LE PLAN MAYA.

Ici les températures sont devenues positives, par conséquent nous sommes dans la gadoue, la période la plus désagréable après les chutes de neige. Rien de bien photogénique à montrer alors pourquoi ne pas aborder un sujet qui nous concerne tous : "L'effondrement des colonies d'abeilles".

"Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre" aurait dit Albert Einstein. Il est envisageable que l'effet boule de neige de la disparition des abeilles sur les autres espèces,végétales et animales, menace à terme la survie de l'espèce humaine.

Les abeilles ont un rôle essentiel en termes de préservation de la biodiversité. Ce sont des insectes pollinisateurs, c'est à dire qu'elles transportent le pollen (élément mâle) des fleurs qu'elles butinent sur le pistil d'autres fleurs (éléments femelle), ce qui permet la fécondation et la reproduction des espèces végétales.

L'activité de pollinisation des abeilles est essentielle à l'agriculture : la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d'épices, du café et du cacao bénéficient de l'activité pollinisatrice des insectes.

Selon une étude scientifique, 35 % de la production mondiale de nourriture est directement dépendante des pollinisateurs.

P1080984.JPGLa Belgique comme de nombreux autres pays est confrontée à ce triste et inquiétant phénomène. Pour tenter de l'enrayer sur le territoire wallon, le gouvernement wallon a adopté un plan baptisé "MAYA" (ils n'ont pas dû trop se fouler pour trouver ce nom !), 5 grandes mesures ont été décidées.

  • Augmentation des ressources en pollen.

A terme pour les particuliers, 2/3 des haies subventionnées doivent être constituées de plants mellifères. Quant aux subsides octroyés pour l'aménagement d'espaces verts publics, ils sont orientés vers des essences favorables aux abeilles. (http://environnement.wallonie.be - rubrique "nature et forêts" )

  • Soutien aux jeunes apiculteurs.

A la fin de leur formation, ceux-ci recevront une ruche et une reine.

 

  • Soutien à la recherche.

25.000 € sont conjointement octroyés au CARI (centre apicole de recherche et d'information - http://www.cari.be ) et au centre de recherches et à la faculté agronomique de Gembloux. But de leurs investigations : découvrir les causes de la motalité des abeilles.

  • Communes "Maya".

Les communes qui s'engageront à mettre en place un écosystème favorable à la présence des abeilles sur leur territoire seront retenues prioritairement pour participer à la triaditionnele "Semaine de l'arbre".

  • Fauchage tardif.

Le fauchage tardif déjà pratiqué le long des routes communales sera étendu aux voiries régionales.

Commentaires

  • Bonjour Marcel !
    Ici aussi les dégâts sur les ruchers ont été importants. Depuis quelques temps, le fauchage tardif est pratiqué par le Département et par certaines communes -dont celle où je vis car nos élus sont vraiment attachés à la protection de notre environnement.
    Mais reste le problème des pesticides utilisés à outrance par certains ! On ne communiquera jamais assez sur le sujet.
    Bon week-end.
    Catherine

  • J'observe que c'est la même classe politique qui, après avoir signé l'approbation d'un pieux et alléchant programme de la Commission Européenne sur la santé des abeilles, signe aussi, tout en nous rebattant les oreilles du sacrosaint "principe de précaution" à longueur de médias (tu parles, Charles), la reconduction de l'autorisation de mise sur le marché du tristement célèbre insecticide Cruiser. Comme disait quelqu'un, "nous vivons des temps... réalistes!" Vous connaissez sans doute cette citation, probablement apocryphe d'ailleurs, attribuée au Général de Gaulle: "Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche!" L'autre citation dont la grande presse se fait l'écho, généralement attribuée à Einstein: "Si l'abeille disparaissait de la surface de la Terre, l'Homme n'en aurait plus que pour quatre ans à vivre), est notoirement reconnue dans la communauté apicole, comme tout aussi apocryphe. Aucun document n'est venu jusqu'à présent en authentifier la paternité, et rien ne permet d'attester de manière formelle qu'Einstein en est réellement l'auteur. Cela n'empêche hélas nullement le message de cette citation d'être criant de vérité, et en tant que méliophile (nom que j'ai imaginé de donner à toute personne qui aime les abeilles, puisqu'à ce jour il n'en existe officiellement pas encore), je ne peux que me réjouir de toute avancée dans la recherche des causes de la disparition de ces "chères petites", comme j'aime les appeler, sans lesquelles s'effondreraient nos ressources alimentaires! Il me semble toutefois, (et il me paraît que sur ce point nous sommes sur la même longueur d'ondes, la mise en cause précise que vous faites de facteurs multiples auxquels il faudrait encore ajouter les ondes électro-magnétiques produites par les téléphones cellulaires le prouve amplement), qu'il faut savoir raison garder et ne pas céder trop hâtivement à la joie, les découvreurs des effets conjugués du champignon et du virus, dont on parle tellement partout qu'il est permis de se demander s'il ne s'agit pas d'un énorme coup médiatiquedestiné à dissimuler les causes plus embêtantes pour les pouvoirs économiques), reconnaissant eux-mêmes qu'ils ne savent pas encore si le caractère mortel de ces deux agents est la cause première du fléau ou la conséquence d'une fragilisation des abeilles par d'autres facteurs, comme l'explique très précisément votre excellent article. Si c'est le cas, il y a fort à parier que tout sera fait pour nous le cacher, trop d'intérêts économiques à courte vue sont en jeu dans tout cela (voir la confirmation récente du non-lieu dans la célèbre affaire du pesticide Régent en France, est-ce un hasard si cette décision de justice intervient si peu de jours après l'annonce de cette découverte que l'on dit si décisive?)... Dans la même logique, citons aussi l'arrêté ministériel rejetant, sur la foi d'études menées sur des variétés de plantes qui n'intéressent pas les abeilles puisque cultivées en saison apicole creuse, l'abrogation de la mise sur le marché d'un autre pesticide, du nom de Proteus celui-là, sur les dangers duquel on ne dispose d'aucun recul... Lorsque les politiques conseillés par des experts à l'indépendance discutable prennent des décisions inspirées, voire arrachées, par des groupes de pression issus du pouvoir de l'argent, on connaît les résultats, du sang contaminé à la vache folle en passant par l'hormone de croissance... ce sont les abeilles qui font à présent l'objet de cet aveuglement ou de cette incurie dans le meilleur des cas, ou de cette corruption dans le pire, et cela ne se limite bien entendu pas à la France mais revêt une dimension mondiale. Et si on parlait par exemple, de l'hybridation, fruit des géniales idées du mal nommé Homo Sapiens Sapiens, entre des abeilles européennes et d'autres, génétiquement adaptées à des latitudes plus chaudes que les nôtres, engendrant une nouvelle espèce beaucoup plus agressive envers l'Homme, alors que le mode de fonctionnement naturel des abeilles est de ne faire que du bien? Quant au frelon asiatique, lui aussi lourdement mis en cause dans la surmortalité de nos chères petites, j'ai lu récemment qu'il aurait été introduit en Europe, également par l'irresponsabilité des apprentis sorciers que nous sommes, avec l'importation des bonzaïs! Quand laissera-t-on faune et flore là où les a semées Mère Nature? Et osons, avec un chercheur qui a également trouvé semble-t-il, lever le lièvre qui fâche, celui d'un nuage aérien provoquant l'éblouissement et par conséquent la désorientation des abeilles par les reflets du Soleil... aura-t-on le courage de s'attaquer à un trafic aérien poussé à saturation avec comme seulemotivation, la rentabilité immédiate au mépris de l'équilibre environnemental à moyen terme? Cela dit, aimons les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi en tant que coproductrices de fruits et de légumes, autant de bienfaits que nous devons à nos p'tites amies qui, décidément, nous sont tellement précieuses! J'ai d'ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site "un toit pour les abeilles", afin entre autres, de donner une réalité concrète à ma passion pour ces chères petites travailleuses de l'ombre. Pour ne parler quedumiel, les abeilles sont vraiment l'un des grands miracles de Mère Nature. Sait-on pour ne citer qu'un seul exemple, que le miel peut se conserver pour une durée allant jusqu'à... cinq cents ans! Et plus encore, dans l'absolu, puisque dans l'ancienne Égypte, il servait à l'embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n'excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l'industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu'à ce jour! Édifiant, n'est-ce pas? Je me souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l'institutrice nous racontait l'histoire des abeilles... Maintenant que les "sciences de la vie et de la terre" ont remplacé dans les écoles notre bonne vieille "leçon de choses", souhaitons que l''on continue à sensibiliser les enfants à cette richesse et à ses bienfaits. La transmission de cette connaissance est aussi l'une de nos responsabilités, et non des moindres, de parents ou de citoyens. J'ai ainsi inventé le mot "méliophile", parce qu'à ce jour, les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles. L'éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos chères petites, n'est pas chose facile. J'ai eu beau chercher partout, je n'ai rien trouvé de convaincant: "abeillophile", déniché au hasard du Web, c'est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu'il y a dans le fait d'être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien de l'ingrate humanité qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu'elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d'elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l'envers où Homo Sapiens Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu'il s'est attribué par usurpation d'identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? lui et ses enfants, ce monde qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, "abeillophile", ce n'est pas beau et ça ne marchera pas. "Apicophile", pourquoi pas, mais j'ai, sans explication très scientifique à cela, l'intuition que ce n'est pas encorela bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, j'ai décidé que le mot magique, il fallait l'inventer. Et comme ma grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie "petite abeille" (désignant donc l'abeille ouvrière), tandis que le grec "Phileô" signifie "aimer, être amateur de, avoir de l'affection pour...", c'est donc par une hybridation tout à fait naturelle et courante en Français (pas comme celle des abeilles américaines), que le néologisme "méliophile" est sorti du néant! Eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu'il soit apiculteur ou simple passionné par leur mode devie, sera appelé "méliophile". Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et chiches qu'afin de faire accepter ce mot des lexicographes de tous les horizons de la francophonie, et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l'usage en le propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les... méliophiles!

  • Ben alors Marcel, tu ne reconnais plus ta voisine maintenant? Je reconnais que j'ai un peu déserté le net pendant quelques temps mais là...;D
    Je pense avoir réglé le petit problème de dimension des photos car je n'avais pas coché l'agrandissement.

  • Sorry Celine, je suis impardonnable. Je devais avoir la tête ailleurs.

  • C'est triste et grave, cette disparition des abeilles mais cela est surement dû aux engrais et aux pesticides.
    Elles désertent les campagnes mais sont de plus en plus nombreuses en ville. Dans mon jardin, j'en ai des centaines, des domestiques, des sauvages, des mégachiles, et des bourdons, des guêpes, des frelons, tout un petit monde actif et nombreux.
    A Paris, beaucoup d'abeilles aussi et cette année, des ruches ont été rajoutées sur le toit du Grand Palais. Il y en a de plus en plus tous les ans :)

  • Nous mangeons souvent du miel et nous en prenons lorsque nous souffrons de maux de gorge ou de toux en pensant qu'il n'y a rien de meilleur pour adouçir une toux dérangeante.Comment etre certain que l'on avale pas du poison avec tout ces pestiçides de toute sorte alors que 1kg.d'ortie qui macère dans 10l.d'eau pendant 5à6jours et puis filtrée donnerait un résultat tout aussi valable et ne serait pas nocif.Bien sur il faut le courage d'aller ceuillir ces plantes urticantes .Je dois honteusement reconnaitre que moi j'en manque.Bisous

  • Je laisse monter mes poireaux en graines et leurs fleurs sont très mellifères et durent longtemps. Ainsi la décoration du potager contribue aussi à la nourriture des pollinisateurs. Je pense que beaucoup de gens font ça à petite échelle et que tous réunis, ça fait beaucoup!

Les commentaires sont fermés.