de peupliers et de  noisetiers.

     

    Le long de la Woluwe l'épilobe hirsute et les salicaires y prolifèrent, les plantes d’eau créent un biotope favorable  aux gardons, aux perches et aux épinoches. C’est aussi un lieu privilégié pour les chauves-souris, pas moins de 14 espèces y sont recensées et en particulier la barbastelle, le vespertilion des marais, le vespertilion à oreilles échancrées et le grand murin.

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    Tout juste à côté se trouve le parc Ten Reuken (Bois défriché) d’une superficie de +/- 6 Ha, de nouveau un parc paysager avec un très bel étang. Celui-ci a été officiellement inauguré en 1910, il est en somme un reliquat de la forêt de Soignes toute proche. Qui dit étang, dit toute une faune et particulièrement des oiseaux, c’est ainsi qu’on peut y observer : des poules d’eau, des ouettes d’Égypte, des colverts, des foulques, des hérons, des grèbes huppés ou encore des fuligules morillons.

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    Comme au parc Seny, une multitude de chauves-souris y ont trouvé un terrain de chasse privilégié. Et ici aussi de nombreux arbres remarquables y sont répertoriés : cyprès chauve de Louisiane, cèdres du Liban, érables argentés, tulipier de Virginie, chêne des marais, etc.

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  • BRUMES DE NOVEMBRE

     De mes balades en forêt et en parcs publics, je n'ai pas retenu que la flore et la faune, j'ai aussi saisi l'ambiance qui peut parfois être assez particulière. L’automne est la saison aux multiples facettes, aux multiples ambiances, tantôt le soleil illumine la nature qui a pris ses belles teintes dorées, tantôt ce sont les brumes et brouillards qui donnent une note mystérieuse au paysage.

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    La brume est une des multiples formes sous laquelle se présente l’eau dans l’atmosphère, on parle dans ce cas d’hydrométéores, et en y réfléchissant bien, elles sont nombreuses : pluie, bruine, neige, grêle, brouillard, etc. et leur dépôt sur la nature donne la rosée, le givre ou le verglas.

    En principe, la brume a la même composition qu’un nuage qui toucherait le sol et cette composition est influencée par différents facteurs environnementaux comme la pollution, les vapeurs issues du sol, les poussières, etc. c’est ainsi qu’au dessus des villes on parle de « smog » ou brumes de pollution.

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    Le processus de formation de la brume est identique à celui des nuages ou du brouillard, il résulte du refroidissement d’un volume d’air jusqu’à la condensation d’une partie de sa vapeur d’eau. La différence entre la brume et le brouillard tient essentiellement dans la densité dans l’air des gouttelettes et de leur taille. Les météorologistes parlent de brouillard si la visibilité horizontale est de moins de 1 km.

    Les brumes, en effet il faut parler de brumes tant la variété de celles-ci est grande, s’enrichissent en fonction de différents éléments, c’est ainsi qu’on distingue : les brumes de chaleur qui annoncent un été une belle journée, les brumes de vallée, les brumes de précipitation, d’évaporation, d’inversion, etc.

    Dans certaines régions et en particulier en zone tropicale, on parle de « forêts de nuages », ce sont des forêts qui baignent dans une brume quasi permanente, et dans lesquelles s’est créé un écosystème particulièrement riche.

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    Dans ces écosystèmes prolifèrent une flore particulière, notamment des espèces épiphytes, c'est-à-dire des plantes qui se servent d’autres comme support telles que les orchidées ainsi qu’une faune tout à fait particulière, une salamandre sans poumon qui respire par la peau ou encore une grenouille de verre, transparente qui pond ses œufs sur les arbres.

    Le côté un peu mustérieux de la brume a aussi été souvent exploité en poésie et littérature :

    "Cette brume de la mer me caressait comme un bonheur" Guy de Maupassant

    « Cela datait de loin, de très loin, c'était perdu dans cette brume où l'esprit semble chercher à tâtons les souvenirs et les poursuit, comme des fantômes fuyants, sans les saisir. » Guy de Maupassant.

    « Comme les matelots en détresse, elle promenait sur la solitude de sa vie des yeux désespérés, cherchant au loin quelque voile blanche dans les brumes de l'horizon. » Gustave Flaubert – Mme Bovary

  • TOUJOURS VERTS

    HEDERA HELIX – Pour le moment cet envahisseur, je veux parler du LIERRE, est bien visible car contrairement à pas mal de plantes, il reste vert toute l’année. Il grimpe, il couvre, il rampe, tout lui est bon pour assouvir ses besoins d’expansion, ses tiges ligneuses pouvant facilement atteindre une trentaine de mètres.Lierre 3.jpg

    Ses feuilles se présentent sous différentes formes selon leur fonction, sur les tiges qui ne fleurissent pas, elles sont divisées en 3 ou 5 lobes tandis que sur les tiges fleuries, elles sont de forme ovale.

    Le lierre est parfois appelé « Bourreau des arbres »,  surnom non mérité puisque contrairement à ce qu’on croit habituellement, ce n’est pas une plante parasite, il utilise simplement l’arbre comme support, il n’affecte pas sa croissance et peut même le protéger des intempéries et des rongeurs.

    La floraison apparaît en septembre – octobre et la fructification fin de l’hiver –début du printemps. Ses petites baies sont toxiques pour l’homme mais pas pour les oiseaux qui en profitent à une période difficile.

    L’origine de son nom vient du latin haedere (s’attacher) et Helix (spirale), sa longévité est particulièrement importante puisqu’il peut vivre plusieurs siècles.

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    De tout temps, on a attribué au lierre des vertus médicinales qui restent à prouver. Ainsi, les Grecs anciens buvaient du vin dans lequel avaient macéré des feuilles de lierre, préparation qui devait les protéger contre les empoisonnements. D’autre part dans la mythologie romaine,  Bacchus, le Dieu du vin, était représenté avec une couronne de lierre qui, croyait-on, protégeait le buveur contre les inconvénients de l'ébriété...

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    Les herboristes et les guérisseurs de l'Europe ancienne attribuaient à la plante des propriétés purgatives, vermifuges, fébrifuges et sudorifiques. Les usages médicinaux qu'ils en faisaient étaient beaucoup plus nombreux que les usages actuels où seuls ont été retenues ses propriétés pour soigner l’inflammation des bronches et des voies respiratoires.

     

    ILEX AQUIFOLIUM – Voilà une autre plante ou plutôt un petit arbuste, parfois un arbre à feuillage persistant, le HOUX. Lui aussi présente une longévité qui peut aller jusqu’à plus de 300 ans. Ses feuilles persistent en général 3 ans, normalement épineuses, elles sont lisses  sur les individus âgés.Lierre 5.jpg

    C’est une espèce qui présente la particularité de posséder des pieds mâles et des pieds femelles, ceux-ci ne fleuriront que si un pied mâle est à proximité. Les petits fruits rouges apparaissent en fin d’été, uniquement sur les individus femelles, ils persisteront tout l’hiver et sont toxiques.

    C’est une plante qui supporte bien les situations ombragées et semi ombragées, relativement rustique, elle se prête bien aussi à l’art topiaire.

    Depuis toujours, le houx est un symbole des fêtes de fin d’année exprimant à l’origine la persistance hivernale de la vie végétale.

    Pour les chrétiens, le houx est associé à la naissance de l'Enfant Jésus. Le roi Hérode cherchant à massacrer tous les nouveau-nés juifs pour éliminer celui que l'on annonçait comme le roi des juifs. Marie, Joseph et leur enfant s'enfuirent vers l'Égypte et à l'approche d'une troupe de soldats, ils se cachèrent dans un buisson de houx, qui, dans un élan miraculeux, étendit ses branches pour dissimuler la Sainte Famille derrière son épais feuillage épineux. Sauvés, Marie bénit le buisson de houx et souhaita qu'il restât toujours vert en souvenir de sa protection et comme symbole d'immortalité.

    Et pour la petite histoire, dans la saga Harry Potter, la baguette magique de Harry est en bois de houx.

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  • SUITE DES PARCS PUBLICS

     Je poursuis mon parcours des parcs publics de la ville avec tout à côté du parc Parmentier, les étangs de Mellaerts et le parc de Woluwé. Le parc des Etangs de Mellaerts a une superficie d’un peu plus de 9 hectares, c’est une zone de loisirs constituée de 2 étangs, un pour la pêche et l’autre pour le canotage, et d’un mini golf.

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    Parc de Woluwe et étangs Mellaerts dans Bruxelles 2009

     Véritable havre de paix coincé entre des boulevards empruntés par tout ce que Bruxelles compte de navetteurs, le parc de Woluwé n'en reste pas moins un des endroits privilégiés de celles et ceux qui ont envie de respirer un peu d'air frais et, pourquoi pas, de faire une balade en barque ou en pédalos sur les étangs tout proches. Le tour dudit étang est une balade classique et permettra de se rendre une nouvelle fois compte que Bruxelles est une des villes les plus vertes d'Europe. Une brasserie située à une de ses extrémités permettra même aux amateurs de bonne chaire de se sustenter plus qu'honorablement ou tout simplement de prendre un rafraîchissement pour se remettre de l'effort physique accompli.

    Cet article est paru dans le guide Bruxelles 2009

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    C’est en 1883 que François Mellaerts et son épouse achètent des terrains agricoles et des prairies appartenant aux Hospices civils de Bruxelles. En 1898, l’entrepreneur Edmond Parmentier qui a en charge la construction de l’Avenue de Tervueren signe une convention avec François Mellaerts, il lui attribue un nouveau terrain avec deux étangs en échange de sa propriété. La convention prévoit que François Mellaerts doit préserver la vue sur ses étangs à partir de l’Avenue de Tervueren.

     

    Qui dit étang, dit évidemment toute une faune aquatique, c’est ainsi qu’on peut y observer des cygnes, des bernaches du Canada, des oies de Magellan ou encore des ouettes d’Egypte. Les prairies humides ne sont pas en reste avec quelques espèces végétales telles que la brunelle, le lysimaque nummulaire ou le bugle rampant. Et bien sûr une multitude d’arbres : hêtres pleureurs, saules blancs, érables argentés, mélèzes, pins, etc….







     

    De l’autre côté du Boulevard, c’est le Parc de Woluwé qui m’attend mais là compte tenu de sa taille de 71 hectares c’est à vélo que je le découvre. Et bien m’en pris car ça monte et ça descend dans tous les sens. C’est une succession de grandes pelouses, d’arbres de différentes variétés (+/- 180 espèces) dont des séquoias géants et d’étangs, son style romantique lui vaut le qualificatif de « paysage anglais ».

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    Le parc est traversé par la « promenade du chemin de fer », une ancienne ligne de chemin de fer de +/- 6km  aménagée pour les piétons et les cyclistes.

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  • L'ETANG BLEU ET L'ETANG VERT

    Pour continuer ma découverte des parcs publics de la ville, c'est aujourd'hui au Parc Parmentier que je vous emmène. Il doit son nom à Edmond Parmentier, un entrepreneur qui débuta la construction de l'Avenue de Tervueren en 1895.  D'une superficie d'un peu plus de 2 hectares, il fait partie d'un ensemble avec le Parc de Woluwe et les étangs Mellaerts. C'est en fait un reliquat des anciens marais de la Woluwe, il est constitué d'une partie haute bien ensoleillée avec un chemin de ronde et d'une partie basse plus ombragée qui comporte deux étangs. Dans la partie haute, on peut y découvrir plusieurs dépendances : une chapelle néogothique, plusieurs pavillons évoquant des cottages anglais, des anciennes écuries, etc...

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    Ce parc comporte quelques arbres remarquables dont la circonférence est assez impressionnante : Séquoia géant (467 cm), Robinier faux acacia (362 cm), Chêne rouge d'Amérique (335 cm) ou encore Hêtre d'Europe (308 cm), etc...

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    Les deux étangs de la partie basse sont reliés par une cascade en faux rochers sur laquelle est jeté un pont rustique avec des rambardes imitant des branches entrelaçées. Assez étonnant ces deux étangs sont complètement différent, le premier a un aspect normal où le ciel bleu de ces beaux jours ensoleillés se reflète à merveille, tandis que le second est entièrement vert recouvert d'un  espèce de tapis de végétation.

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  • QUINTIDI, 25 BRUMAIRE AN 220

    Ce bel automne ensoleillé poursuit son petit bonhomme de chemin mais quelques signes nous rapellent que l'hiver n'est plus très loin, c'est ainsi que les premières gelées nocturnes ont fait leur apparition.

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    Le calendrier républicain lui aussi fait écho au fait que nous sommes dans les mois où normalement les brumes sont fréquentes : ce mardi 15 novembre 2011, nous sommes Quintidi, 25 Brumaire an 220. Pour la petite histoire, et ça nous éloigne de la nature, le calendrier républicain a été créé pendant la révolution française et utilisé de 1792 à 1806 et brièvement pendant la commune de Paris en 1871. Il avait pour but de remplacer le calendrier grégorien influencé par le christianisme par un calendrier laïc décimal.

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    Les mois d'automne sont particulièrement parlant puisqu'ils se nomment : Vendémiaire, Brumaire et Frimaire, et les noms de saint ont été remplacés apr des noms de légumes, de fruits, d'animaux, etc... ainsi ce 15 novembre, nous sommes le jour "faisan" !

    Ici en Belgique, le 15 novembre est la fête du roi, en effet c'est la Saint Léopold dans le calendrier liturgique germanique, nom des 2 premiers rois.

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    Pour revenir aux parcs de la ville, il faut aussi souligner la faune, tels différentes espèces de canards, cygnes et autres animaux vivant sur l'eau. Ceux-ci sont devenus vraiment familiers avec les promeneurs qui prennent tellement de plaisir à les nourrir de pain sèché ou de graines. Et les oiseaux frequentant ces parcs deviennent eux aussi de moins en moins farouches, telles ces corneilles noires. Et pour continuer avec une autre petite histoire, les romains prétendaient que "la vie des hommes est plus courte que celle des corneilles".

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    Le temps particulièrement clément a eu aussi un effet positif sur la longueur des floraisons, come le prouve cette jolie clématite rafraîchie par la rosée du matin.

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  • UN POUMON VERT

    foret 1.jpgAprès ma balade pédestre dans quelques parcs de la ville, aujourd'hui j'ai troqué mes souliers de marche pour ma bicyclette pour un parcours d'une trentaine de kilomètres dans un environnement exceptionnel. J'ai eu l'occasion d'évoquer la végétation en ville ainsi que les parcs publics, aujourd'hui je vais aborder un autre thème tout aussi important, je veux parler des bois et forêts.

    Ici il s'agit de la forêt de Soignes, qui à quelques kilomètres de la Grand Place de Bruxelles constitue un véritable poumon vert pour cette ville de 1 million d'habitants que rejoignent chaque jour 250.000 navetteurs. Un vaste domaine de 5000 hectares de forêts et de bois. C'est une vaste hêtraie, avec son climat, sa faune et sa flore caractéristiques, traversée de voies de communication et presque entièrement encerclée de quartiers résidentiels, la Forêt de Soignes multiplie des fonctions (écologique, sociale, éducative, économique) .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La Forêt de Soignes est célèbre pour son aspect de hêtraie dite cathédrale, les photos ci contre de ces hautes futaies imagent à suffisance ce qualificatif. Les arbres les plus âgés qui sont exploités actuellement ont été plantés à l'époque autrichienne, il y a plus de 200 ans. C'est également un site historique au long passé prestigieux. De nombreuses têtes couronnées y sont passées et certaines y ont même séjourné à plusieurs reprises (c'est le cas de Charles-Quint ) pour pratiquer leur sport favori: la chasse. Il y a quelques années encore, on pouvait voir au prieuré de Groenendael un bouquet commémoratif de 7 tilleuls. Il rappelait un banquet tenu à l'issue d'une partie de chasse et qui rassemblait sept têtes couronnées de l'époque: Charles-Quint, Philippe II, Eléonore veuve de François Ier, Marie de Hongrie, le grand-duc Ferdinand d'Autriche et son épouse, et Mulay Hassan, ex-roi de Tunis.

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    La Forêt de Soignes fait partie du réseau Natura2000 qui, à travers l'Europe, rassemble des sites importants pour la sauvegarde d'habitats à haute valeur écologique et la conservation d'espèces rares de la faune et de la flore. Actuellement la forêt n'est plus exploitée commercialement, elle est un vaste domaine ouvert aux piétons, aux cyclistes et aux cavaliers à travers des dizaines de promenades balisées.

    foret 2.jpgParmi les sites exceptionnels, il y a la 'Drève royale", un spectaculaire chemin entièrement droit de plusieurs kilomètres, bordé de hêtres d'une hauteur incroyable. La photo ci contre permet de s'en rendre compte par rapport à la taille des promeneurs.

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  • PARCS PUBLICS

    Comme la météo de ce mois de novembre reste exceptionnellement clémente, c'était l'occasion en ce 11 novembre de redécouvrir quelques parcs de la ville . Tout d'abord, commençons par un petit parc niché comme un écrin de verdure entre deux rues, il s'agit du Parc Crousse .

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    Il s'agit en fait de la dernière demeure du Docteur Crousse, qui légua le domaine à la ville en 1976,  mais en posant ses conditions, il s'agissait d'en faire un parc public . Cette propriété d'un hectare se présente comme un parc paysager dans lequel trônent quelques arbres remarquables : le chêne pédonculé (Quercus robur), l' érable (Acer saccharinum), le tilleul (Tilia tomentosa cv.Pendula) argenté, et le hêtre pleureur (Fagus sylvatica cv.Pendula). Le petit manoir est utilisé comme centre communautaire (activités manuelles, cours de langue, de cuisine, stages de vacances etc.) et comme salle de réception pour tout type de manifestation (mariages, fêtes, etc...)

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    Quelques centaines de mètres plus loin, c'est le parc Malou qui lui a une superficie de 8 hectares et qui est traversé par un ruisseau, "La Woluwe" qui est un affluent de la Senne. Au milieu de ce parc, en bordure de l'étang se dresse le château Malou, une belle bâtisse construite en 1776 pour Lambert de Lamberts un riche commerçant anobli. Le château doit son nom actuel à l'un de ses anciens propriétaires, l'homme politique et financier catholique, Jules Malou (1810-1886). Ses descendants le cédèrent à la ville en 1951, maintenant il sert de centre culturel, et il abrite la galerie de prêt d'oeuvres d'art qui assure la promotion d'artistes plasticiens contemporains.

    parcs publics,automne

    Aux abords immédiats du château, on trouve de très vieux arbres : marronnier, catalpa, platane, Liriodendron, Liquidambar,...

    Le fond de vallée est peuplé de 2 groupements végétaux intéressants : une frênaie-aulnaie à lierre et ficaire ainsi qu'une aulnaie marécageuse à ortie et reine des prés.

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    Parc des Sources 2.jpg Et ensuite dans le prolongement du parc Malou, le parc des Sources d'une superficie de 4,5 hectares. Il doit son nom aux nombreuses sources qui alimentent son étang.

    Ancienne propriété Solvay, ce parc fut créé au début du XXème siècle et l'étang y fut creusé entre 1914 et 1918. A la mort de Louis Solvay, en 1964, la ville racheta une partie du parc. 

    L'étang est peuplé de nénuphars jaunes et autres plantes aquatiques. Ses berges sont partiellement colonisées par une végétation semi-aquatique : iris jaunes et cirses.

      Conçu comme un parc paysager anglais, on peut y observer de jolies rocailles et ponts romantiques. Ce parc est classé aujourd'hui comme espace semi-naturel étant donné sa haute valeur biologique.

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  • LA VEGETATION EN VILLE

    Après la campagne toute en mauve, pourquoi pas un petit tour en ville pour y découvrir quelques exemples de réalisation ou de plantation qui viennent donner de la couleur et de la vie dans le décor.

    Tout d'abord, dans ces venelles des ilots constitués à partir de traverses de chemin de fer apportent vraiment un plus, ils contribuent à rompre la monotonie des bâtiments , ils donnent de la vie et de la chaleur à ces murs et passages pour le moins impersonnels. Des petits arbustes y ont trouvé place, de même qu'une variété assez importante de plantes, telles ces exhubérantes capucines ou encore ces campanules qui se sont installées dans les interstices.en ville 1.jpg

    Les traverses de chemin de fer sont fréquemment utilisées pour en faire des escaliers ou encore des bordures, pourtant il y a lieu de se méfier. Ce n'est pas souvent une solution très écologique car bien souvent elles ont été traitées aux créosotes qui sont des huiles produites à partir de goudron de houille, huiles auxquelles on attribue un pouvoir cancérigène. en ville 2.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il suffit parfois de presque rien comme une toute petite note de verdure à un balcon ou alors plus spectaculaire telle cette glycine qui vient rompre la monotonie d'une façade.

    Le choix des villes et communes pour les aménagements naturels est également très important et parfois tout à fait atypique, c'est le cas dans cette avenue garnie de charmilles bien taillées en forme de cylindre.

     

     

     

     

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    en ville 4.jpgComment seront nos villes dans le futur ?

    Parmi les projets futuristes de construction dans les villes , on peut citer la "bionic arch" de l'architecte belge Vincent Callebaut, présentée dans le cadre du master plan de Taïchung à Taïwan. « “Bionic Arch”(cliquez ici) est un projet qui synthétise notre volonté de concevoir des tours d'une nouvelle génération, 100 % autosuffisante en énergie, explique Vincent Callebaut. Ces tours réintègrent la biodiversité dans la Ville. Il s'agit d'immeubles éco-conçus qui utilisent exclusivement des énergies renouvelables ».

    L'idée de la « Bionic Arch » intègre une forêt en plein ciel et contribue au développement durable via l'utilisation exclusive des énergies renouvelables. L'édifice fusionne le meilleur de l'inventivité humaine et de la nature. Le building se présente comme un bâtiment 100 % autosuffisant avec un niveau d'émission de CO2 égal à zéro.

    Son véritable intérêt est dans la volonté de l'architecte de pousser à l'extrême l'utilisation des ressources naturelles et de produire un minimum de déchets. Les plantations de la « Bionic Arch » absorbent le CO2, réduisent l'effet de serre, recyclent les eaux usées, plutôt que d'envoyer tout à l'égout. Ses jardins fonctionnent comme des « bio-réacteurs ». La tour interagit avec l'écosystème.

    La « Bionic Arch » se pose en prototype de l'écologie urbaine du futur. Ce n'est pas un objet d'architecture-fiction. Vincent Callebaut n'invente rien. Il fait son marché parmi les technologies de pointe, à l'image de la peau de verre cristallin de sa tour, taillée dans un verre spécial intégrant des cellules solaires. Combinées aux turbines éoliennes, ces façades solaires sont capables de produire l'électricité nécessaire à l'éclairage de l'ensemble de la tour et à l'illumination des 4,4 hectares de l'éco-parc de Taïchung la nuit. (Le Soir 08-09-2011)

  • L'AUTOMNE EN MAUVE

    Après le rouge et le jaune, pourquoi ne pas continuer dans la même voie. Je dois dire que c'était une agréable surprise de découvrir au détour d'un chemin, cet immense champ tout mauve. Heureusement l'APN est toujours à portée de main, il fallait que j'immortalise cette vue.

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    Cette plante qui donne une aussi belle note colorée en ce mois de novembre est la PHACELIE A FEUILLES DE TANAISIE  - PHACELIA TANACETIFOLIA. En fait à cette époque de l'année, la phacélie constitue un très bon engrais vert et de plus elle élimine les mauvaises herbes telles que le chiendent. A d'autres périodes, elle est une excellente plante méllifère qui attire les abeilles tellement importantes pour la pollinisation et différents insectes qui se nourrissent de pucerons.

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    Et pour suivre, et ça n'a rien à voir avac la phacélie, un petit paragraphe de méditation ou de réflexion,  sur ce petit résumé du livre de Patrick Blanc.

    LE BONHEUR D'ETRE PLANTE - Patrick BLANC

    Et si la loi de la jungle reposait en fait sur des principes de cohabitation harmonieuse. À la marge de ce que peut comprendre notre espèce humaine avec son gros cerveau trop gourmand, la question est posée. Et si le plus faible avait plus de chances qu'un autre de s'épanouir dans un nouveau territoire ? Le plus faible peut inventer des mécanismes de survie qui engendrent des modes d'adaptation, beaucoup moins dispendieux. Bref, l'on n'est pas obligé de manger gras, d'avoir ses racines dans une terre ultrafertile pour s'épanouir. Et quand on est plante et que l'on grandit avec très peu de lumière dans un sous-bois de forêt tropicale, souvent accroché à la simple écorce d'un arbre, on sait qu'il faut tous les jours avoir recours à l'imagination pour trouver la meilleure réponse à la difficulté du milieu et du moment. Mais alors, si ces plantes combatives sont transposées dans un espace plus vaste, bénéficiant de plus de lumière, on assiste à une croissance exubérante, des relations nouvelles de compétition et de grande santé. Ainsi en va-t-il pour l'homme.

    Patrick Blanc, botaniste et chercheur au CNRS, est l'inventeur du concept des murs végétaux.

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