29.01.2012
LES POIRIERS DE LOUIS XIV
J’avais eu l’occasion dans une précédente note de vous parler des anciens pommiers, le hasard de mes lectures « hivernales » m’a conduit vers les anciens poiriers. En effet, « La Fontainière du Roy » de Jean DIWO, un roman historique, relate l’histoire de la construction du château de Versailles, de ses jardins et de son potager, sous les ordres de Louis XIV.
Pour rappel de l’histoire : 17 août 1761, le surintendant Fouquet donne une fête éblouissante au château de Vaux-le-Vicomte. Erreur fatale : Louis XIV est jaloux et Fouquet se retrouve en prison. Cette malencontreuse soirée aura une conséquence inattendue : le jeune roi décide de bâtir le château de Versailles. Pour réaliser ce projet colossal, il devra s’entourer des meilleurs artisans – dont Le Nôtre et François de Francine pour les jardins et les fontaines et jean de la Quintinie pour le potager.
Voici un extrait dans lequel Jean de la Quintinie vante les mérites des poiriers qu’il a planté, Louis XIV étant friand de poires.
- Sire, saint Fiacre, le patron des jardiniers m’a aidé à replanter ici à peu près tout ce qui avait si bien poussé dans l’ancien jardin. Les racines comprennent à qui elles ont affaire et, si on borde bien leur nouveau lit de la bonne terre légère qui convient, elles ne demandent qu’à s’installer confortablement et à s’étendre. Nous avons transporté les fruitiers en bacs et ils ne sont même pas aperçus du changement. Si Votre Majesté veut bien me suivre, je vais lui montrer les poires qu’elle trouvera bientôt sur sa table.
- Ah ! Monsieur La Quintinie, vous m’avez déjà dit tant de belles choses sur les poires que je vous entendrai encore. Montrez-moi celles dont vous vous occupiez lorsque je suis arrivé, car je vois bien que vous étiez près des espaliers.
- Je surveillais le mûrissement des « Virgoulé », Sire.
- Tiens, je ne connaissais pas cette variété, et pourtant vous savez que la poire est mon fruit préféré.
- Sa Majesté en connaît le goût car elle en a souvent mangé. Cette variété en dispute l’excellence à la Beurrée et à la Bergamote. La Virgoulé n’est plus un fruit rare. On l’appelle Bujaleuf en Angoumois, Virgoulèse en Touraine et Virgouleuse en d’autres régions. Pour celles-ci, nous avons tiré nos greffons du village de Virgoulé en Limousin où apparemment elle avait passé un fort long temps sans éclat, ni plus ni moins qu’une perle dans sa coquille. Mais enfin, elle est sortie de ce village par la libéralité du marquis de Chambret qui en était le seigneur et qui vous l’a donnée sous le nom de Virgoulé.
- Montrez-moi donc cette merveille que je goûterai ... quand à propos ?
- Dans quelques semaines, Sire. Tenez, regardez cette figure longue, assez grosse, avec une queue courte, l’œil médiocrement grand et un peu enfoncé. La peau est lisse. Cette année, elle sera colorée. si on la prend à propos, la Virgoulé est l’un des meilleurs fruits du monde. Mais avant, Votre Majesté mangera la « Cuisse-Madame », la « Gros Blanquet » et la « Bourdon ». Cette dernière est déjà mûre. Si j’osais, je proposerais à Votre Majesté de la goûter. Un fruit n’est jamais meilleur qu’au cueilli.

Evidemment comme il s’agit d’un roman, j’ai voulu vérifier qu’elle était la part de vérité et d’imagination dans ce paragraphe. Et en fait tout est exact, les variétés de poires citées sont tout à fait réelles et figurent bien à cette époque dans le potager de Versailles.
J’ai retrouvé également un extrait de livre : « Instructions pour les jardins fruitiers et potagers » écrit par Mr de la Quintinie, directeur des jardins fruitiers et potagers du Roy, dans lequel il évoque ces poires et particulièrement dans ce paragraphe la « Gros-Blanquet ».

Et comme le hasard fait bien les choses, j’ai eu l’occasion de passer quelques instants chez un producteur de fruits dont le domaine se trouvait sur ma route. Un accueil chaleureux et une certaine fierté certainement de me présenter son entreprise, et notamment ses 8000 poiriers et ses 23 hectares de pommiers, soit environ 35000 arbres.
Des étendues dont on ne voit pas la fin et qui semblent s’étirer à l’infini. Et pour clôturer cette agréable visite, je repars avec une énorme poire « Packham’s triumph » pesant près de 600 grammes et une très belle pomme rouge "Idared".

Et pour avoir une bonne idée du nombre de variétés de poires, je vous invite à visiter ce site : http://www.pommiers.com/poirier/poire.htm . De même pour compléter cette note sur les poires et les poiriers, un excellent article parue sur le blog « Les jardins de pomone ».

18:11 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poirier, pommiers |
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24.01.2012
LE MONDE MYSTERIEUX DES CHAMPIGNONS
Pour moi, s’il y a un monde particulièrement bizarre et varié, c’est bien celui des champignons, tant les formes, les structures et les couleurs sont variables presque à l’infini. Tellement nombreux qu’on parle de 1,5 millions d’espèces !
Il y a les champignons courants, reconnaissables assez facilement, je pense aux bolets, aux cèpes, aux pleurotes, aux pieds bleus, etc. quand je dis reconnaissables facilement, je m’avance un peu car il en est qui se ressemblent tellement qu’il vaut mieux faire confiance aux mycologues avertis.
Autre bizarrerie pour moi, c’est tout le vocabulaire qui y est associé, de quoi faire un très long lexique, exemples :
fagicole : se développant sur ou avec les hêtres
fimbrié : découpé d'une manière fine et irrégulière, effiloché (chapeau)
guttulé : marqué de petites taches arrondies, d'une autre couleur que le fond
méchuleux : orné de petites mèches
papyracé : de consistance rappelant le papier
villeux : courtement et densément poilu, etc.

Le champignon est avant toute chose une moisissure aux propriétés et aux qualités bien diverses, il y a les plats délicieux aux champignons des bois, les champignons médicinaux qui permettent de lutter contre les virus et autres bactéries, les champignons parasites qui vivent aux dépens des arbres, des plantes ou des animaux, les champignons hallucinogènes, etc.
Il faut savoir aussi que le champignon accumule les toxiques du milieu où il prospère, c’est à dire les métaux lourds, les pesticides, les engrais, les fongicides, il s’agit donc d’être prudent quant aux endroits pour y faire la cueillette, attention aux bords des routes, aux prés traités, aux dépotoirs, etc.
Les milieux certainement les plus propices sont sans conteste les bois et les forêts, surtout s’ils contiennent les essences d’arbres favorables, ainsi dans un environnement constitué de feuillus et de conifères une très grande diversité y est présente : cèpes, chanterelles, morilles, etc.
Je parlais de la taille des champignons, ainsi ils peuvent être microscopiques ou géants comme ce spécimen découvert en Chine en 2011, qui constitue le plus grand jamais répertorié, soit 10,85 mètres de long, 82 centimètres de large et environ 0,5 tonne. Il s’agit d’un champignon de l’espèce F.ellipsoidea, un polypore vivace qui se développe sur le bois mort et d’après les chercheurs il possèderait 450 millions de spores destinés à produire les générations futures.
Et s’il est comestible, quelle omelette !
Etant incapable de reconnaître la moindre espèce, mon regard est surtout attiré sur les champignons aux formes et aux couleurs particulières et notamment ceux qu’on trouve sur les souches d’arbres ou carrément sur les troncs eux mêmes. Ce sont deux espèces de ce type que je présente mais ne me demandez pas leurs noms !
21:39 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : champignons |
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19.01.2012
LA NATURE NOUS SAUVERA
Je pensais tout d’abord publier une note concernant la beauté de la nature en sélectionnant quelques photos prises durant l’année écoulée, soit des macros, soit des photos qui mettent en évidence des détails de plantes, de fleurs ou d’insectes. Des photos qui montrent l’extrême complexité de ces plantes qui renaissent années après années.
Mais en réfléchissant à ce que j’allais écrire, il m’a semblé évident d’élargir le sujet en évoquant non seulement la beauté de la nature par des images mais également l’importance de la nature dans notre vie et plus précisément d’un point de vue nutritionnel surtout quand on pense à la famine dans le monde.

Il y a notamment un ouvrage publié par François COUPLAN, intitulé « La Nature nous sauvera » avec en sous-titre « réponses préhistoriques aux problèmes d’aujourd’hui ».
Les plantes, source de vie...
« Depuis que l'homme est sur terre, il utilise les plantes qui poussent autour de lui pour se nourrir et se soigner.
Il est temps de redécouvrir ces végétaux trop longtemps oubliés, dont nous pouvons mettre à profit les multiples vertus dans notre vie quotidienne. »
François COUPLAN http://www.couplan.com/

Ethnobotaniste, docteur ès sciences du Muséum National d'Histoire Naturelle, François Couplan enseigne la manière de vivre dans la nature, en autonomie, sous forme de stages pratiques sur le terrain. Il est le créateur de la " survie douce " permettant de vivre en harmonie avec le milieu naturel.
Très jeune, il réalise que pour s’épanouir, il devra être indépendant. Et cette indépendance passe par l’alimentation. « A partir du moment où j’ai pris conscience que je pouvais me nourrir de plantes sauvages, je n’ai eu de cesse de vérifier que je pouvais réellement acquérir cette indépendance dans ma vie quotidienne ».

Cette démarche l’a mis en contact avec d’anciennes cultures dont les membres vivent encore comme dans la préhistoire.
Avant le néolithique, soit pendant environ quatre millions d'années, l’homme s’est nourri de plantes sauvages. La cueillette s'est maintenue très longtemps, en même temps que l'agriculture. C'est une tradition qui s'est perdue depuis peu. Pourtant, si l'on regarde le problème en face, la nature fournit une abondance de plantes qui suffiraient largement à nourrir la population mondiale.

François Couplan nous propose une approche révolutionnaire de la vie : nous inspirer de nos origines, dont il dit qu’elles ne furent ni affamées, ni austères, mais pleines de santé. Selon lui, les véritables causes de la crise écologique remontent bien avant l’industrialisation : à la révolution néolithique, c’est-à-dire à l’invention de l’agriculture, mère de la civilisation, mais aussi de la guerre et de la famine.
« Malgré l’abondance et la variété de son alimentation, l’Occidental moyen est fortement carencé en ce qui concerne les sels minéraux, les oligo-éléments, les vitamines, les flavonoïdes et les antioxydants qui ralentissent le vieillissement cellulaire. Ces substances indispensables à la santé font défaut dans les produits raffinés, les aliments industriels et les légumes ou les fruits cultivés de façon intensive ». L’ortie contient sept fois plus de vitamine C que les oranges et les feuilles de pissenlit sont aussi riches en provitamines A que la carotte…

Ces exemples, il peut les multiplier, il devient intarissable lorsqu'il s'agit de décrire le goût d'huître de la bourrache dont on peut tirer « le vin des dieux », ou l'arôme de champignon qui se dégage du plantain lorsque l'on froisse ses feuilles pendant quelques instants. Cette plante médicinale de première importance dans la trousse de secours de la nature ne se contente pas de désinfecter, d'aider à la cicatrisation et de dissoudre le venin : elle parfume aussi subtilement les potages et les plats. Les recherches montrent qu’une plante sauvage contient dix fois plus d’éléments bénéfiques à la santé qu’une plante cultivée.

Dans certaines régions, comme en Crète, la tradition de la cueillette est encore fortement ancrée dans les habitudes. Base du fameux régime crétois, la consommation de plantes semble un gage de santé.
Alors, prêts pour un régime essentiellement fait de plantes sauvages et pourquoi pas avec un accompagnement d’insectes dont la valeur nutritionnelle en protéine est excellente ?
"C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas"
Victor HUGO
21:11 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, alimentation, françois couplan, plantes sauvages, insectes, champignons |
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15.01.2012
LES ANCIENS POMMIERS
En Belgique comme dans d’autres pays, certaines régions sont connues pour leurs vergers et leurs pommiers ou poiriers. C’est le cas en province de Liège du pays de Herve qui est l’héritier d’une tradition fruitière vieille de deux siècles. C’est ainsi que dans le passé, les habitants de ces régions ont développé des variétés locales car leur production était une source de revenus non négligeable. Plusieurs centaines de variétés ont ainsi été créées.
Malheureusement au début des années 1970, l’Union Européenne a octroyé des primes à l’arrachage qui font que pas mal de vergers ont disparu et par la même occasion toutes les variétés locales de pommes. Il ne reste plus que quelques vestiges de vieux arbres laissés à l’abandon et qui sont là comme les témoins d’une époque révolue.

Paradoxalement, maintenant on importe des pommes chargées de pesticides de pays lointains, voire d’autres continents et ce au prix de tonnes de kérosène brûlés par les avions pour leur transport. Merci la pollution, merci le réchauffement climatique et tant pis pour la biodiversité et pour tous les insectes et oiseaux associés.
Certaines associations œuvrent à la conservation de ce patrimoine naturel, c’est le cas des « Amis de la Terre », qui notamment au pays de Herve ont créé un verger conservatoire - « Li wêde del bèle-fleûr » , verger qui compte près de 140 hautes tiges. Ils dispensent en plus tous les conseils généraux pour aménager un verger, et les informations nécessaires au choix des variétés à planter. La plupart des pommes alimentaires sont de l'espèce Malus pumila qui compte plus de 20 000 variétés à travers le monde.
Quand on pense que dans nos grandes surfaces, on ne trouve plus que 5 à 6 variétés alors qu’il en existe plusieurs centaines et qui portent parfois des noms qui sentent bon le terroir, telles que : Grenadier, Reinette Evagil, Président Roulin, La Paix, Transparente de Lesdain, Godivert, Cwastresse double, Reinette de Blenheim ou encore Radoux clic.
C’est cette dernière variété que j’avais plantée au jardin il y a quelques années, elle m’avait été conseillée par un pépiniériste. Elle répondait à la définition suivante : La variété fournit une pomme de calibre moyen, très colorée de rouge vif, à maturité d'octobre à décembre. Elle se révèle très fertile et souvent alternante. La chair blanche, sucrée, acidulée est à croquer jusque fin novembre. Cette variété provient du pays de Liège. Elle a été obtenue par M. Radoux à Haccourt vers le milieu du 19e siècle et a été mentionnée pour la première fois en 1873.
Voilà pour ma petite contribution à la conservation des espèces, mais si toutes ces petites contributions sont multipliées par le nombre d’amateurs de jardin ou de biodiversité, le résultat est loin d’être négligeable.

En Europe, le pommier est évoqué depuis la plus haute antiquité. Par exemple le pommier figure parmi les arbres que fit planter le pharaon Ramses II dans son jardin du delta (1301/1235 avant J.C.).
Tandis qu’aux Etats-Unis, ce sont les anglais qui débarquèrent à bord du Mayflower et qui fondèrent Plymouth en 1620 au Massachussets qui y apportèrent les premiers pommiers.
Pour la légende, John Chapman, plus connu sous le nom de Johnny Appleseed (Johnny pépin de pomme) est considéré comme un des pionniers qui a introduit et planté de nombreuses variétés dans les régions de l'Ohio, de l'Indiana et de l'Illinois.
16:59 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arbres fruitiers, pommiers |
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11.01.2012
PLATANES REMARQUABLES
S’il y a un arbre qui ne passe pas inaperçu, c’est bien le platane, tout d’abord grâce à son écorce qui s’écaille mais aussi par ses formes et ses proportions qui peuvent être très imposantes.
Le plus répandu, c’est le platane commun, celui qui est utilisé comme arbre d’alignement, on le trouve un peu partout, au bord des rues ou sur les places publiques.
Des spécimens fossiles ont été datés de la période antérieure du Crétacé, soit plus de 100 millions d'années et on estime que le platane a une durée de vie variant de 500 à 2000 ans.
Une caractéristique commune à tous les platanes est l’écorce qui pèle et qui laisse donc voir un tronc pommelé. Ce phénomène est uniquement dû au manque de souplesse de l’écorce qui ne s’adapte pas à l’évolution du tronc.
Il existe 6 à 10 espèces de platane et parmi celles-ci, il y a le platane à feuille d’érable (platanus acerifolia) qui a fait l’objet de multiples boutures, en son temps j’avais eu l’occasion de parler de l’espèce « alphens globe » (clic).
Pas mal de platanes remarquables sont répertoriés dans le monde, pour en citer quelques uns, il y a parmi les « connus :
Le platane d’hippocrate : arbre sous lequel, selon la légende, il aurait enseigné à ses élèves la médecine. Il est situé sur au centre de la ville de Cos, sur l’île du même nom. Cet arbre est âgé d’environ 500 ans soit bien trop jeune pour être contemporain d’Hippocrate mais il est possible qu’il soit un descendant du platane originel.
En France, le plus gros platane serait celui du Château de fervaques (clic) dont la circonférence à 1m50 du sol serait de plus de 12 mètres.
Un autre platane remarquable est le « Géant de Provence » (clic), un arbre tricentenaire dont on dit qu’il a été planté par Catherine de Médicis.
Dans l’Est de la France et plus particulièrement dans les Vosges, un autre platane âgé de 200 à 250 ans, est classé parmi les arbres remarquables, il s’agit du Platane de Lutterback. (clic)

Au niveau de la Mythologie, le Platane, arbre de vie est notamment associé à Gaîa, déesse mère de la Terre ou encore à Tanit, déesse de la fertilité. Dans la mythologie grecque, le platane est symbole de la régénération et sa feuille en forme de main est la manifestation de la présence divine.
Le caducée des médecins, attribut du dieu grec Asclepios, est une baguette de platane autour de laquelle s’enroulent deux serpents (la mue du serpent est semblable à la « mue » de l’écorce du platane).
22:13 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arbres, platane |
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06.01.2012
LA FIN DU "GROS EUGENE"
Avant toute chose je voudrais remercier les nombreux visiteurs qui ont fréquenté mon blog les derniers jours de l’année 2011 et le premier de l’an 2012. En effet, pas moins de 1586 personnes y sont passées avec un record le 31 décembre avec 777 visiteurs.
L’an 2012 est un peu particulier, l’hiver reste très clément avec des températures jamais atteintes depuis 1830 en Belgique mais aussi des tempêtes qui provoquent bien des dégâts aux constructions, à la nature et aux humains puisque des personnes y ont perdu la vie.
Parmi les dégâts causés aux arbres, il faut signaler la fin du « Gros Eugène », le plus gros arbre de la forêt de Soignes, forêt qui avait fait l’objet d’une note courant décembre lors de mon épisode bruxellois. Le « Gros Eugène » était âgé de 80 ans, c’était un peuplier du Canada dont la circonférence de tronc faisait 6 mètres. Habitant plus particulièrement l’arboretum de Groenendael créé en 1897, qui compte plus de 400 arbres et arbustes, il continuera cependant une seconde vie puisqu’il ne sera pas débité et qu’il restera sur place comme attraction.
Pour imager un peuplier du Canada, j’ai prélevé la photo ci contre sur le site : http://verger-des-dix-bonniers.skynetblogs.be , il ne s’agit donc pas du « Gros Eugène ».
Pour parler quelque peu du peuplier, il faut savoir qu’il en existe différentes variétés, le peuplier d’Italie (originaire d’Iran !), le peuplier grisard, le peuplier blanc, le peuplier tremble ou encore le peuplier du Canada qui est en fait un hybride spontané apparu en France en 1750.
Le peuplier est évoqué dans la mythologie grecque, Hercule portait une guirlande de feuilles de peuplier noir et lors de son combat contre Cerbère, le gardien de l’enfer, la sueur qui perla de son front changea la couleur du feuillage qui devint blanc.
16:56 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arbres, peuplier du canada, dégâts, tempêtes |
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28.12.2011
MEILLEURS VOEUX 2012

En cette fin d’année, je voudrais présenter mes meilleurs vœux pour une excellente année 2012 à tous mes visiteurs, réguliers ou occasionnels, à leurs familles et amis , que cette nouvelle année soit sous le signe de la Paix et du Bonheur.
Le nouvel an est l’objet de traditions qui diffèrent fortement d’un pays à l’autre, en Belgique et plus particulièrement en province de Liège, le 1ér janvier, on mange en famille de la choucroute avec une pièce sous l’assiette, dans la main ou dans la poche, ainsi on aurait de l’argent toute l’année.
Et comme mes visiteurs viennent du monde entier, à leur intention :
prost Neujahr - happy new year - sretna nova godina - bloavez mat - chestita nova godina - kung hé fat tsoi - xin nièn hao - pace e salute - godt nytår - feliz año nuevo - onnellista uutta vuotta - gelukkig Nieuwjaar - shana tova - boldog új évet - farsælt komandi ár - buon anno - szczesliwego nowego roku - feliz ano novo - stastlivy novy rok - yeni yiliniz kutlu olsun
16:04 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : an nouveau, meilleurs voeux, 2012 |
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19.12.2011
CONTRASTES
Bruxelles, c’est 8000 hectares d’espaces verts, je vous ai présenté une toute petite partie des parcs et forêts et avec eux une biodiversité urbaine importante. Il faut aussi savoir qu’à travers ces territoires verts, ce n’est pas moins de 800 espèces de plantes, 45 espèces de mammifères, 92 espèces d’oiseaux nicheurs, 69 espèces de papillons de jour qui y ont trouvé leur habitat.
Après quelque uns des parcs, je voudrais vous montrer un autre aspect des villes, je veux parler des « centres d’affaires » dans lesquels se dressent des immeubles de bureaux impressionnants par leur taille, leur architecture et par cette espèce de froideur artificielle qui s’en dégage.
Bruxelles ne déroge pas à la règle, mais la fin de mon parcours à travers la ville devait inévitablement aussi passer par l’Atomium qui après la Grand Place dont j’ai parlé précédemment, est un site incontournable et tout à fait particulier.

Pour la petite histoire, l’Atomium a été construit à l’occasion de l’exposition universelle de 1958, il représente un cristal de fer agrandi 165 milliards de fois. Au départ, il était conçu pour durer 6 mois, aujourd’hui il symbolise vraiment la ville de Bruxelles et son attrait touristique est aussi important que la Grand Place ou Manneken pis.
Je suis donc passé du plateau du Heysel et du parc très vert qui l’entoure à ce quartier d’affaires, ce qui m’a permis de mettre en évidence des contrastes assez particuliers. 
Tout d’abord ce contraste de l’architecture très moderne de l’atomium, même s’il date de 1958, avec la nature qui l’entoure. Contraste et combat assez inégal de ce platane et ses petits fruits en forme de boule avec les grosses boules de l’Atomium. J’ai beaucoup aimé aussi le caractère bucolique de ce paysage, cette petite chapelle blanche discrètement posée dans la nature avec en toile de fond le sommet de l’Atomium qui ne dépare en rien l’esthétique du panorama.
«La nature procède par contrastes. C'est par les oppositions qu'elle fait saillir les objets. C'est par leurs contraires qu'elle fait sentir les choses, le jour par la nuit, le chaud par le froid, etc.; toute clarté fait ombre. De là le relief, le contour, la proportion, le rapport, la réalité. »
Victor HUGO.

Ensuite, il y a cet espèce de combat « David contre Goliath », entre les arbres plantés le long des boulevards et les immeubles de bureaux. Je dirais d’abord que les arbres apportent une note de chaleur et d’humilité devant le gigantisme de ces architectures. Ensuite en choisissant un bon angle de vue, on pourrait dire que la nature a pris le dessus et qu’elle impose à ces géants le respect.


22:02 Écrit par MSVDH dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, contraste, bruxelles, platane, bureaux |
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11.12.2011
LE MYTHE DU BON SAUVAGE
Ces dernières semaines, j’ai vraiment profité d'une météo très clémente pour passer beaucoup de temps dans la nature, et qui dit balade, dit flânerie et qui dit flânerie dit pensées qui vagabondent. C’est ainsi que m’est revenu à l’esprit le « Mythe du Bon Sauvage ».
Le Mythe du Bon Sauvage , c’est une notion qui s’est surtout affirmée au 18èmesiècle et qui fait suite notemment à la découverte de l’Amérique, et aux bouleversements induits par la Révolution industrielle (réorganisation sociale, productivité, …). Elle répondait à la quête de nouvelles valeurs et au débat opposant « nature » et « culture ». Il s’agit en fait de l’idéalisation des hommes vivant en contact étroit avec la nature, vivre dans des lieux où paix et bonheur sont assurés par une nature bienveillante, un havre de paix pour toutes les âmes tracassées par un futur incertain.

Pourtant au 16ème siècle, Montaigne dans ses essais évoquait déjà cette espèce d’utopie : « l’idéalisation des hommes vivant au contact de la nature sans liens avec le monde "civilisé" ».
On a parfois attribué erronément ce mythe à Jean Jacques Rousseau, qui affirme de son côté que : « La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable », mais c'était uniquement dans le but de critiquer la société du 18ème siècle. Cependant c’est sans doute Jean Jacques Rousseau qui est reconnu comme celui qui a participé le plus activement à travers son œuvre à ce mythe du bon sauvage.
Nous les amoureux de la nature, nous nous reconnaissons sans doute un peu dans ce mythe du « Bon Sauvage », non seulement parce que les hommes en général ont la nostalgie du passé, et que ce mythe nous propose une image rassurante d’un primitif heureux qui vit en parfaite harmonie avec la nature.

Mes lectures de jeunesse m’avaient également fait rêver à cette vie dans la nature, comme dans « Robinson Crusoé », « Le dernier des mohicans » ou encore « Paul et Virginie ». Je me retrouve donc assez bien dans ce concept d’harmonie avec la nature.
j’ai essayé de vous faire partager mes promenades à travers parcs, jardins et forêts qui m’ont fait découvrir des sites très agréables, esthétiquement beaux, une nature telle que je l’aime. Et pourtant la plupart du temps cette nature a été façonnée par l’homme, et par conséquent on pourrait affirmer que tous ces sites, tous ces paysages ne sont pas très « naturels », et que à contrario ils devraient donc être définis comme « artificiels ». Me voilà donc un peu loin de mon mythe !
Aujourd’hui les scientifiques évoquent le naturel d’un site en parlant de sa naturalité, un néologisme traduit de l’anglais « Wilderness » qui englobe une série de concepts tels que l'ancienneté de l'écosystème, l'absence de signes de perturbation due à l'homme, etc…
Aux Etats-Unis, la loi sur la protection de la nature (Wilderness Act), loi fédérale votée en 1964, en donne la définition suivante : « un lieu où la terre et sa communauté de vie ne sont point entravés par l'homme, où l'homme lui-même n'est qu'un visiteur de passage. » Il s’agit donc de sites ou de paysages qui ont gardé leur caractère authentique et sauvage.

En y réfléchissant bien, on peut se demander si dans nos régions, quelque site peut encore entrer dans cette catégorie. En effet, pratiquement toutes nos forêts sont gérées et exploitées, elles gardent un caractère naturel mais ne répondent pas à la définition et ce n’est pas les lois de protection de l’environnement qui y changeront quelque chose.
Il en est ainsi de nombreux espaces « naturels » qui ont colonisé des zones défrichées, drainées, incendiées, asséchées ou simplement abandonnées soit par l’homme, soit du fait de catastrophes (guerres, accidents, …). Notre environnement naturel ne l’est pas tellement mais ça ne change pas grand-chose à notre plaisir et à la beauté des lieux.

Pour en revenir à mes balades, j’ai apprécié l’esthétique de ces groupements d’arbres qui ne sont bien sûr pas « naturels », j’ai apprécié la présence de ces animaux qui eux non plus ne sont pas là « naturellement », mais après tout qu’importe le plaisir était bien présent.
L’ artificialité, pour utiliser un autre néologisme, ne m’ a enlevé aucunement le bonheur du « Bon Sauvage » qui sommeille en moi.
22:25 Écrit par MSVDH dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, bon sauvage, naturalité, balades, faune, arbres |
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06.12.2011
ETANGS DANS LA VILLE
J’ai eu l’occasion de vous promener à travers divers parcs publics de la ville, autant de lieux » naturels » tellement importants dans la vie de tous les jours. Ce sont des sites propices à de multiples activités comme les balades, la détente, le repos, les activités sportives ou simplement pour l’observation de la faune et de la flore dans les écosystèmes qui y sont inévitablement présent.

Un autre milieu naturel présent et tout aussi agréable sont par exemple les étangs que l’on peut trouver en ville et que de plus en plus les amateurs apprécient dans leur jardin. Ils peuvent être de toutes les tailles, de quelques mètres carrés jusqu’à plusieurs dizaines d’hectares, ce n’est ni un lac, ni une mare.
Un étang en ville, c’est d’abord un très beau point de vue, c’est la faune qui inévitablement va y apporter de la vie et c’est ensuite ses berges qui constitueront autant de lieux de promenades bien agréables.
Pour imager ce genre de site, c’est aux Etangs d’Ixelles, une commune de l’agglomération de Bruxelles, que je vous emmène.
A l’origine, on comptait pas moins de 4 étangs formés par le cours d’un ruisseau appelé Maelbeek. Aujourd’hui, c’est en fait 2 étangs, le premier résulte de l’assèchement partiel en 1860 du Grand étang tandis que l’autre est le résultat de la réunification de 2 étangs.
A quelques pas de là, c’est le magnifique site de l’abbaye de la Cambre et le bois de la Cambre qui complètent le tableau. L’ensemble est sans conteste l’un des sites les plus agréables de l’agglomération de Bruxelles.
Dans un de ses écrits, Paul Hymans décrivait ainsi ce site :
« Il y avait, au bord des eaux, des guinguettes, où la bière brabançonne arrosait la gaufre dorée, et qui durant les belles après-midi de congé du printemps et de l’été, retentissaient des refrains et des cris d’enfants. Là, sur la côte, s’étageait, au centre des tonnelles, la Maison Rouge. Autour des étangs où se balançaient des verdures aquatiques, couraient des sentiers, au coin desquels des fermes et des métairies, demeures rustiques, égarées aux portes d’une Capitale ouvraient leurs volets verts… »
Cet endroit est d’autant plus agréable que toutes les maisons qui bordent ces étangs sont autant d’exemples typiques de l’architecture du début du XXè siècle ou encore de l’art nouveau cher à Victor Horta.
Au même titre qu’Uccle, Ixelles fait partie de ces quartiers chics qui attirent nos voisins et particulièrement nos amis français qui y viennent en masse. Il faut dire que la fiscalité en Belgique est moins forte qu’en France et notamment l’impôt sur la fortune, ceci expliquant sans doute cela. Et avec les moyens de transport actuels, Bruxelles n’est plus qu’à 1h22 de Paris. Mais tout cela nous éloigne du sujet !
C’est en flânant qu’on découvre véritablement une ville et les surprises peuvent être nombreuses comme ce « jardin » sur le toit de cet immeuble de 7 étages avec vue sur les étangs.

L’abbaye de la Cambre constitue elle aussi un site à ne pas rater, tout d’abord l’abbaye elle-même avec sa cour d’honneur, son église, son cloître et … ses jardins étagés.
Des jardins étagés à la Française réaménagés en 1924 et qui se composent de cinq terrasses successives.
Havre de paix dans le fracas de la ville, le jardin de l'abbaye de la Cambre est un site pittoresque chargé d'histoire. Les jardins, aménagés au début du XVIIIe siècle, sont composés de cinq terrasses successives. On y accède par une entrée de style Louis XIV, avec ses deux piliers à bossage accostés de volutes et surmontés de vases. L'escalier monumental, avec ses deux larges volées de marches, crée une imposante symétrie. Les bâtiments sont de style français du XVIIIe siècle. L'église remonte au XIVe siècle. À la première terrasse, à droite, un élégant petit pavillon Louis XV. Au sud des jardins, la chapelle Saint-Boniface. En face, se dresse le monument réalisé par Pierre Braecke en 1922 et dédié à l'écrivain Camille Lemonnier. (OPT)

Et que dire des ces arbres taillés sinon qu’ils donnent une note surréaliste à cet ensemble et que le contraste avec les bâtiments modernes tout proches est vraiment étonnant.

11:36 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : etangs, ville, abbaye de la cmbre, jardins à la française |
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30.11.2011
L'ARBUSTE AUX BONBONS
CALLICARPA BODINIERI : En cette saison il ne passe pas inaperçu, en effet ses petit fruits mauves contrastent fortement dans le décor automnal. C’est un arbuste qui trouvera facilement sa place dans un massif et ce qui ne gâche rien qui est de culture plutôt facile. Le genre comprend environ 150 espèces qui en général ne dépassent pas 3 mètres. 
Il est conseillé de les abriter des vents froids et un bon paillage au pied est nécessaire pour les protéger des fortes gelées, surtout pour les jeunes individus.
La floraison estivale n’est pas très remarquable mais que dire de ses petits fruits qui apparaissent en automne et qui persisteront jusqu’en fin d’année. Ils sont d’abord de couleur blanc un peu verdâtre, ils vireront au lilas et finiront dans cette belle teinte violette tirant sur l’améthyste. En allemand, on parle de « liebesperlenstrauch » (buisson à perles), tandis qu’au Etats-Unis il est appelé « Beautyberry ».
Pour obtenir une bonne floraison, il est utile de grouper plusieurs plantes car le callicarpa doit s’autoféconder et un apport de pollen extérieur lui facilitera la vie. De même un manque d’insolation aura pour résultat une floraison minable et par conséquent une faible fructification.
Après la chute des fruits, cet arbuste qui n’a pas un feuillage très dense, demande une taille assez sévère, il présentera de cette manière une bien meilleure densité. Le nom Callicarpa vient du grec kallos, beau, et karpos fruit.

Et pour parler un peu de cette belle couleur violette, et pour ceux qui y croient, voici ce qu’elle peut signifier :
Mélange subtil de rouge et de bleu, le violet symbolise la pureté, la spiritualité, le mysticisme, l'introspection, la méditation. C'est la couleur favorite du Sagittaire et du Gémeaux.Le violet est parfois considéré comme une couleur désagréable car elle évoque la mélancolie et la solitude. Ceux qui sont attirés par cette couleur aiment le mystère, l'insolite, ils se complaisent dans la solitude et dans le rêve.
Ce sont souvent des personnes plus attachés aux valeurs spirituelles qu'à celles matérielles, et qui, parce qu'elles sont ailleurs, peuvent paraître hautaines. A l'opposé, les personnes qui n'aiment pas le violet sont souvent très attachés aux biens matériels, méfiantes, et craignent d'être abusés.
Ses vertus curatives sont nombreuses, la couleur violette a une forte action sur l'émotivité, et de ce fait peut aider à combattre toutes les émotions violentes, phobies, angoisses, colère, etc.. Le violet aide à trouver l'harmonie entre pensée et action.
(référence et suite sur : http://www.chm.be)
15:28 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arbuste, callicarpa, arbuste aux bonbons, liebesperlenstrauch, beautyberry, violet |
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28.11.2011
LE SAPIN "DURABLE" DE LA GRAND PLACE
Comme chaque année un sapin de Noël a été installé sur la Grand Place de Bruxelles et cette année, il s’agit d’un arbre provenant d’une forêt wallonne « gérée durablement ». Cette forêt, située dans les cantons de l'Est près de Verviers, est certifiée PEFC (Program for the Endorsement of Forest Certification Schemes). Avec ce choix de sapin "durable", la ville de Bruxelles soutient ainsi l'année internationale des forêts, proclamée par les Nations unies. Cet impressionnant sapin à 19 ans, une taille de 19 mètres et un poids d’environ 5 tonnes.
La Grand Place de Bruxelles mériterait à elle seule tout un blog, mondialement connue elle est considérée comme une des plus belles place du monde.

PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes ou Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières) a vu le jour en 1999 à l'initiative de douze pays européens, dont la Belgique. Ce programme, qui a très vite bénéficié du soutien des différents acteurs concernés de près ou de loin par la forêt, s'est développé pour devenir un système de certification mondialement reconnu. Les principes fondamentaux du système sont l'ouverture au dialogue, la recherche de consensus, la transparence, une évaluation périodique et une amélioration continue. La procédure PEFC implique tous les acteurs dans le domaine du bois : propriétaires forestiers, industrie, organisations environnementales, scientifiques et usagers de la forêt.
PEFC est le plus important système de certification forestière au monde, représentant plus de 224 millions d'hectares de forêts certifiées.
Il s’agit donc d’un espèce d’écolabel, une marque de certification de gestion forestière dont le but est de favoriser la gestion durable des forêts tellement importantes pour notre environnement. Ce label apposé sur un produit en bois ou à base de bois doit vous garantir qu’il est constitué d’au moins 70% de bois issu de forêts gérées conformément aux recommandations du programme.
Garantie ou pas garantie ?
En effet des associations de défense de l’environnement suspectent que la création du label PEFC n’est qu’une opération de marketing (écoblanchiment) utilisée par des industriels du bois pour donner à l’opinion publique une image écologique responsable, pour preuve les critères pour obtenir le fameux label seraient peu contraignants.
A chacun de faire son idée, et un petit exemple parmi d’autres en évoquant le label « saucisson d’ardenne » (produit typiquement Wallon) et qui est contesté par des industriels flamands.
Ce label initié par le gouvernement wallon prévu pour protéger les charcuteries de petits producteurs du terroir est menacé par deux importantes entreprises agroalimentaires basées... en Flandre et dont l’une d’elles n'a pas hésité à délocaliser une production vers le nord du pays tout en profitant de la notoriété de la qualité ardennaise pour écouler ses produits.
Et pour être un peu chauvin, sur la Grand Place de Bruxelles, vous y trouverez entre autres les fameux chocolats belges (les meilleurs au monde !
) ainsi que la réputée dentelle de Bruxelles.


Pour en revenir à notre sapin, et pour la petite histoire, l’an passé l’Agence Wallonne à L’Exportation (AWEX) avait offert le sapin de Noël pour orner la place Saint Pierre à Rome. Ce sapin provenait lui aussi des forêts de l’Est de la Belgique, il avait 30 mètres de hauteur, 2 mètres 65 de circonférence, 90 ans et 14 tonnes, dont coût pour la Région Wallonne : …..29000 euros. Une publicité un peu chère pour beaucoup, ……… la Wallonie produit chaque année 3 à 4 millions de sapins dont 80% sont exportés.
Ce que l’histoire ne dit pas c’est qu’un écureuil habitait ce grand sapin et qu’il est maintenant SDF (info ou intox ?
)
11:59 Écrit par MSVDH dans JARDIN | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sapin, pefc, grand place, bruxelles, chocolat, dentelle |
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